04/06/2011

Sans Frei, la Suisse a su se libérer...

Il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions. Mais cette équipe de Suisse, comme on s’y attendait à l’époque, a énormément gagné avec le départ à la retraite d’Alexander Frei. Statistiquement parlant, cela pourrait paraître paradoxal quand on sait que le Bâlois reste le meilleur buteur de l’histoire du foot suisse, mais les chiffres ne sont pas tout dans un collectif, où la cohésion est davantage une combinaison gagnante.


Tout à l’heure sur la pelouse de Wembley, tout comme on avait pu le faire durant la semaine que les internationaux ont passé à Freienbach, on a mesuré à quel point Barnetta et compagnie étaient libérés par l’absence de leur ancien capitaine. Dont l’ego, force est de le reconnaître, avait pourri l’ambiance de la Nati depuis une certaine Coupe du monde 2010.


Si le joueur du Bayer Leverkusen a «planté» deux pions à Londres, ce n’est certainement pas pour rien. Et si les langues se sont déliées durant la semaine – il suffit d’avoir entendu Behrami pour comprendre -, c’est le signe que le nouveau chantier entrepris par Ottmar Hitzfeld est sur la bonne voie. Loin, très loin, des gestes de mauvaise humeur de Frei qui avaient fini par miner l’effectif rouge à croix blanche.


Parlant d’Ottmar Hitzfeld, tiens, tiens… L’homme qui avait confié une partie de sa destinée à… Frei a tourné casaque. Ou plutôt son fameux ciré. Abandonné dans son armoire contre un costume cravate qui lui sied mieux, l’Allemand a surtout réussi en changeant de système. Ce qu’il aurait dû faire il y a bien longtemps, certes, mais il n’est jamais trop tard. Son premier pari perdu en donnant sa confiance au renard du FCB, «Gottmar» a remporté le deuxième. Cela n’ouvre évidemment pas la porte de l’Euro 2012 aux Helvètes, mais reste un signe encourageant d’avenir.


Alors bien sûr, le voyage en Pologne et en Ukraine ne se rapproche pas avec ce nul, mais les motifs d’espoir pour la Coupe du monde 2014 sont plus larges: la paire centrale Djourou-Senderos s’est montrée à son aise, malgré les glissades du premier cité. Capitaine, Gökhan Inler a montré un tout autre visage. Les entrées en jeu d’Emeghara et Mehmedi ont été bonnes. Puis il faut également souligner la performance correcte de Granit Xhaka qui a su élever son niveau de jeu. Hélas, il pourra garder en travers sa perte de balle de la 37e minute, qui amène le penalty anglais. C’est la grosse différence entre la Super League et le top niveau.


Mais, on l’a dit, la Suisse, cette Suisse, a de la qualité. On attend confirmation pour s’emballer davantage. Car il n’est pas possible de porter aux nues un groupe qui était bien malade il y a de cela encore trois mois.

Commentaires

Enfin un bon match de l'équipe de Suisse,merci à Frei et Streller pour leur départ précipité au moins je me suis pas endormi en regardant ce match.Cette équipe à une grande marge de progression et ne peut que se bonifié avec le temps.Elle est tourné vers l offensive et cela est bon pour le spectacle.Alors au revoir les divas et donnons la chance à ceux qui veulent mouiller leur maillot.

Écrit par : jpg | 04/06/2011

:-) J'étais certain qu'Arnaud ne pourrait s'empêcher revenir sur Frei au lendemain du match pour 'parler des absents'. J'ai éclaté de rire en arrivant sur la page. Mais l'article est on ne peut plus juste (et très bien écrit), ...comme toujours ! ;-)

Écrit par : Pascal | 05/06/2011

Oui c'est bien vu et bien écrit. Nous avons la sale habitude en Suisse de louer ceux qui ont marqué le plus de but. A mon avis, le seul chiffre qui compte c'est le rapport nombre d'occasions/buts marqués. Pour Frei on doit être dans les environs de 100 occasions pour 2 buts marqués. Bon débarras!

Écrit par : Antoni Mayer | 08/06/2011

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