27/02/2011

On ne touche pas au FC Bâle!

Accompagné qu’il est de ses certitudes, le football suisse reste d’une affligeante tristesse. Même un choc au sommet demeure bien terne, surtout quand il est proche de se terminer en pugilat, à l’image du Lucerne-Bâle du jour. Si la pelouse, grasse à souhait, n’a rendu ni la tâche facile aux deux équipes ni le jeu alléchant, il ne s’agit en réalité que d’une excuse de bas étage pour justifier nonante minutes très pauvres.

Et puis, le plus désespérant dans tout cela, c’est que les rencontres que disputent les Rhénans semblent jouées d’avance. Comme Grasshopper au cœur des années nonante, le FC Bâle est aujourd’hui couvé par les arbitres. A force de s’installer dans le haut du tableau de Super League, à force de narguer les autres clubs avec son budget pharaonique, le club sis au Parc Saint-Jacques a réussi à se mettre tout le monde à dos, sauf les hommes en noir, qui sont des habitués du «deux poids, deux mesures» dès lors qu’ils dirigent un match des Rhénans.

Cela s’est encore confirmé cet après-midi sur le terrain du Gersag, où Monsieur Bieri, coutumier du fait, n’a jamais sifflé à l’encontre des visiteurs. C’est que personne n’a le droit de toucher à la poule aux œufs d’or. Personne n’a le droit de contrecarrer les desseins de ce FCB que d’aucuns croient encore capable de donner ses lettres de noblesse au football suisse sur la scène européenne. A tort, vu ce que l’on a vu cette semaine en Europa League.

Enfin, à en croire les directeurs de jeu et les têtes pensantes d’un foot suisse qui court à sa propre perte, personne n’a le droit non plus de toucher à son altesse sérénissime, Alexander Frei. Hué aujourd’hui encore pour s’être illustré par son comportement de sale type, le futur ex-capitaine de l’équipe nationale (réjouissons-en nous) a confirmé que, derrière son talent (dilapidé?), se cachait un homme auquel le mot fair-play ne dit strictement rien.

Alors oui, l’ancien Servettien est peut-être le meilleur buteur de l’histoire de la sélection. Oui, il a été l’un des plus grands joueurs de l’histoire du foot suisse. Mais, à en juger par son comportement de gamin, par les multiples polémiques ayant jalonné sa carrière et par ses déclarations fumeuses, on en vient parfois à regretter de l’avoir adulé. Qu'il paraît loin, le temps où "Alex" nous faisait rêver...!

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