06/07/2011

Champion, le FC Sion?

031407_cf528ece.jpg

La question fait son chemin et a de moins en moins des allures saugrenues. Et si, face aux grosses machines que sont le FC Bâle et les BSC Young Boys, le FC Sion créait la sensation de la saison à venir?

On peut légitimement se le demander aujourd’hui, à l’heure où Christian Constantin et Laurent Roussey bossent d’arrache-pied pour monter un effectif de grande valeur. Désireux de doubler tous les postes pour ne pas se retrouver bec dans l’eau comme au début de l’exercice précédent, le président et l’entraîneur valaisans sont en train de parvenir à leurs fins. Cela fait bien longtemps que les pensionnaires de Tourbillon n’avaient pas affiché une allure si encourageante…

Consolidant un effectif quatrième au printemps passé et surfant sur la victoire en Coupe de Suisse qui lui a prouvé qu’il pouvait lui aussi gagner des titres, le FC Sion a misé sur un recrutement intelligent. En attirant tout d’abord des joueurs sérieux et travailleurs (Glarner et Mutsch), puis des éléments de complément (Afonso, Gonçalves, Ketkeophomphone et Traoré) et, enfin, des vedettes (Feindouno et Gabri). Mises ensemble, ces trois composantes laissent la porte grande ouverte aux rêves. A condition, bien entendu, de se montrer plus réguliers qu’en 2010/2011. A condition, aussi, de se montrer plus «tueurs» dans le dernier geste.

Après, il est évident que les paris Feindouno et Gabri ne sont pas gagnés d’avance. Par expérience, on sait que les joueurs débarquant en Suisse avec un statut de star ne donnent pas toujours leur pleine mesure. Mais le Guinéen a déjà promis de se défoncer. Quant à l’Espagnol, ex-joueur de Barcelone et de l’Ajax Amsterdam, il recherchait un challenge sportif. Il l’a trouvé en Valais, où on n’a plus remporté le championnat depuis plus de 15 ans. Reste à savoir si les quelques mois passés au soleil et sous les millions du Golfe ne l’pas rendu l’Ibère fébrile.

Sion, qui compte briller, serait d’ailleurs en passe de signer une nouvelle star dans les heures qui viennent. Alors, le FCB peut-il vraiment dormir sur ses deux oreilles?

Les commentaires sont fermés.