01/09/2010

La foire aux bestiaux s'est terminée!

281610_MME103_2d9e6275.jpgCe n'est pas le salon de l'agriculture, mais ça y ressemble. On guette la bonne bête, on tâte le terrain, puis on choisit de miser sur un cheval en espérant que ce soit le bon. Le mercato - le marché footballistique des transferts - s'est arrêté aujourd'hui à minuit. La date-limite a été dépassée, mais les dirigeants qui ont cassé leur tirelire espèrent avoir recruté des joueurs dont la fraîcheur ne sera pas mise en doute.

Une fois de plus, le temps de la valse (des changements de club) ne s'est agité que durant sa dernière semaine. Mais, victime - enfin! - de la crise, il a contraint les clubs et les footeux à revoir leurs prétentions à la baisse. Reste que quelques gros coups l'ont néanmoins animé. Si, l'an dernier, le Real Madrid avait fait des folies en réalisant les deux plus gros transferts de l'histoire (Cristiano Ronaldo et Kakà), il s'est en revanche calmé cet été. Mais c'est tout de même encore lui qui s'est montré le plus actif! Parmi les sensations estivales, l'arrivée du "duo-pack" allemand Khedira-Özil n'est pas la pire. Celle du brillant Argentin Di Maria non plus. Le club merengue a peut-être réussi la plus belle de ses transactions en allant chercher Jose Mourinho à l'Inter Milan.

Le mercato 2010 redessine le paysage du foot à ce niveau-là. Les stars ne sont plus les joueurs, mais bien les entraîneurs. Ainsi, outre la signature du "Mou" à Madrid, celles de Benitez à l'Inter Milan et de Hodgson à Liverpool ont attiré les projecteurs. Les trois hommes relèvent peut-être les plus gros défis de leur carrière ne changeant de banc. Primo, le Portugais, qui se proclame meilleur entraîneur du monde, doit redonner son lustre à la "Maison-Blanche". Deuxio, l'Espagnol, qui a terminé son aventure anglaise en queue de poisson, doit rebondir au sein d'une équipe qui a tout gagné, ou presque. Tertio, l'ancien sélectionneur suisse, qui se retrouve enfin à la tête d'un club prestigieux dans son pays natal, a tout intérêt à ne pas marcher seul s'il entend retrouver la Ligue des champions.

Si les coaches ont été les vedettes de la trêve, les grands joueurs ayant changé de maillot ne sont pas des moindres non plus. Parmi les mouvements majeurs, on relèvera les arrivées à Barcelone de Mascherano (Liverpool) et Villa (Valence), celles de Milner (Aston Villa) et Touré (Barcelone) à Manchester City, celle de Raul à Schalke, de Diego à Wolfsburg, de Ballack à Leverkusen, de Gallas et van der Vaart à Tottenham, de Raul Meireles à Liverpool, de Ibrahimovic et Robinho à l'AC Milan, de Gourcuff à Lyon et de Gignac et Rémy à Marseille.

Malgré tout, la crise étant passée par là, les départs promis de Fabregas (Arsenal), Forlan (Atletico Madrid), Gerrard, Kuyt et Torres (Liverpool) n'ont pas eu lieu. Ces cinq joueurs ont eu la classe de ne pas faire la guerre à leurs dirigeants pour quitter leur club respectif. Au contraire de Ben Arfa ou Niang...

En Suisse, Inler (Udinese) a manqué les 26 millions d'euros promis par... l'Inter Milan. Behrami (West Ham) est passé à côté de son transfert à l'AS Roma. Les agents des joueurs promettent que ce n'est que partie remise. Pendant ce temps-là, Gelson (Chievo) et von Bergen (Cesena) tentent de se relancer en Italie. Et ça pourrait marcher!

10:49 Publié dans Sports | Tags : sports, football, mercato | Lien permanent | Commentaires (0)

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