02/05/2013

L'incroyable déclin du Barça. Euh, vraiment?

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La «Demontada» d’hier soir a donc relancé sur le tapis la question du déclin du FC Barcelone. Les mots sont forts, parfois. Les analyses tronquées, aussi. Alors bien sûr, les Catalans ont pris deux raclées aussi monumentales qu’inattendues en l’espace d’une semaine, mais doit-on en faire tout un drame au point de ranger au placard tout ce que ce club a produit ces cinq, six dernières années? Non, non, non et non. Et pour cause, Messi et Cie vont encore être sacrés champions d’Espagne d’ici une poignée de jours.

Au-delà de ça, c’est un fait avéré, Barcelone ne sera effectivement pas champion d’Europe. Et c’est tant mieux! Toute domination, aussi grande a-t-elle été, ne doit-elle pas prendre un jour fin? Au Camp Nou, on est justement arrivé à la croisée des chemins, là où la valse des générations ne provoque sinon pas une remise en question une éventuelle redistribution des cartes et des forces en présence.

Car, même s’il restera pour toujours un immense club, le FCB a bel et bien emprunté des fausses pistes ces derniers mois. Plutôt que de déclin, il est davantage venu le temps d’évoquer une certaine érosion, propre à un groupe qui est humain avant tout.

Et c’est justement là que les commentaires déchaînés – voire acerbes – lu et entendus çà et là ont fait fausse route: la montée en puissance catalane ne s’est pas arrêtée au fil de la semaine écoulée, mais il y a plus d’un an déjà. Petit à petit s’est dessinée cette fameuse érosion.

Les premières erreurs de trajectoire du Barça de la dernière demi-décennie datent de l’automne 2011 pour être précis. Elles trouvent leur point de départ dans les signes de lassitude affichés par Josep Guardiola. Dès le moment où l’architecte de ce groupe ahurissant a fait part de ses envies d’ailleurs, un ressort s’est brisé. La Ligue des champions et, surtout, la Liga avaient fini par filer sous le nez de Barcelone. Son palmarès 2011/2012 était bien moins reluisant que celui de l’exercice en cours. Et puis à l’annonce de son départ quelques mois plus tard, le club a qui plus est manqué un virage important.

Croyant pouvoir reposer ad aeternam sur son réservoir de la Masia, loué il est vrai aux quatre coins du monde, le club a refusé de recruter quelques noms ronflants durant l’été. Pis, incapable de couper le cordon de «Pep», il l’a remplacé par son adjoint Tito Vilanova. Comme pour s’inscrire dans une continuité qu’il ne pouvait décemment pas… prolonger. La santé précaire de l’ancien No 2 l’a certainement empêché de mener à bien son véritable projet, mais force est aussi de reconnaître que, à l’image de Xavi, les leaders prennent de l’âge.

Amputé de son «cerveau», moins tranchant qu’il y a encore un an, le futur champion d’Espagne n’a plus le même impact. Son bras droit Iniesta a prouvé bien malgré lui qu’il n’était pas le même joueur sans «son» Xavi à ses côtés. Et puis, surtout – et n’en déplaise à certains -, la véritable «Messi-dépendance» de cette équipe a définitivement éclaté au grand jour au cours de cette demi-finale contre l’immense Bayern Munich. Sans l’Argentin, on avait déjà eu un aperçu des difficultés catalanes en quart de finale contre le PSG. Celles-ci n’ont fait que se prolonger depuis…

Mais le Barça, malgré cela, récupérera d’ici quelques semaines son trône au sommet de la Liga. Voilà qui ne suffit toutefois pas à ses fans, qui ont appris à être gourmand avec le temps. Pour leur ramener une «Coupe aux grandes oreilles», pour que la question du déclin soit enlevée du tapis, il faudra que les dirigeants retiennent la leçon bavaroise. Car, s’il vaut bien entendu mieux prendre une fois 7-0 que sept fois 1-0, une telle claque ne servirait à rien s’il n’y avait pas une prise de conscience derrière.

A Barcelone, l’heure est évidemment à la reconstruction. Le chantier est ouvert à plusieurs postes. Le remue-méninges sera intense ces prochains jours au Camp Nou. Mais cet exercice cérébral est celui d’un champion national, demi-finaliste de la C1. Non pas celui d’un moins que rien ne valant plus un clou sur la scène européenne.

 

30/04/2013

Les "Pinocchio" de la DGM

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Tiens, on a eu droit à un nouveau mensonge, un de plus, de la part de la Direction générale de la mobilité (DGM)…

Hier sur le site Internet de la Tribune de Genève, son directeur Gérard Widmer affirmait que la circulation était devenue fluide à l’angle rue de l’Ecole-de-Médecine, boulevard Carl-Vogt: «Cela fait plusieurs jours qu'il n'y a plus de bouchons, disait-il. Il y a eu une surcharge de trafic sur le bd Carl-Vogt au niveau d'Uni Mail, les premiers jours, mais maintenant tout va bien, notamment en termes de report de trafic sur le pont de Saint Georges et sur les Acacias».

