26/07/2010

Servette FC: la victoire qu'il fallait

142025_c6512f1a.jpgOn le sait depuis plusieurs semaines déjà: Servette ne jure que par une promotion en Super League au terme de la présente saison. Les affiches placardées partout à Genève sont censées le rappeler à qui aurait osé l'oublier. Quand on clame une ambition, peu importe son degré d'importance, il faut que les discours soient suivis de faits. Force est de reconnaître que, hier en terre liechtensteinoise, les Genevois ont rempli leur mission, en faisant parler leur cohésion et leur réalisme pour signer un carton plein dès leur entrée en matière.

La victoire 1-4 à Vaduz est celle qu'il leur fallait afin de pénétrer de plain-pied dans cette saison de vérité. Elle est bonne pour la campagne d'abonnements, certes, mais surtout pour le mental. Après les interrogations leur ayant collé aux crampons durant l'entier de la préparation, vient le (court) moment du soulagement. En battant un (autre) candidat à la promotion, le SFC est certainement dans le vrai. Même si, et l'entraîneur Joao Alves le soulignait au terme de la rencontre, il ne faut pas s'emballer plus que de raison. Après tout, ce ne sont que trois points, quand on sait que Thoune a dû en cueillir 60 pour grimper au terme de l'exercice passé.

Mais pas question de cracher sur ces trois unités, à l'heure où Lausanne, autre prétendant à l'élite, a réalisé une excellente performance face à Winterthour! Pour Servette, la réception de Bienne (le 31.07), puis de Nyon (le 07.08), doit continuer à servir ses intérêts. Avec neuf points dans sa besace d'ici deux semaines, le club dirigé par Majid Pyshiar pourra encore plus cocarder.

Et si, le 26 septembre, la rencontre SFC-Lausanne était déjà un match au sommet? Comme un certain 2 juin 1999, mais à un étage plus bas? OK, OK, ne nous enflammons pas...

21/07/2010

Stocker, la promesse retrouve du souffle...

 

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«Valentin Stocker est un passionné, un vrai gagneur. Mais, comme tout le monde, il va lui falloir confirmer.» Fin août 2008, la phrase était sortie de la bouche de Pierre-André Schuermann, alors entraîneur des internationaux M21 ans helvétiques. Deux ans plus tard, elle prend encore plus de sens, quand on sait que le joueur haut-valaisan a vu son étoile s’essouffler.

Lorsque «Schuschu» avait parlé de son poulain de l’époque, celui-ci venait de faire les gros titres de la presse helvétique. Un début de saison tonitruant avec le FC Bâle l’avait placé sous les feux des projecteurs, dans la continuité d’une fin d’exercice précédent qui avait déjà failli le propulser dans le cadre de Köbi Kuhn pour l’Euro austro-helvétique. Au cœur de l’été 2008, donc, Stocker faisait partie des leaders d’un FCB qualifié pour la Ligue des champions. Retenu sous le tricot national pour la grande première d’Ottmar Hitzfeld, durant laquelle il… marqua (!), il attirait tous les superlatifs. «Une vraie promesse?», m’étais-je toutefois interrogé dans les colonnes de la TG.

Le point d’interrogation était légitime, tant une carrière ne s’écrit pas en trois petits mois ni en cinq dribbles percutants. La suite me donna raison. Durant une année et demie, Stocker est rentré dans le rang. La concurrence et un physique fragile avaient mis à mal ses sensations. Une arrivée trop rapide sur le devant de la scène l’avait sans doute éreinté. Mais, au début de l’année 2010, «Val» a repris du poil de la bête, retrouvé sa force de percussion et porté le FCB vers le titre national. «Jusqu’au dernier moment, j’ai hésité à l’embarquer dans l’aventure en Afrique du Sud», confirma Hitzfeld.

Non retenu pour la débandade helvétique, le milieu de terrain de Bâle n’en a pas tenu ombrage au sélectionneur. «Comme tous les Suisses, j’ai supporté la Nati», confie-t-il dans une excellente interview accordée au Sport Magazin du Blick. Il revient également sur son parcours, digne des montagnes russes. A seulement vingt et un ans, Stocker a déjà beaucoup appris. «Je suis subitement arrivé très haut, alors qu’on ne me connaissait pas. Peut-être était-ce mon destin. J’étais au bon endroit au bon moment…»

Il parle ainsi de 2008. Vingt-quatre mois plus tard, le voici de nouveau attendu au tournant. Auteur de deux assists pour la reprise du championnat (victoire de Bâle 3-2 contre Zurich), il emprunte la bonne voie. Celle d’une nouvelle convocation internationale, à l’heure où la Suisse cherche des jeunes prêts à s’installer durablement dans un cadre qui s’essouffle. Après avoir vu sa première carrière pécloter, le Valaisan est en passe de très bien rebondir. Avec une nouvelle participation à la Ligue des champions en ligne de mire?

