29/09/2010

Que peut-on reprocher au FC Bâle?

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Dans l'esprit des Bâlois, c'était un soir de rêve. Mais d'aucuns imaginaient qu'il allait tourner au cauchemar. Et puis non... ou presque. Ce choc FC Bâle-Bayern Munich, affiche magnifique pour les Rhénans, a laissé la trace d'une belle rencontre qui engendrera néanmoins une grosse frustration dans la tête des champions de Suisse.

Après leur défaite 2-1 à Cluj, ceux-ci étaient promis à se prendre une décullotée magistrale face aux finalistes de la dernière édition de la C1. Mais avec le coeur, les tripes et un Xherdan Shaqiri en forme olympique, le FCB est allé chatouiller jusqu'à la moelle les ambitions bavaroises. Une action d'école combinée entre le lutin d'origine kosovare, Marco Streller et Alexander Frei - tiens, tiens... - débouchait sur un 1-0 quasiment inattendu.

Huit ans plus tard, le Parc Saint-Jacques redécouvrait l'ivresse des soirées européennes. Comme en 2002, lorsque son club de coeur faisait vaciller Liverpool. Depuis lors, le FCB en avait connu de tels moments, mais était (trop) souvent passé à côté. Sous la coupe de Thorsten Fink, un ancien de la maison Bayern, les Bâlois avaient décidé de prendre le match à bras-le-corps. Histoire de ne pas avoir de regrets. Actifs, courageux, très en jambes (à l'exception de Huggel), ils auraient même pu doubler la mise contre des Allemands à côté de leurs crampons car déstabilisés par la fougue adverse.

Et puis, peu avant l'heure de jeu... Patatras! Les rêves de victoire et de relance dans cette Ligue des champions s'effondraient lorsque le "brave" Beni, dont la finesse n'a jamais été le fort, crochetait Thomas Müller. Penalty transformé par Schweinsteiger. Certes, la faute n'était pas manifeste, mais il y avait bel et bien eu contact entre Huggel et le meilleur buteur du Mondial.

Coup de massue sur les têtes rhénanes. Si Frei bénéficia d'une belle occasion de doubler la mise, c'est le Bayern qui allait pourtant crucifier ses hôtes d'un soir à quatre minutes du coup de sifflet final. "Schweini", encore lui, bénéficiait d'une double erreur de Safari (faute stupide, puis marquage défaillant) pour mettre le 1-2.

Battus et sans doute abattus, les champions de Suisse ne méritaient pas ça. Pour une fois qu'ils avaient fait preuve d'un réel allant dans une confrontation européenne, un petit point, au moins, aurait été une récompense logique. Avec zéro point dans ses valises avant d'embarquer pour Rome, où l'attend une "Louve" blessée, le FCB fait grise mine. "Mais la deuxième place du groupe demeure notre objectif", assure son mentor Thorsten Fink. Avec ce que ses hommes ont montré hier soir, l'Allemand a raison de viser haut. Mais, franchement, revenir du néant tiendrait du miracle.

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