09/01/2011

Cocorico SUISSE!

Il y a une semaine jour pour jour, je me demandais sur ce même blog si le concept de «Suisse qui gagne» pouvait durer. De toute évidence, la réponse est oui. Heureusement que le sport est plus fort que la politique…


Car, qui a dit que ce dimanche 9 janvier devait rester pluvieux? Pas les fans du sport suisse, en tout cas! A ceux qui prétendent que nos athlètes sont aux abois, un simple coup d’œil sur Internet ou sur la page 100 du Téletext au cœur de l’après-midi suffisait à prouver le contraire.


Entre Lara Gut qui fait rayonner son beau sourire au sommet du super-g d’Altenmarkt, Dario Cologna qui explose le Tour de Ski et Stanislas Wawrinka qui a fait preuve de malice sur le tournoi de Chennaï, c’est un tout petit pays de sept millions d’habitants qui a dominé le monde du sport. Sans oublier non plus que, la veille, Roger Federer avait déroulé son meilleur tennis pour bondir sur le 67e titre de sa carrière à Doha.


Décidément, ce début d’année 2011, marqué également par le succès de Simon Ammann lors du concours de saut à skis de Garmisch, est idéal pour le drapeau rouge à croix blanche, qui flambe aux quatre coins du globe. Sur la neige et ailleurs.


Si, à chaque fois que «nos» footballeurs se plantent, les autres athlètes helvétiques se comportent ainsi, on serait presque prêt à demander aux hommes d’Ottmar Hitzfeld de continuer à nous décevoir. Cela est une boutade, évidemment, car, à l’image des tennismen et des skieurs, les footeux seront attendus dans les douze mois qui viennent. Bien sûr, on attend davantage de la part des M21 ans - qui seront de véritables candidats au titre européen en juin prochain au Danemark – que des A, mais ceux-ci ont tant de choses à se faire pardonner…


Tous les Suisses, ou presque, doivent à présent emprunter les pas du quatuor Federer-Gut-Wawrinka-Cologna. Cela vaut pour Silvan Zurbriggen, qui sort d’une semaine difficile. Cela vaut aussi pour Didier Cuche et Carlo Janka, qui vont enchaîner Wengen et Kitzbühel avec un appétit d’ogre. Après s’être emballée l’espace de quelques heures cet après-midi, notre fibre patriotique – un «cocorico» ne fait pas de mal, de temps en temps… - en redemande déjà. On en reparle dimanche prochain?

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