07/10/2011

Suisse et FIN

Non, on ne va pas brûler ce qu'on aimait ce matin encore. Avec ses jeunes, admirables à l'Euro M21 au mois de juin, l'équipe de Suisse a assurément un bel avenir. Mais elle n'a pas de présent. Pour remettre la critique au milieu du village, il faut surtout s'en prendre à un homme et à ses choix contestables. Il s'agit aussi d'analyser l'attitude et les déclarations d'une semaine qui n'a servi à rien, si ce n'est à passer, ce soir, pour encore plus ridicules que prévu.

Ottmar Hitzfeld a beau fanfaronner devant les médias, il est le maillon faible de la sélection. Sinon comment expliquer qu'avant même le rassemblement de Rapperswil, il ait déjà planifié son onze de base? L'Allemand n'a pas attendu d'observer ses hommes en stage avant de distribuer les dossards. Exit Innocent Emeghara, pourtant auteur d'un phénoménal début de saison et dont l'entrée en jeu au Pays de Galles a avivé les regrets. Exit Ricardo Rodriguez, qui aurait davantage mérité d'être sur la pelouse dès le coup d'envoi en lieu et place de l'inutile Reto Ziegler. L'arbitre, qui a eu raison d'expulser le Vaudois, devait apparemment être du même avis.

Non, on l'a dit, on ne va pas brûler les M21 avec lesquels on a partagé de superbes moments au mois de juin, mais il n'y a assurément pas de quoi être fier de l'équipe de Suisse aperçue tout à l'heure. Sans projet de jeu, sans envie, molle à souhait, elle a, à l'image de son capitaine-pantin Gökhan Inler, rendu une copie pathétique.

Quand on est aux portes des barrages d'un Euro, on devrait logiquement se défoncer. Les Monténégrins, magnifiques, ont su le faire contre l'Angleterre. Les Helvètes, tétanisés et laborieux, en sont incapables. Sur le terrain de Swansea, il n'y a guère que Behrami qui ait fait les efforts nécessaires. Et Benaglio, extraordinaire, mais il n'évoluait pas dans le champ. En revanche, ses partenaires, eux, étaient bel et bien aux fraises.

La Suisse est donc hors-jeu et son sélectionneur avec elle. Il arrive parfois, à la veille de matches d'une telle importance, que les patrons fassent appel à la fierté des leurs pour obtenir un résultat. Ce que l'on peut constater ce soir, c'est que, si fierté il possède, Ottmar Hitzfeld rendra son tablier au sortir de ces éliminatoires qui l'ont... éliminé. Ses défenseurs nous rétorqueront qu'il a un jour été élu meilleur entraîneur d'Europe. Oui, mais c'était il y a dix ans. Un siècle, une éternité, à l'échelle du football mondial.

Commentaires

Il est incroyable de OH... Sortir XS pour Rodriguez alors que l'équipe perd, c'est pathétique, il fait passer KK pour un audacieux! C'est dire!

Avec la qualité de joueurs que la Suisse peut à l'heure actuelle proposer sur un terrain de foot, montrer un spectacle aussi ignoble c'est vraiment du foutre de la gueule du monde. On a l'impression que l'équipe suisse est là pour montrer au adversaire que pour gagner, il faut avoir envie...

Si à chaque match il y a le 10% des joueurs à peine qui est motivé, ça veut pas jouer.

Avec Fatih Terim, les Anglais se chieraient dessus à l'idée de faire les barrages à l'heure actuelle.

Écrit par : Baptiste | 07/10/2011

Je n'ai pas vu le match mais je vois que je n'ai rien perdu.

J'aime bien vos billets. A lire la déception (c'est un euphémisme) de celui-ci, j'imagine la cacophonie que cela a dû être!

Écrit par : hommelibre | 07/10/2011

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