13/07/2010

Et pendant ce temps-là, le Tour de France...

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Alors que le monde entier s'attarde encore sur le ballon rond, le Tour de France en est déjà à une semaine de course. Et voilà que la Grande Boucle vit la tête à l'envers, la "faute" à Cadel Evans, l'Australien qui porte le Maillot Jaune avec un sourire permanent. A trente-trois ans, transformé par son titre de champion du monde, le leader de la formation BMC est en plein rêve. Encore deux semaines à tenir et il gagnera enfin la course dont il rêve depuis une décennie, voire plus.

Mais la cause est loin d'être entendue, car Cadel n'est pas à proprement parler l'un des deux favoris de ce Tour 2010. Alberto Contador et Andy Schleck - qui paraît fort solide! - se disputent les faveurs des pronostics. En embuscade, tel l'outsider qu'il a souvent été, Evans guette la faille. Le profil montagneux de ce TdF l'incite à y croire plus que jamais. "Mais il reste encore beaucoup de temps jusqu'à Paris et les Pyrénées s'annoncent très dures", tempère l'Australien.

Aujourd'hui déjà, et encore dans les Alpes, l'étape qui emmène les couleurs vers Saint-Jean-de-Maurienne pourrait s'avérer décisive et révélatrice des nouvelles tendances du cyclisme. Si le trio Contador-Evans-Schleck était attendu à pareille fête, il s'opère cependant une redistribution des cartes un cran plus bas. Jürgen van den Broeck (actuellement 4e du classement général), Ryder Hesjedal (6e), Roman Kreuziger (7e) ou encore Samuel Sanchez (9e) n'ont pas dit leur dernier mot. Certes, ils n'ont pas l'étoffe d'un futur vainqueur, mais qui aurait un jour prédit qu'Evans menacerait sérieusement la hiérarchie il y a encore quelques années?

Alors, même s'il dessine pour l'instant les contours d'une lutte à trois pour voir la vie en jaune, le Tour de France 2010 n'a pas encore livré son verdict. Et, fait original cette année, on risque fort de devoir patienter jusqu'au dernier samedi pour être assuré du nom du vainqueur. Comme en 2003, année de la... canicule. Doit-on y voir un lien de cause à effet? Du tout. Sauf que, cette fois, le "mythe" Armstrong est définitivement enterré. Malgré l'avantage actuel d'Evans, on miserait plutôt une pièce sur... Andy Schleck cet été.

10:52 Publié dans Sports | Tags : cyclisme, tour de france | Lien permanent | Commentaires (0)

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