Dernières nouvelles du mercato...

La fin de la Coupe du monde a réjoui tous les fans des rumeurs. Depuis le 12 juillet, les amateurs de football s'intéressent enfin au marché des transferts, ce fameux mercato qui déchaîne plus les journalistes en mal de sensations fortes que les passions. Tout s'écrit et tout se dit quant à la valse des joueurs. Un tango enflammé avec tel club, un flirt enlacé avec un autre et l'encre coule, perpétuellement sur le mode du conditionnel.

2010 n'échappe pas à la règle. Et ce petit blog non plus, qui livre ici ce qui se fait de mieux en matière de rumeurs...

LES SUISSES...

Philipp Degen est prié de quitter Liverpool. Enfin! "Il doit chercher un nouveau club", s'exclame ce matin Roy Hodgson, le nouvel entraîneur des "Reds", dans les colonnes du Blick. Sans vouloir enfoncer le clou, l'ancien sélectionneur de l'équipe de Suisse met les formes quand il évoque le Bâlois: "Ce serait mieux pour lui qu'il aille ailleurs, par exemple dans un club où il pourrait être la star..." On ajouterait presque qu'il faudrait qu'il puisse encore en avoir les moyens, tant les carences tactiques du bonhommes sont flagrantes. Bref, Degen serait convoité par Stuttgart. Dont, faut-il le rappeler, le coach n'est autre que... Christian Gross.

Reto Ziegler, toujours à la Sampdoria, intéresserait... Liverpool.

Johan Vonlanthen, qui appartient toujours aux Red Bull Salzbourg, pourrait revenir à Zurich, mais... sous le maillot de Grasshopper, cette fois-ci!

EN FRANCE...

Hatem Ben Arfa, devenu indésirable à Marseille - comme partout où il est passé - serait en contact avec Newcastle, récemment promu en Premiership anglaise.

Ireneusz Jelen, l'attaquant polonais d'Auxerre qui jouera enfin la Ligue des champions, devrait finir par quitter l'Abbé-Deschamps. Annoncé un temps à l'OM, il serait désormais dragué par l'AS Monaco.

Toujours à la recherche d'un défenseur central de valeur pour épauler Cris, Lyon chercherait à enrôler l'international portugais de Porto Bruno Alves. Mais son prix (environ 30 millions d'euros) paraît rédhibitoire.

EN ANGLETERRE...

Steven Gerrard devrait, sauf cataclysme, rester encore à Liverpool. L'arrivée de Joe Cole et une discussion - constructive - avec Roy Hodgson l'auraient convaincu de demeurer à Anfield Road.

Meneur de jeu d'Everton, Mikel Arteta pourrait rentrer dans son pays. Des discussions avec Séville ont été entamées.

EN ITALIE...

Mal-aimé à l'Inter Milan, mal-aimé dans son pays tout simplement, l'attaquant italien d'origine ghanéenne Mario Balotelli, a été approché par le tout-puissant Manchester City.

Son coéquipier nerazzurro Maicon devrait bien finir par débarquer au Real Madrid, où son ancien coach José Mourinho rêve de s'attacher ses services.

EN ALLEMAGNE...

Annoncé à Schalke 04 par une rumeur totalement infondée, Raul, l'attaquant du Real Madrid, s'en éloigne de plus en plus. En revanche, le club de Gelsenkirchen aurait des vues sur le latéral uruguayen Fucile (Porto).

Hambourg, à la recherche de renforts, aurait proposé un curieux échange à la Juventus: son défenseur Aogo et son attaquant Elia contre les milieux de terrain Diego et Christian Poulsen!

 

Nous voilà arrivés au terme de cette première liste de rumeurs. Combien se vérifieront? 5 %? 10 %? Plus???

20/07/2010

En Allemagne, c'est le big Löw!

On en aura confirmation officielle cet après-midi, mais il n'y a plus aucun doute quant au fait que Joachim Löw, actuel sélectionneur de l'équipe d'Allemagne, prolongera son contrat à la tête de celle-ci. Jusqu'en 2012 minimum, l'ancien assistant de Jürgen Klinsmann officiera à la tête de la "Mannschaft".