Sacré Pinocchio!

Il se trouve en effet que rien n’a changé sur cette artère, bien au contraire. Ce matin encore, il fallait près d’un quart d’heure pour s’en extirper. Ce quartier est devenu invivable, infranchissable. Tout le monde s’en plaint mais Künzler et ses sbires rient sous cape. C’est une véritable hérésie. Et là, oui là, le citoyen est vraiment pris pour un c…

A dire vrai, si la DGM a cru apercevoir un mieux, c’est tout simplement car lundi matin, les feux de signalisation ne fonctionnaient pas. Or, privé qu’il est des voyants lumineux, l’automobiliste se comporte paradoxalement bien mieux que d’ordinaire. Enfin, et si ledit quartier a légèrement été «débouchonné» en début de semaine dernière, il ne l’a dû qu’au fait que le beau temps avait permis à quelques-uns d’enfourcher leur vélo. Mais, pour le reste, l’heure est venue de remettre les choses dans le bon sens.

Et, évidemment, de se réserver le droit au vote sanction l’automne prochain…

 

13/04/2013

Fournier, la chance du Servette FC

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La Tribune de Genève a sorti l'info vendredi soir sur son site Internet: Sébastien Fournier sera l'entraîneur du Servette FC la saison prochaine, que le club évolue en Super League ou à l'étage inférieur. Si, à l'heure actuelle, on ne peut qu'espérer que le mandat du technicien valaisan se poursuive dans l'élite, force est déjà de reconnaître que sa prolongation est une bonne, une très bonne nouvelle pour le SFC.

Sébastien Fournier, c'est avant toute chose l'homme idéal pour mener à bien les ambitions genevoises. L'ancien milieu de terrain international a des compétences évidentes dans le costume de technicien et le parcours effectué à la tête du FC Sion en début de saison le confirme. Sa connaissance du football et du milieu ne fait aucun doute. Avant de s'asseoir sur le banc, "Piquet" n'a-t-il pas occupé diverses fonctions, de directeur sportif à préparateur physique, en passant par celle de vice-président?

En se retournant sur son passé, on se dit que l'intéressé a toutes les capacités pour voir ses prérogatives s'entendre encore davantage aux Evaux. Entendez par-là qu'il ferait certainement un très bon coordinateur sportif en plus d'un meneur d'hommes. Ses réseaux n'ont pas d'égal à Genève. Et le président Hugh Quennec, qui martèle qu'il souhaite poursuivre son aventure auprès du gazon, ne peut plus fermer les yeux sur la lenteur - et la pertinence - des choix de Piero Bobbio. L'heure est à la prise de conscience. Non, mais allô, quoi!

Bref, pour redevenir sérieux, on avoue se réjouir que Sébastien Fournier reste sur le banc servettien. N'en déplaise à ses détracteurs, son sérieux, son ouverture d'esprit, son grand coeur et ses qualités de leader sont une aubaine pour le vestiaire grenat. A tel point qu'on ne peut s'empêcher de penser que, s'il avait pu prendre en main son équipe actuelle au mois de juin dernier, la relégation ne serait pas un sujet de discussion dans les travées du Stade de Genève.

Au-delà de ça, on rappellera que le maintien n'est plus une utopie, mais bien quelque chose qui est redevenu tangible pour le SFC. Même si, ce soir, l'os nommé Saint-Gall sera dur à croquer, il ne faut surtout pas baisser les bras, maintenant que Lucerne, voire Lausanne sont dans le viseur. Si l'admirable Kouassi et Cie empruntent un dixième de son esprit de gagneur à leur mentor, comme ils ont sur le faire la semaine passée à Berne, il y a fort à parier que Servette sera sauvé. Peut-être même sain et sauf, si les finances s'éclaircissent.

Et alors, peut-être Fournier pourra-t-il entamer l'exercice prochain avec la possibilité de construire un groupe de A à Z en... Super League. Puis de prouver à tout un chacun qu'il fait bel et bien partie de cette génération de techniciens qui montent en Suisse. A l'image de son cadet de trois ans, un certain... Murat Yakin!

08/04/2013

Ca bouchonne, merci Madame!

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Il va donc falloir un jour crier au génie, voire songer à lui ériger une statue. Tout ce que touche Madame Künzler irrite la population. Son département est décidément celui de l’immobilité. A la cacophonie des TPG et à toutes les autres s’en ajoute une nouvelle, peut-être l’idée du siècle, qui voit désormais la rue de l’Ecole de Médecine amputée de sa double voie de circulation. Il suffit de jeter un coup d’œil par ici (http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/carrefour-modifie...) pour s’en rendre compte.

