30/09/2010

C'est Con...tador!

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Voilà qui est fait! Alberto Contador a été pincé à un contrôle antidopage. Revers de la médaille du monde cycliste, la nouvelle n'étonne pas tant que ça, mais, pour une fois, on a vraiment l'impression que l'Espagnol est victime de ses nombreux détracteurs. Le communiqué de presse dit en effet ceci: "La concentration trouvée par le laboratoire a été estimée "à 50 picogrammes (ou 0,000 000 000 05 grammes par ml), soit 400 fois moins que la concentration que les laboratoires antidopage accrédités par l’AMA doivent pouvoir détecter..."

C'est à se demander jusqu'à quel point les laboratoires ont ciblé le récent vainqueur du Tour de France. Au vu de la quantité minime trouvée dans ses urines, la thèse avancée par Contador pour expliquer ce contrôle positif - "une contamination alimentaire" - pourrait être accréditée. Face à ce constat, on se demande s'il n'est pas venu le moment de sauver Contador, pris dans la nasse d'un sport qui va à hue et à dia. Reste que, contrairement à un certain Urs Zimmermann, il paraît clair que le Madrilène n'a jamais fait une Grande Boucle au birchermüesli...

 

29/09/2010

Que peut-on reprocher au FC Bâle?

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Dans l'esprit des Bâlois, c'était un soir de rêve. Mais d'aucuns imaginaient qu'il allait tourner au cauchemar. Et puis non... ou presque. Ce choc FC Bâle-Bayern Munich, affiche magnifique pour les Rhénans, a laissé la trace d'une belle rencontre qui engendrera néanmoins une grosse frustration dans la tête des champions de Suisse.

Après leur défaite 2-1 à Cluj, ceux-ci étaient promis à se prendre une décullotée magistrale face aux finalistes de la dernière édition de la C1. Mais avec le coeur, les tripes et un Xherdan Shaqiri en forme olympique, le FCB est allé chatouiller jusqu'à la moelle les ambitions bavaroises. Une action d'école combinée entre le lutin d'origine kosovare, Marco Streller et Alexander Frei - tiens, tiens... - débouchait sur un 1-0 quasiment inattendu.

Huit ans plus tard, le Parc Saint-Jacques redécouvrait l'ivresse des soirées européennes. Comme en 2002, lorsque son club de coeur faisait vaciller Liverpool. Depuis lors, le FCB en avait connu de tels moments, mais était (trop) souvent passé à côté. Sous la coupe de Thorsten Fink, un ancien de la maison Bayern, les Bâlois avaient décidé de prendre le match à bras-le-corps. Histoire de ne pas avoir de regrets. Actifs, courageux, très en jambes (à l'exception de Huggel), ils auraient même pu doubler la mise contre des Allemands à côté de leurs crampons car déstabilisés par la fougue adverse.

Et puis, peu avant l'heure de jeu... Patatras! Les rêves de victoire et de relance dans cette Ligue des champions s'effondraient lorsque le "brave" Beni, dont la finesse n'a jamais été le fort, crochetait Thomas Müller. Penalty transformé par Schweinsteiger. Certes, la faute n'était pas manifeste, mais il y avait bel et bien eu contact entre Huggel et le meilleur buteur du Mondial.

Coup de massue sur les têtes rhénanes. Si Frei bénéficia d'une belle occasion de doubler la mise, c'est le Bayern qui allait pourtant crucifier ses hôtes d'un soir à quatre minutes du coup de sifflet final. "Schweini", encore lui, bénéficiait d'une double erreur de Safari (faute stupide, puis marquage défaillant) pour mettre le 1-2.

