01/07/2011

Alerte rouge sur le foot anglais

L’interrogation n’est certes pas toute neuve, mais elle risque de revenir souvent sur le tapis dans les mois qui viennent: dans quelle direction s’en va l’équipe nationale d’Angleterre? Trop souvent considérée comme une nation favorite à l’heure où les grandes compétitions arrivent, celle-ci ne cesse de se planter. Faut-il rappeler à ses premiers fans qu’elle n’a triomphé qu’une fois, en 1966 chez elle?

Alors bien sûr, depuis des lustres, la «three lions» traîne dans son sillage des joueurs inclassables (Robson, Gascoigne, Lineker, Waddle, Beckham, Gerrard, Lampard, Rooney…) qui lui donnent du crédit, mais elle ne forme jamais un collectif susceptible d’aller au bout de ses diverses aventures. Et, si on est en droit, aujourd’hui plus que jamais, de se poser la question de son avenir, c’est en grande partie dû à ce que l’on a aperçu de ses «espoirs» lors du dernier Championnat d’Europe des M21 ans.

Il y a deux semaines au Danemark, les «Lionceaux» étaient tout sauf une équipe. Ils formaient un ensemble incohérent d’individualités, coachées qui plus est par un Stuart Pearce qui n’a jamais été un chantre du beau jeu. Au final, trois petits matches et puis s’en vont. Ainsi s’est résumé leur parcours, qui les a notamment vus offrir la plus belle purge de l’Euro lors de leur 0-0 contre l’Ukraine. A certains moments, on aurait dit l’équipe de Suisse «A» de l’année 2010!

Le pire, pour les Anglais, c’est qu’ils s’étaient autoproclamés comme de sérieux candidats au titre. Ils avançaient avec la certitude de pouvoir jouer un coup en confiant leur destinée aux grigris de Sturridge et Welback, respectivement formés à Chelsea et Manchester United. Ils comptaient aussi sur la solidité défensive de Jones (futur Manchester United) et Smalling (Manchester United). Ces quatre hommes n’ont rien montré sur les terrains danois. Pis, ils ont parfois fait pitié à voir. Ainsi donc, on n’a jamais compris pourquoi Pearce a donné les clefs du jeu à Michael Mancienne. Doté d’une élégante queue de cheval, l’intéressé a beau avoir transité par Chelsea et évoluer actuellement à Hambourg, il n’aurait même pas été titulaire chez les «Rougets» helvétiques! Incapable de créer quelque chose, il s’est même vu rejeté sur le banc des remplaçants pour le troisième match. Même les journalistes anglais s’étonnaient du choix initial de leur sélectionneur.

Alors, face à tant de dépit, quid de la «three lions»? Bonne question! On en vient juste à se dire que sa dernière chance pour les dix années à venir sera de remporter l’Euro 2012 des grands. Dans une année en Pologne et en Ukraine, Gerrard (32 ans dans douze mois), Lampard (34 ans) et Terry (32 ans) tireront leurs dernières cartouches. Rooney et Ashley Young (27 ans tous les deux) seront alors dans la force de l’âge. Avant de devoir se muer en seuls leaders d’un groupe qui péclote. Sur le futur de l’équipe d’Angleterre pèse un «smog» conséquent. Peut-être que seule l’arrivée de Harry Redknapp sur le siège de Fabio Capello pourra un tantinet le dissiper?

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