29/10/2010

Et mon Ballon d'or est...

Désigner le meilleur footballeur de l’année est un exercice ludique, mais qui se révèle avant toute chose bien subjectif. A tel point que les deux récompenses suprêmes, le Ballon d’or et le FIFA World Player, ont décidé de ne faire qu’une à partir du mois prochain. Histoire notamment qu’il y ait enfin une cohérence dans le choix. Le Ballon d’or, cette institution lancée par le magazine France Football, a parfois sacré des surprises. On pense à Nedved en 2003, à Shevchenko une année plus tard, pour ne prendre que les exemples les plus récents.

En 2010, Mondial oblige, c’est l’une des stars de l’événement sud-africain qui devrait succéder au palmarès à Lionel Messi, nommé en novembre 2009. Les regards, forcément, se tournent vers des joueurs espagnols. Les champions du monde ont toujours la cote. Mais, de mon côté, si je devais choisir, je ne donnerais pas le prestigieux trophée à un Ibère. Ce n’est pas que j’aie une dent contre eux, mais simplement car je considère que les deux footballeurs qui sortent du lot cette année sont à chercher ailleurs.

Leurs noms? Bastian Schweinsteiger et Wesley Sneijder. Le premier n’est hélas pas reconnu à sa juste valeur, mais sa patte et son talent sont énormes. A l’heure où le Bayern Munich peine à rebondir en Bundesliga, il est le seul de l’effectif à surnager. En Coupe d’Allemagne, il a encore sauvé les siens mardi soir contre le Werder Brême. Cet été, il fut simplement rayonnant dans son costume – pas trop étroit du tout – de chef d’orchestre de l’équipe d’Allemagne.

Relancé dans une position plus en retrait par Louis van Gaal, «Schweini» a l’étoffe d’un géant. José Mourinho, qui aimerait tant l’attirer au Real Madrid, ne s’y est pas trompé en lui faisant du pied dans le courant du mois d’août. Le Bavarois donne sa pleine mesure dans l’entrejeu. En plus de courir dans tous les sens, de battre la mesure, il est capable à lui seul de renverser le cours d’une rencontre.

Sur le même étage, je place donc Wesley Sneijder. Le Néerlandais a explosé à l’Inter Milan, avec lequel il a remporté tous les trophées imaginables, ou presque. A la Coupe du monde, il n’est finalement passé qu’à travers une seule rencontre, mais peut-être la plus importante: la finale. Tout au long du tournoi, c’est en revanche lui qui porta à bout de bras les «Oranje». En quarts de finale, il réveilla les siens contre un Brésil moribond. Buteur et passeur de génie, l’ancien joueur du Real Madrid a le crâne brillant. Et le ballon d’or qui va avec?

Commentaires

N'aurait-il pas été opportun de mentionner dans ton article les raisons qui te poussent à reléguer les joueurs ibères au second plan (Iniesta, Xavi, pour ne citer qu'eux)? Je demande des explications! Très bon article néanmoins.

Sam

Écrit par : Sam H. | 11/11/2010

J'aurais pu, c'est vrai.

Disons que je ne les "relègue" pas, mais ne les mets pas plus en évidence que Sneijder pour la simple et bonne raison qu'ils ont à mon sens été moins constants que le Néerlandais. Et puis, très franchement, Iniesta a été moins solide cette année que la précédente. A la Coupe du monde, il marque le but décisif en finale, je te l'accorde, mais il a été peu transcendant au début de la compétition.

Xavi, quant à lui, a connu pas mal de pépins physiques. Une saison de foot se juge sur la régularité. Pas sur deux coups d'éclat.

Amitiés.
Arnaud.

Écrit par : Arnaud Cerutti | 11/11/2010

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