Battus et sans doute abattus, les champions de Suisse ne méritaient pas ça. Pour une fois qu'ils avaient fait preuve d'un réel allant dans une confrontation européenne, un petit point, au moins, aurait été une récompense logique. Avec zéro point dans ses valises avant d'embarquer pour Rome, où l'attend une "Louve" blessée, le FCB fait grise mine. "Mais la deuxième place du groupe demeure notre objectif", assure son mentor Thorsten Fink. Avec ce que ses hommes ont montré hier soir, l'Allemand a raison de viser haut. Mais, franchement, revenir du néant tiendrait du miracle.

26/09/2010

La maturité vaudoise fait barrage à Servette

Remember 2 juin 1999. Samedi dernier, le jour-J était tombé et tout, même la pluie, tenait à faire en sorte que ce nouveau derby lémanique digne d'intérêt se révèle à la hauteur des nombreuses attentes d'un public qui renaît depuis quelques mois à l'ambition et à la passion. Ce 25 septembre 2010 devait sonner comme le retour au premier plan d'un football lémanique qui a tout vu et tout vécu en une petite décennie.

Aux sommets de la fin du XXe siècle avaient malheureusement succédé les années noires du début du XXIe. Mais, à force de courage et de travail, Servette et Lausanne sont en train de se réinstaller sur la route des succès. Petit à petit. Leur rencontre en haut de la Challenge League avait déjà remué les médias durant toute la semaine. Beaucoup d'encre avait coulé à la veille de ce choc. Les rappels des matches historiques, la découverte d'un Genevois qui marque pour le camp adverse, les grosses envies d'un patron grenat qui rêve de Ligue des champions, etc.

Et, samedi soir, après un premier quart d'heure décousu, le foot romand a connu une soirée dont il est sorti vainqueur. Oui, malgré quelques petites erreurs çà et là, Servette et Lausanne ont offert un match de très bonne facture. N'en déplaise aux esprits chagrins, les nonante-cinq minutes proposées par les deux plus grands clubs lémaniques ont été plus intéressantes que bien des matches de Super League cette saison!

Entre un SFC prêt à tout pour fidéliser près de 15'000 spectateurs et un LS bien désireux de justifier son statut d'européen, l'enjeu en a valu la chandelle. Eudis pensait avoir fait le plus dur à la 58e minute. C'était oublier à quel point Jocelyn Roux est malin. De la tête, puis du gauche, l'ancien Carougeois a fini par terrasser les espoirs genevois. Tout comme son partenaire Anthony Favre, gardien en forme olympique, l'attaquant a dégoûté des Grenat un peu trop naïfs. La maturité et le métier vaudois ont parlé. Avec un Celestini qui se promène à ce niveau, Lausanne est allé chercher trois points qui, dans son esprit et dans ses jambes, agissent comme un incroyable coup de boost.

De son côté, Servette peut certes ruminer sa déception et sa passivité après le 1-0, mais les Genevois peuvent tirer beaucoup de cette défate. Ils ont vu qu'il ne leur manquait pas grand-chose pour, à leur tour, aller chatouiller les mollets de Lugano, autre prétendant à la montée. Devinez donc pourquoi on se réjouit du match retour à la Pontaise...

17/09/2010

Cher Alexander Frei...

Cher Alexander,

Depuis dix ans que je suis dans ce métier, nous nous sommes croisés une demi-douzaine de fois, vous et moi, sans vraiment avoir l’occasion d’échanger, à part les politesses légitimes. La première fois, je m’en souviens très bien, c’était à l’occasion d’un match du tour final de LNA entre Servette et Bâle. Il neigeotait sur les Charmilles. C’était en 2001, c’est dire…

Il y a près d’une année, même sans parfaitement vous connaître, j’avais néanmoins dressé un portrait vous rendant attachant – je crois - dans les colonnes de la Tribune de Genève (http://www.tdg.ch/actu/people/alexander-frei-lorgne-afrique-2009-10-08).

Douze mois plus tard, mes écrits sont moins doux. Dans les divers médias pour lesquels je collabore, ainsi que sur mon blog, j’ai à plusieurs reprises tiré à boulets rouges sur votre petite personne. C’est peut-être sévère, mais une bonne partie de nos compatriotes pense comme moi. Je ne suis pas un docteur ès football, mais force est de reconnaître que vos performances internationales sont en dessous de tout actuellement.

