02/12/2010

La France en fait tout un saladier...

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Alors qu'on en fait des tonnes sur la neige, sur l'incurie des TPG et la fermeture de l'aéroport, l'actualité sportive nous pousse à fouetter d'autres chats. On parle FIFA et Coupe du monde, on parle Course de l'Escalade, on parle ski alpin et... on parle encore tennis. Pour la dernière fois de l'année. Après le récital de Roger Federer au Masters, les fines gâchettes de la raquette se retrouvent ce week-end à Belgrade. En jeu: l'édition 2010 de la Coupe Davis. La Serbie accueille la France pour trois jours qui sentent le soufre.

Et les Bleus font tout un Saladier (d'argent) de cette nouvelle finale. Huit ans après leur échec contre les Russes, dont ne s'est jamais remis Paul-Henri Mathieu, battu dans le match décisif, les hommes de Guy Forget n'ont pas envie de rendre les armes. Ils se sont préparés à tout, après que les spectateurs locaux leur aient promis "l'enfer". Face à l'ambiance surréaliste qui les attend, Monfils et compagnie sont armés. Deux semaines de stage leur ont permis de peaufiner les derniers réglages.

Pour la presse française, Gaël Monfils est l'arme numéro 1 de Guy Forget. L'Equipe évoque ce matin "la métamorphose" du Parisien. Au point d'oublier que, celui-ci, reste inconstant. Combien de fois n'a-t-il pas calé au moment où toute la Gaule attendait un exploit de ses mains? Dans la capitale serbe, le protégé de Roger Rasheed est plus que jamais attendu. Mais, durant toute la semaine, le débat a davantage tourné autour du numéro 2 français. La rumeur évoquait la possibilité d'aligner Michaël Llodra, le roi du double, en simple, mais le capitaine a finalement décidé de s'en remettre à Gilles Simon. Pour le meilleur ou pour le pire? "J'ai 50 % de chances d'avoir vu juste", ironise un Forget qui respire la confiance.

Si les Bleus n'ont peur de rien, il en va de même de la Serbie, conduite par Novak Djokovic. Après sa défaite en demi-finales de la Masters Cup, le numéro 3 mondial a rapidement gagné Belgrade pour récupérer. Et, selon toute vraisemblance, il sera épargné le samedi, le double étant l'affaire de Troicki et Zimonjic. Cela lui sied. Pour lui, ce week-end n'est pas qu'un week-end de tennis. "La Coupe Davis est une occasion de montrer au monde que nous sommes des gens fréquentables", s'écrie-t-il. Avec le coeur, la foi et les tripes, on serait presque prêts à mettre une pièce sur les Serbes.

11:36 Publié dans Sports | Tags : tennis, coupe davis | Lien permanent | Commentaires (0)

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