20/10/2010

Bâle au rebond

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En Ligue des champions, Bâle sait rebondir. Avec brio. Après l’échec à Cluj, on avait déjà entraperçu l’esquisse d’un renouveau contre le Bayern Munich, lors d’un match perdu que les Rhénans ne méritaient pas d’égarer. Deux semaines plus tard, c’était hier soir en Italie, les joueurs de Thorsten Fink ont donné la leçon à l’AS Roma. Sans jamais se démonter. Sans jamais se laisser pénétrer par l’idée qu’ils ne pourraient pas griffer la «Louve».

Celle-ci a affiché le pire de ses deux visages. Après avoir pourtant montré le meilleur le week-end passé en championnat. «Je ne sais pas sur lequel je peux m’appuyer», déplore ce matin son entraîneur Claudio Ranieri. Les Romains ont lâché des points importants dans la course à la deuxième place. Et c’est Bâle qui se met à y croire à nouveau. Un autre succès contre les Italiens puis une victoire à domicile contre Cluj suffiraient presque à son bonheur.

La réaction rhénane a été celle d’un effectif blessé dans sa chair. Meurtri par leur défaite sur le fil contre le Bayern lors de leur deuxième match, le champion de Suisse a disputé nonante minutes de haut vol. Avec, comme maître d’œuvre, l’impressionnant Yapi dans l’entrejeu. Et, aussi, un Samuel Inkoom flamboyant sur le flanc droit. A 21 ans, le Ghanéen ne restera pas une saison de plus en Super League. Son potentiel, déjà affiché durant l’exercice précédent et lors de la Coupe du monde, est énorme. A Rome, les observateurs ont sans doute noté son nom dans leur carnet de notes. A moins d’un miracle, le FCB ne pourra garder son joyau d’Accra.

Il pourra en revanche s’appuyer sur le caractère d’Alexander Frei. Incapable de jouer son jeu sous le maillot national, le capitaine de l’équipe de Suisse est par contre toujours aussi dangereux lorsque ses épaules sont recouvertes des couleurs bâloises. Sa réussite pleine de sang-froid contenait le brillant geste du buteur. De sa frappe se dégageait l’énergie d’un homme qui avait plein de frustrations à expédier.

On a vu hier soir que Bâle savait rebondir. Et que, sous ce tricot-là, Frei en était aussi capable. A lui d’en faire de même le 26 mars prochain à Sofia…

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