01/01/2012

ABC Foot 2011 (2/3)

E comme ETO’O . Le Camerounais se revendique proche du peuple, mais il est le symbole du foot-business qui nous horripile. Sa fin de carrière pue le fric à plein nez. Désireux, dit-il, de marquer l’histoire, il a pourtant filé à l’Anzhi Makachkala l’été dernier, pour un salaire royal de plus de 20 millions d’euros. Dans ce club russe aux moyens quasi illimités mais au football diamétralement opposé, qu’a-t-il donc à gagner sportivement? Rien, c’est sûr, mais l’intéressé, qui a en outre été suspendu à l’interne par les dirigeants de sa sélection, ne l’avouera jamais.

F comme FIFA . Sepp Blatter a eu le nez fin, en se faisant réélire à la présidence sans trop de souci, expédiant son seul rival, Mohammed Bin Hammam, au purgatoire. Le tout dans un grand mélange de suspicion, de rumeurs de corruption. La grande machine qui règne sur la planète foot continue de laver son linge sale toute seule et de faire jaser. Frondeur, Christian Constantin n’a pas abandonné son envie de les faire «tous tomber».

G comme GIGNAC . Il y a trois ans, il était la nouvelle perle du football français. Ses camarades le surnommaient même «Raymond», tant Domenech, alors sélectionneur, n’avait d’yeux que pour lui. Alors, André-Pierre Gignac brillait sous le maillot de Toulouse, se voyait faire très vite les beaux jours d’un grand club. En janvier 2012, l’intéressé n’est plus international, ne joue que les utilités à l’OM, un club qui cherche par tous les moyens à s’en séparer. Pis, «APG» s’est davantage illustré en insultant son entraîneur – Didier Deschamps – qu’en marquant des buts.

H comme HITZFELD . L’homme catalyse tous les maux du foot suisse. Personne d’autre que lui, actuellement, ne manie si bien la «Méthode Coué» dans le petit monde du sport helvétique. Une carte de visite longue comme le bras en club ne fait pas de vous un grand sélectionneur. En enchaînant les mauvais choix, en se montrant à la rue tactiquement, l’Allemand a manqué le coche de l’Euro 2012. On ne lui pardonnera pas un nouvel échec d’ici à 2014…

I comme INLER . Promu capitaine de l’équipe nationale par Hitzfeld, Gökhan Inler a vécu une grande année 2011. Simplement car il est devenu le footballeur suisse le plus cher de l’histoire, en passant de l’Udinese à Napoli. Véritable star en Italie, le Soleurois brille aussi en Ligue des champions, compétition dans laquelle il a propulsé les siens en huitièmes de finale. C’est beau, bien sûr, sauf que, sous le maillot de l’équipe nationale, Inler a été transparent. Du coup, une question revient, lancinante: est-il vraiment un grand footballeur, capable d’être un leader ou… un leurre?

J comme JUVENTUS . Les grands clubs, paraît-il, ne meurent jamais. La Juventus est la meilleure illustration de ce dicton. Premièrement revenu en Serie A après sa relégation sur le tapis vert en 2006, le club turinois a appris de ses erreurs et pris le temps de se reconstruire. Aujourd’hui, le voici capable de décrocher le titre national en fin de saison. Avec un Del Piero increvable, un génial Pirlo et un Suisse, Stephan Lichtsteiner, épatant sur son flanc droit.

K comme KOMBOUARE . On peut gagner des matches, devenir champion d’automne et prendre la porte. Antoine Kombouaré le sait mieux que personne, lui qui vient de se faire éjecter de son poste d’entraîneur du Paris Saint-Germain, alors que son désormais ex-club est en tête de Ligue 1. L’ancien défenseur apprend les règles du foot-business. Leonardo, son directeur sportif, voulait sa tête depuis le mois d’août. Mais, si le PSG n’est pas titré en mai prochain, c’est bien le Brésilien qui passera pour un incompétent.

L comme LULU . Ou, plutôt Lucien Favre, meilleur entraîneur suisse actuel avec Pierluigi Tami. Homme de tous les miracles, le technicien vaudois a remis Borussia Mönchengladbach dans la bonne direction, en réalisant prodige sur prodige et révélé plusieurs joueurs, dont le gardien Stegen et le milieu offensif Reus. Mieux, le club, au bord du gouffre quand il l’a repris en février dernier, est aujourd’hui sur le podium de Bundesliga. Hallucinant. Du coup, «Lulu» est adulé outre-Rhin, où il est considéré comme l’un des trois meilleurs entraîneurs du pays.

M comme MESSI . Le meilleur joueur du monde, sans aucun doute, emprunte les traces des plus grands, dont son illustre aîné Diego Armando Maradona. Génial, intouchable, magique, Messi n’a plus qu’à remporter un titre avec sa sélection pour entrer dans la légende pour l’éternité.

Commentaires

la tribune est cool

Écrit par : pi | 02/01/2012

Pourquoi la question du leurre qui se pose à Inler ne se poserait-elle pas pour Messi? Au Barça tout tourne autour de lui, le moindre accroc avec un joueur et il gicle, arrêtons cette mascarade, si l'Espagne est championne du monde et pas l'Argentine, il ne faut pas aller chercher plus loin le succès de Barcelone, et la réussite de Messi.

Pour entrer dans la légende il devra gagner en sélection et avec un autre club.

Écrit par : Bapy | 04/01/2012

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