11/10/2010

"Nati": cinq ans de haut en bas

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Un beau jour, Ottmar Hitzfeld est devenu "Gottmar". Un Dieu. Il le fut à Dortmund, puis à Munich, bien sûr. Il l'est en revanche beaucoup moins du côté de Feusisberg. Dans la grisaille, la Suisse se repose sur les derniers espoirs qui l'habitent de revenir dans la course à l'Euro 2012. Si faibles ce matin que miser sur une qualification serait osé. Voire plus.

Tout indique en effet que le clap de fin est à quelques heures d'être actionné sur l'aventure liant "Gottmar" à l'ASF. S'ils ne gagnent pas mardi soir contre le Pays de Galles, les internationaux helvétiques pourront abandonner leur dernier rêve. Pour Hitzfeld et son capitaine Frei, la "der" prend une "drôle" de tournure.

Mais, plus de quarante-huit heures après la désillusion de Podgorica, les constats sont les mêmes: mauvais coaching, mauvaise entente sur le terrain, manque de leaders...

Cette Suisse-là ne ressemble plus à grand-chose. Et qui, franchement, voudrait bâtir des châteaux en Espagne avec un champ de ruine? Pas grand monde. A force de se voiler la face, le sélectionneur s'est fourvoyé. Même s'il pousse ses joueurs à la gagne demain soir, le jugement ne sera en rien modifié. Pas joueuse, pas plaisante, pas belle à voir jouer, cette "Nati" est loin, très loin, de celle qui avait soulevé 7 millions de personnes à l'automne 2005. Cinq ans, déjà, qu'elle procurait du bonheur en tourmentant la France, puis en allant surprendre la Turquie dans un irrespirable barrage.

A l'époque, Senderos était décisif, Barnetta magique et Vogel donnait les impulsions nécessaires. Même Koebi Kuhn semblait maîtriser les données! Le décor n'est fondamentalement plus le même. Senderos n'est plus là, Barnetta ne l'est qu'à moitié et Vogel est devenu un apprécié consultant TV. Quant à Kuhn, de sa petite retraite zurichoise, il doit scruter les choses avec un petit sourire en coin. Avec la moitié du salaire d'Hitzfeld, il faisait des miracles. Est-ce à dire que le coût de la baguette magique a pris l'envol?

Commentaires

Et dire qu'on reprochait à Khun de ne pas mettre assez la pression et de faire jouer toujours les mêmes... Ce n'est pas la faute au sélectionneur, si l'équipe de Suisse est en pleine reconstruction avec une nouvelle génération qui arrive et une qui doit partir (Frei, Streller). Entre les deux, la génération des Titans de Bernetta peine à s'imposer. Je commence à croire qu'il existe un effet Nati. De jeunes joueurs exploses dans des championnats étrangers et ne font que des match en demi teinte avec leur sélection nationale (Von lanthen, Barnetta, Margairaz, Shaqiri?)...

Écrit par : Riro | 12/10/2010

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