04/07/2011

Ottmar Hitzfeld prie pour le Chili

Un an après, on va enfin pouvoir vérifier si le parcours suisse en Afrique du Sud était bel et bien – comme on le craint – un échec. Ce soir à la Copa America, tous les regards seront en effet tournés vers le Chili, appelé à croiser les crampons avec le Mexique (21 h 45). Douze mois après qu’elle eut participé à la déroute suisse au Mondial 2010, qu’est-il advenu de cette équipe?

De loin, de notre Europe privée de grande compétition cet été, on n’en sait plus grand-chose. Si ce n’est que son sélectionneur Marcelo Bielsa s’en est allé et que sa star Alexis Sanchez a littéralement éclaté sous les couleurs de l’Udinese.

Et après? Bonne question! En réalité, les Chiliens ont simplement surfé sur une notoriété qui n’était pas totalement méritée. Comment expliquer que le petit monde du football se soit pareillement enthousiasmé pour une sélection qui ne remporta que deux rencontres (Honduras et Suisse), mais prit deux roustes face à l’Espagne et au Brésil? Cela reste une énigme. Mais c’est maintenant que l’on va savoir si la «Roja d’Amérique du Sud» méritait de telles louanges.

Désireuse de confirmer son statut, la nation 16e au classement FIFA s’appuiera pour ce faire sur sa pépite Sanchez, qui devrait signer dans les heures qui viennent avec le FC Barcelone. Autour de lui, le lutin disposera de soutiens importants. Dans ce registre, les médias locaux attendent énormément du défenseur Arturo Vidal (Bayer Leverkusen). L’homme qui avait fait expulser Valon Behrami à Port Elizabeth serait attendu au Bayern Munich dès la fin de la Copa America. Mais il ne désespère pas de signer un grand tournoi pour décrocher un contrat encore plus doré.

Les Chiliens ont encore d’autres atouts dans leur manche. Matias Fernandez (Sporting Portugal), Luis Jimenez (Cesena), Gary Medel (Séville) et Humberto Suazo (Monterrey) font partie du lot. Les Genevois suivront encore avec un œil avisé les performances des anciens Servettiens Beauséjour (Birmingham) et Valdivia (Palmeiras). Enfin, la révélation pourrait se nommer Marcos Estrada (Montpellier).

Pour que sa réputation ne soit pas entachée, Ottmar Hitzfeld, de son côté, prie pour que le Chili aille loin, très loin. Histoire qu’on ne vienne plus jamais lui rappeler ses (mauvais) souvenirs de juin.

 

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