Attention, je n’oublie pas ce que vous avez apporté à l’équipe de Suisse par le passé, mais reconnaissez au moins que vous n’avancez plus depuis plusieurs mois. Ca, tout le monde pourrait l’accepter autour de vous, car les bons et loyaux services rendus ont été assez importants pour que personne ne les omette. Il se trouve malheureusement que vous ne cessez de parler et de vous croire supérieur aux autres. A tel point que, à force d’user et d’abuser de la «Méthode Coué», vous êtes devenu désagréable. Arrogant.

Bien sûr, votre côté gagneur a souvent fait votre force, mais aujourd’hui il vous dessert. Plus personne n’ose croire en vos déclarations fracassantes. Plus personne n’ose croire en vous sous le tricot national. Et pourtant, Dieu sait si vous brillez en Super League. Mais, dès le moment où vous sortez des frontières suisses, vous n’y arrivez plus. Cela ne fait pas honneur à notre football.

Maintenant, on sait l’équipe nationale dos au mur à moins d’un mois du voyage vers Podgorica. Vous, l’ancien chasseur de buts, vous l’ancien renard des surfaces, êtes attendu au tournant. Alors, avant de céder une bonne fois pour toutes votre place à Ben Khalifa et compagnie pour les qualifs du Mondial 2014, par pitié, faites-moi taire et faites-moi passer pour un c... En inscrivant un doublé au Monténégro et en qualifiant la «Nati» pour l’Euro 2012. Hélas, je crois franchement que ce n’est qu’un rêve…

 

10/09/2010

Une "ola" pour Ollé-Nicolle?

021015_XAM203 XAM_20472f3e.jpgL’équipe de Suisse a joué, perdu et Hitzfeld a débriefé. Il a même trouvé le moyen de nous faire croire que le duo Inler-Schwegler dans l’entrejeu était une paire d’avenir. Il est fort, l’Allemand! Mais, derrière les cruelles réalités d’une sélection nationale qui est désormais dans l’obligation de gagner à Podgorica le 8 octobre, il existe aussi un championnat nommé Super League, qui reprend ses droits ce week-end.

Bien entendu, tous les regards se tournent vers Neuchâtel Xamax. A force de faire la «une» grâce aux scandales à répétition qui jalonnent son quotidien plutôt que grâce à ses victoires, le deuxième club romand en a marre. Il aimerait bien qu’on parle de lui pour autre chose. Le tout récent changement d’entraîneur intervenu voici deux semaines devrait lui permettre de retrouver des couleurs. En engageant le Français Didier Ollé-Nicolle, Sylvio Bernasconi a abattu sa dernière carte. Le nouveau mentor sort certes d’une expérience mitigée – déjà en «rouge et noir» - à Nice, mais est avide de revanche. A la Maladière, il ne veut surtout pas tomber dans l’anonymat.

Et, disons-le franchement, l’affiche que lui propose le calendrier ressemble à une véritable aubaine. Sa nouvelle équipe reçoit… Saint-Gall, une lanterne rouge en péril. Affichant le même bilan que les «Xamaxiens», les «Brodeurs» doivent sortir la tête de l’eau. Eux aussi. Pour Ollé-Nicolle, tout autre résultat qu’une victoire serait un cataclysme. Il n’emporterait certes pas ses espoirs de redresser «Neuch’», mais laisserait le sentiment que le chantier auquel il s’attelle est beaucoup plus conséquent qu’attendu. En revanche, avec trois unités dans sa besace, le Français distancerait son adversaire du jour et recollerait un tout petit peu avec le ventre mou. Les 12 spectateurs présents dimanche après-midi (16 h) dans l’antre neuchâtelois lui réserveront-ils une «ola» ou une bronca?