11/10/2011

Y a-t-il de l'or en Blanc?

 

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France-Bosnie; opposition de styles, match de folie. Ce soir à Paris, l'enjeu en vaudra la chandelle entre deux sélections qui rêvent de s'offrir un aller simple pour la Pologne et l'Ukraine. On a certes connu des destinations plus intéressantes pour passer un bout d'été, mais, paradoxalement, aucun des joueurs alignés tout à l'heure sur la pelouse du «SdF» ne voudra se dorer la pilule à Miami ou aux Seychelles en juin prochain. Et encore moins passer par cent quatre-vingt minutes (minimum) d'un terrible barrage dans un petit mois.

Alors oui, la rencontre au sommet de ce groupe D des éliminatoires de l'Euro 2012 a tout de l'affiche de la semaine, peut-être même du mois. Et la France, qui s'est en partie reconstruite depuis l'affaire Knysna mais n'a pas encore une base ultrasolide, de trembler.

Les matches-couperets ne sont pas toujours du goût des «Bleus». Il y a dix ans encore, un tel duel n'aurait été pour eux qu'une formalité. Mais que d'eau a coulé sous les ponts en une décennie! Le Mondial 2002, l'Euro 2004, l'ère Domenech, la main de Thierry Henry et, enfin, l'Afrique du Sud sont venus polluer les esprits, détruire leur réputation. Nos voisins forment un grand pays de football aux pieds d'argile. Jusqu'à quand?

Ce soir, une qualification directe pourrait être un nouveau tournant dans leur riche histoire. Elle sonnerait en tout cas comme le premier pas énorme d'un groupe rajeuni par un sélectionneur qui a tout gagné crampons aux pieds. Y a-t-il de l'or en Blanc? La question est pertinente quand il s'agit de parler du technicien. Nul doute qu'il a une griffe susceptible d'emmener très loin les Français. Et bien qu'il tâtonne encore un peu avec son groupe, l'ancien coach des Girondins a la certitude de pouvoir s'appuyer sur une volée d'exception.

Mais tout le travail effectué depuis juillet 2010 pourrait être remis en question en une seule rencontre. Il suffirait d'une petite sensation bosniaque, signée Dzeko, Pjanic ou Spahic, pour ébranler la sérénité française. Et alors reviendraient en masse les démons de 1993 et de cette élimination inattendue contre la Bulgarie. A la seule exception qu'une défaite ce soir ne mettrait pas fin aux espoirs de se hisser à l'Euro. Mais tout de même; la perspective de devoir disputer des barrages n'est encourageante pour personne.

Et encore moins pour les «Bleus», qui se souviennent forcément de leurs soucis d'il y a deux ans, quand il leur avait fallu disputer des prolongations insoutenables pour s'offrir un bol d'Eire. A l'époque, la main de Henry avait tout changé. Cette fois-ci, sportivement parlant, il serait préférable que ce soit la patte de Blanc qui fasse la différence.

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