24/01/2011

Les maux bleus

220455_DAN1797_f304a2f8.jpg

Ainsi donc, le tennis français va à vau-l’eau. Pas un seul représentant en deuxième semaine à Melbourne; le constat est affligeant. Les maux bleus sont donc plus graves que nous pouvions le penser à l’entame de cette cuvée 2011. Gaël Monfils et Jo-Wilfried Tsonga, qui rêvent de s’approprier un Grand Chelem cette année? Rien! Respectivement balayés par Stan Wawrinka et Alexandr Dolgopolov, ils n’ont pas su répondre au défi physique dans lequel les ont emmenés leurs adversaires.

Ce n’est donc pas une finale de Coupe Davis qui peut actuellement donner le coup de booster attendu dans les coulisses de la FFT. Si on peut trouver une excuse à Gilles Simon, tombé les armes à la main contre Federer, ses deux compatriotes de la «black connection» ont sombré sans essayer de se relever. Apathiques. Mal en point.

Lâché plus par sa tête que par son physique, Tsonga est loin, très loin, du joueur brillant et sur un nuage qui disputait la finale à Melbourne voici trois ans. Pas assez concerné par ses matches, Monfils est pour sa part beaucoup trop inconstant pour enquiller sept victoires de suite sur une quinzaine.

Alors, évidemment, la presse tricolore va sans doute ressortir de ses tiroirs ses plus beaux fleurons à la veille de Roland-Garros, mais il semble aussi que, à force de les voir s’encoubler, elle ait pris conscience des limites des siens. Dernier (et unique dans l’ère open) vainqueur français d’un Grand Chelem en 1983, Yannick Noah peut tranquillement dormir sur ses deux oreilles.

Car, pendant ce temps-là, le tennis masculin n’évolue pas spécialement. En quarts de finale, on retrouvera les mêmes visages: Federer, Nadal, Djoko et Murray… Mais où est la surprise?

Les commentaires sont fermés.