03/10/2010

La dernière chance de la Suisse

 

 

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Oublions le parcours du FC Bâle en Ligue des champions. Oublions le périple européen de Lausanne. Pendant une semaine et demie, la Suisse du football va tourner son regard en direction de son équipe nationale. A partir de ce lundi soir 4 octobre, les internationaux réunis par Ottmar Hitzfeld prendront leurs quartiers du côté de Feusisberg. Pour quelques jours de stage avant le grand saut en direction de Podgorica.

C’est que, les 8 et 12 septembre, la Nati, puisque c’est d’elle dont il s’agit, joue son avenir dans les qualifications de l’Euro 2012. Tout autre résultat que deux victoires ternirait grandement son horizon, déjà quelque peu encombré. La défaite cinglante concédée le 7 septembre contre l’Angleterre a réveillé les vieux démons d’une non-qualification pour un tel événement. Depuis 2004 et son immersion dans le Championnat d’Europe portugais, la Suisse n’a plus manqué la moindre grande compétition. Rater le train en direction de la Pologne et/ou de l’Ukraine constituerait évidemment une déception énorme pour Alexander Frei et ses petits camarades.

Alors, la question qui se pose à moins d’une semaine du déplacement au Monténégro est de savoir s’il faut réellement craindre cette sélection de l’est. A priori, non. Une équipe qui a pris part au dernier Mondial, même sans y briller, n’a pas à trembler face à un groupe qui, comme fait d’armes, ne possède en gros que deux succès récents, contre le Pays de Galles, puis la Bulgarie. Mais, car il y a un mais, ces Helvètes ne sont plus ce qu’ils étaient. Et, a contrario, les Monténégrins, emmenés par Boskovic et Vucinic, respirent la confiance. Là se situera peut-être la différence vendredi soir, au moment où les uns comme les autres joueront gros. Si une défaite ne condamnerait en rien les espoirs des locaux, c’est tout l’inverse, on le répète, pour la Suisse.

Alors, prudence, car le Monténégro possède des armes capables de faire rompre la troupe de Hitzfeld. On pense notamment au latéral Zverotic (Lucerne). Le boss de la Nati, d’ailleurs, joue très gros sur le bourbier de Podgorica. Saura-t-il, comme il le fit en Grèce voici deux ans maintenant, permettre à ses hommes de se transcender et d’inverser ainsi le cours d’une histoire bien mal engagée? Il ne tient qu’à lui de faire les bons choix. Contrairement à ceux qu’il effectua un certain 25 juin dernier, à l’heure où il s’agissait de terrasser cette incroyable – on ironise, bien sûr – équipe du Honduras.

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