06/09/2010

Suisse: à l'heure où l'attaque tique...

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Mardi, 20 h 45. L'heure sonne pour la Suisse d'entamer sa campagne qualificative en vue de l'Euro 2012. Face à des Anglais qui savent tirer les premiers, la mission des hommes d'Ottmar Hitzfeld sera avant tout de ne pas perdre. Car, à l'heure où l'attaque tique, il semble difficile de prétendre vouloir terrasser Steven Gerrard et les siens avec si peu de moyens. Certes, se montrer ambitieux n'est pas une tare, mais il y a des limites. Le sélectionneur a beau affirmer ne penser qu'à la gagne, il se contenterait certainement d'un petit point. "Il sera primordial de ne pas s'exposer", a martelé l'Allemand en conférence de presse. Comme pour rappeler qu'il resterait fidèle à ses principes: non, sous sa coupe, la "Nati" n'a jamais attaqué. Elle n'attaque pas. Et n'attaquera jamais.

Alors, si ce Suisse-Angleterre n'est bien entendu pas encore décisif, il revêt toutefois une importance élevée. Un faux départ des Helvètes serait préjudiciable avant le déplacement du 8 octobre du côté de Podgorica, face à ce Montenegro qui ne doute de rien. La défense sera donc concernée en premier chef. A elle de résister aussi bien que face à l'Espagne, le 16 juin dernier. "Nous devons nous inspirer de ce match", a reconnu Stéphane Grichting à l'agence Sportinformation. Avant d'ajouter: "Les Anglais sont meilleurs que nous dans bien des domaines, mais, s'il y en a un où nous devons nous montrer supérieurs, c'est celui de la solidarité."

Reste une question, importante: avec des joueurs qui n'en font qu'à leur tête, tel Frei pour ne pas le citer, la Suisse est-elle vraiment en mesure de faire l'union sacrée pour s'en aller chercher des Anglais qui sortent d'un récital (4-0) face à la Bulgarie? A voir. Si l'axe défensif paraît solide (Grichting est un vrai patron, von Bergen un excellent numéro 2), on peut encore douter des couloirs. A droite, Lichtsteiner ne devra pas trop s'engager en début de rencontre. A mi-terrain, Gökhan Inler - que Liverpool convoitait - doit enfin se transformer en meneur de jeu. Incapable d'exprimer son football sous le tricot national, le joueur de l'Udinese est débarrassé de l'ombre envahissante de Benjamin Huggel, qui marchait sur ses plates-bandes. Avec Degen, Schwegler et peut-être Shaqiri à ses côtés - même si on préfère Margairaz... -, le Turc d'origine doit se comporter en vrai leader. Devant, Derdiyok sera chargé de marquer. A moins que Frei ne se décide à...?

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