Les négociations entre Löw et la Deutschland-Fussball-Bund (DFB) avaient dans un premier temps été gelées au mois d'avril. La faute aux exigences du technicien et à la présence dans son entourage d'Oliver Bierhoff, manager qui ne plaisait pas à tout le monde. L'excellent parcours de l'Allemagne lors de la Coupe du monde (troisième place) a fini par mettre tout le monde d'accord. Même Bierhoff a vu son contrat être prolongé! Décidément, c'est le big Löw outre-Rhin!

Cette issue semblait inévitable après que les Allemands aient séduit le monde entier en Afrique du Sud. Jeune, joueuse et, surtout, talentueuse, cette équipe pourrait écrire une nouvelle page intéressante du football "teuton". Statistiquement meilleur sélectionneur de l'histoire de son pays, Löw (50 ans) a fini par se laisser convaincre par ses protégés. Si son salaire devrait connaître une hausse spectaculaire, c'est surtout le challenge qui s'offre à lui qui a fini par le titiller. Finaliste de l'Euro 2008, demi-finaliste de la Coupe du monde 2010, il espère désormais mettre un terme à l'hégémonie de l'Espagne, qui l'a battu lors des deux dernières grandes compétitions internationales. Et ce dès l'Euro 2012, qui se disputera en Pologne et en Ukraine.

Avec notamment l'Autriche, la Belgique et la Turquie (un match pour Özil!) dans son groupe, l'Allemagne n'a pas encore gagné son ticket. Mais, si elle évolue comme au mois de juin, il y a fort à parier que son invincibilité en phase qualificative ne sera guère remise en question.

11:31 Publié dans Sports | Tags : allemagne, football, löw | Lien permanent | Commentaires (0)

16/07/2010

José Mourinho, l'an 1

La Coupe du monde enfin envolée vers les cieux espagnols, la page est tournée. Place, maintenant, au retour à la normale et à... José Mourinho. Le grand raout de la FIFA étant terminé, on va de nouveau entendre parler de l'entraîneur portugais. Homme clé de la scène européenne la saison dernière, l'ex-coach de l'Inter Milan, vainqueur de la Ligue des champions au mois de mai, s'attaque au plus grand défi de sa carrière. A 47 ans, propulsé sur le banc du Real Madrid, il a tout à perdre au travers de cette aventure dans la capitale espagnole.

Hier, le "Mou" a rassemblé pour la première fois son équipe afin d'attaquer la préparation en vue d'un exercice qui doit permettre au club merengue de redorer son blason. Privé de titre ce printemps, il n'est plus qu'une ombre, même s'il ne lui a manqué qu'un tout petit point pour décrocher la Liga. L'emprise qu'exerce le voisin barcelonais sur le championnat n'est pas du goût des "socios" de la "Maison-Blanche". Sans ses stars - en vacances après le Mondial -, le nouvel entraîneur a surtout tenu à faire un tour d'horizon des trous qu'il doit combler dans son effectif afin de faire du Real un club qui gagne.

Les départs des vétérans Guti (Besiktas?) et Raul (Schalke?) semblant entérinés, Mourinho veut désormais renforcer le secteur défensif, bien mal en point la saison dernière. A priori, il va donner sa chance à Lassana Diarra. Le Français, qui a vu ses performances chuter depuis le début de l'année, a pu se reposer après avoir dû déclarer forfait pour la Coupe du monde. Son entretien avec l'ex-mentor de Chelsea l'a rassuré. En outre, Sergio Canales (Racing Santander) et Pedro Leon (Getafe) ont rejoint Bernabeu. Pour compléter ces arrivées, le Portugais souhaiterait encore enrôler Bruno Alves (Porto), Maicon (Inter Milan) et Schweinsteiger (Bayern Munich), mais l'affaire est loin d'être entendue, les trois clubs n'étant pas très "chauds" à lâcher leur joyau.

Offensivement, avec Kaka, Ronaldo, Higuain ou encore Benzema, Mourinho n'aurait a priori pas trop de soucis à se faire, même si trois de ces quatre joueurs ne montrent rien depuis plusieurs semaines. Voilà pourquoi l'Argentin Di Maria (Benfica) a été engagé. Le "Mou" garderait un oeil sur Gerrard (Liverpool), Khedira (Stuttgart) ou encore Jovetic (Fiorentina).

Ces noms ronflants donnent de l'espoir aux Madrilènes, mais on a déjà vu dans un récent passé que des stars ne faisaient pas une équipe. A Mourinho, donc, de trouver la clé pour que ce collectif devienne une vraie réussite. L'an 1, c'est maintenant.