17/09/2010

Cher Alexander Frei...

Cher Alexander,

Depuis dix ans que je suis dans ce métier, nous nous sommes croisés une demi-douzaine de fois, vous et moi, sans vraiment avoir l’occasion d’échanger, à part les politesses légitimes. La première fois, je m’en souviens très bien, c’était à l’occasion d’un match du tour final de LNA entre Servette et Bâle. Il neigeotait sur les Charmilles. C’était en 2001, c’est dire…

Il y a près d’une année, même sans parfaitement vous connaître, j’avais néanmoins dressé un portrait vous rendant attachant – je crois - dans les colonnes de la Tribune de Genève (http://www.tdg.ch/actu/people/alexander-frei-lorgne-afrique-2009-10-08).

Douze mois plus tard, mes écrits sont moins doux. Dans les divers médias pour lesquels je collabore, ainsi que sur mon blog, j’ai à plusieurs reprises tiré à boulets rouges sur votre petite personne. C’est peut-être sévère, mais une bonne partie de nos compatriotes pense comme moi. Je ne suis pas un docteur ès football, mais force est de reconnaître que vos performances internationales sont en dessous de tout actuellement.

Attention, je n’oublie pas ce que vous avez apporté à l’équipe de Suisse par le passé, mais reconnaissez au moins que vous n’avancez plus depuis plusieurs mois. Ca, tout le monde pourrait l’accepter autour de vous, car les bons et loyaux services rendus ont été assez importants pour que personne ne les omette. Il se trouve malheureusement que vous ne cessez de parler et de vous croire supérieur aux autres. A tel point que, à force d’user et d’abuser de la «Méthode Coué», vous êtes devenu désagréable. Arrogant.

Bien sûr, votre côté gagneur a souvent fait votre force, mais aujourd’hui il vous dessert. Plus personne n’ose croire en vos déclarations fracassantes. Plus personne n’ose croire en vous sous le tricot national. Et pourtant, Dieu sait si vous brillez en Super League. Mais, dès le moment où vous sortez des frontières suisses, vous n’y arrivez plus. Cela ne fait pas honneur à notre football.

Maintenant, on sait l’équipe nationale dos au mur à moins d’un mois du voyage vers Podgorica. Vous, l’ancien chasseur de buts, vous l’ancien renard des surfaces, êtes attendu au tournant. Alors, avant de céder une bonne fois pour toutes votre place à Ben Khalifa et compagnie pour les qualifs du Mondial 2014, par pitié, faites-moi taire et faites-moi passer pour un c... En inscrivant un doublé au Monténégro et en qualifiant la «Nati» pour l’Euro 2012. Hélas, je crois franchement que ce n’est qu’un rêve…

 

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