Le Pont Hans-Wilsdorf, qui devait être une passerelle pour Genève et avait réglé bien des problèmes de circulation depuis son inauguration au début de l’automne, a renoué ce matin avec les embouteillages. Pour longtemps et poussant les gens à arriver hors d’eux au boulot. Quelle bonne idée, ma petite dame!

Mais, au juste, qu’en pense la fameuse Fondation - qui a offert cette œuvre – et s’est finalement fait prendre à contrepied par une «Elue»? Poser la question est y répondre.

Carrefour de la drogue, Plainpalais redevient un bouchon permanent, la faute à des lignes de bus qui encombrent tout. La cacophonie continue. Tout simplement car Madame Künzler n’a toujours pas osé reconnaître que le nouveau dessin des TPG, apparu en décembre 2011, est une véritable hérésie pour une ville comme Genève. Il sera intéressant de voir ce que le peuple en pensera lors des prochaines élections.

24/03/2013

Equipe de Suisse: quelle tristesse!

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Voilà une sortie pathétique, de celle que l’on craignait tout au long de la semaine, mais que l’on aurait aimé croire impossible. Chypre-Suisse 0-0, le score est connu de tous depuis près de 24 heures, mais la pilule peine à passer. Une production indigente, digne des plus grandes signées par le réalisateur Hitzfeld, scotche l’équipe nationale seulement deux points devant l’Albanie et l’Islande, sélections ô combien modestes, qui seront toutefois dangereuses tout au long de l’année.

         Il y avait eu le Luxembourg 2008, Israël 2009, Honduras 2010 et Pays de Galles 2011, voici donc le cinquième acte d’un mauvais coffret au nom du technicien allemand. Ce que ses hommes ont montré à Nicosie devrait être interdit quand on a le statut de footballeur professionnel. Des ratés en série, des mauvais choix, un manque d’implication et de mouvements. Bref, le manuel du non-football. Ils auraient voulu perdre qu’ils ne s’y seraient pas pris différemment. Encore heureux que, samedi 23 mars, il n’y avait que les Chypriotes en face, et non pas l’Italie. Quel carnage cela aurait été!

         Alors bien sûr, on pourra toujours répéter haut et fort que l’équipe nationale est en tête de son groupe et que la qualification pour le Brésil reste par conséquent tout à fait envisageable, mais cet argument ne suffit pas. D’ailleurs, encore heureux que l’aventure dans le pays de Pelé reste d’actualité. Dans une poule aussi aisée que celle dans laquelle elle est plongée, la Suisse devrait en effet faire cavalier seul.

         A contrario, elle se complique la vie en ne gagnant pas à Chypre. Son déplacement en Albanie sera des plus électriques. Pas sûr que cette équipe sans caractère, à l’image de son lymphatique capitaine Gökhan Inler, puisse supporter l’ambiance de Tirana.

         Face aux Chypriotes, l’orchestre helvétique, si serein durant l’automne, était totalement désaccordé. Sans Gavranovic, son meilleur atout offensif, il n’a jamais trouvé le cadre. Seferovic et Shaqiri (tous les deux par deux fois), Emeghara, Stocker et Derdiyok ont manqué le Cervin devant Georgallides. Plus encore que les occasions manquées, c’est la nonchalance de certains internationaux qui irrite. A l’image de Ricardo Rodriguez, qui n’a rien montré dans son couloir gauche. Ou, pis, de Granit Xhaka, entré en jeu à la mi-temps et dont la production a été en dessous du niveau zéro. Coupable de «je-m’en-foutisme», absolument pas concerné par la rencontre, l’ancien Bâlois mérite de se prendre une «secouée» par ses entraîneurs, dont Ottmar Hitzfeld, lequel doit cesser de le protéger. En le condamnant au banc à Mönchengladbach, Lucien Favre a tout compris. La sanction n’est pas contre le joueur, qui a du talent, mais contre l’homme, qui a pris un sacré «melon» depuis qu’il est parti en Bundesliga.

         A Chypre donc, la Suisse a été parfois malmenée par Christofi, un attaquant très intéressant, et a même été sauvée par son poteau. Si l’on ne s’en tient qu’à cela, son point est un bon point. Or, au décompte des occasions franches, les hommes de Pont auraient dû l’emporter. Dix fois, cent fois. «La victoire était notre objectif, nous avons échoué», a reconnu le (toujours) lucide Yann Sommer, auteur de deux parades décisives. Avant d’ajouter: «Ce sont deux points de perdus.»

         Pour les rattraper, la Nati devra écraser Chypre au match retour, le 8 juin à Genève, en espérant que la Norvège prenne des points à l’Albanie et que la Slovénie enquiquine l’Islande. «Nous espérons un stade plein», a déclaré Michel Pont en quittant Nicosie. Pas sûr toutefois que, avec une telle performance, les Suisses aient convaincu leurs compatriotes de rejoindre le bout du Lac...