02/06/2010

Hitzfeld doit agir en patron

Ainsi donc, l'équipe de Suisse a perdu hier soir contre le Costa Rica. 1-0, certes, mais c'est un 1-0 de trop. Sous le regard de Michel Platini, le spectacle qu'elle a présenté s'est révélé triste et sans vie. Quinze jours avant leur entrée en matière contre l'Espagne, force est de reconnaître que les joueurs d'Ottmar Hitzfeld ne sont pas prêts à s'en aller défier les Champions d'Europe. Et ni le Chili, ni le Honduras, par ailleurs.

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Malgré tout, le sélectionneur garde la tête haute: "Notre première demi-heure fut d'excellente facture. Nous avons ensuite baissé pied. En seconde période, nous étions bien repartis avant d'être cueillis en contre", a-t-il lâché. On aurait aimé qu'il délivre un autre message au sortir de la piètre prestation de ses ouailles. Qu'il ose enfin sévir et lâcher des mots qui font mal et résonnent comme ceux d'un patron. Sa carte de visite, immense, lui permet de remonter les bretelles de joueurs comme Frei ou autre Senderos. Son discours doit être plus fort.

La magie helvétique n'opère pas, n'opère plus. Il y a tout lieu de s'inquiéter quant aux trois matches qui attendent la Nati en Afrique du Sud. A l'heure actuelle, difficile d'imaginer qu'il y en aura un quatrième à la Coupe du monde. A moins que la pâle performance d'hier soir ne soit la conséquence d'une préparation physique ultra soutenue? C'est la dernière lueur d'espoir qui nous habite. Il va falloir réagir samedi à Genève contre l'Italie.

Cette Suisse-là, décevante, manque d'un autre défenseur central qui puisse être à la hauteur de Stéphane Grichting. Elle manque également d'un patron dans l'entrejeu, capable de mettre le pied sur le ballon et/ou de donner du rythme au match. Enfin, l'attaque péclote. Depuis les trois buts inscrits au Luxembourg en octobre dernier, l'équipe nationale ne marque plus. Ca fait peur. Et pendant ce temps-là, Ben Khalifa est en vacances...

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