21/01/2012

Didier Cuche, la flamme éternelle

Dans ses grandes années, Roger Federer avait, de son propre aveu, créé un monstre. Entendez par-là qu'en devenant intouchable, il avait habitué ses fans à ne plus jamais connaître la défaite. Ce que personne, ou presque, n'avait fait avant lui. A tel point que le moindre couac était censé annoncer son déclin futur.


Si le roi du tennis est un monstre, alors que dire, aujourd'hui, de Didier Cuche le magnifique? Qu'a-t-il donc façonné, lui, le skieur des Bugnenets, époustouflant roi de Kitzbühel, impitoyable chasseur de globes?

Sur les douze coups de midi, quand il a étouffé la Streif pour la cinquième fois de sa carrière, le Neuchâtelois a forcé la porte de la légende et forgé la sienne, prenant peut-être la direction d'un nouveau succès au classement général de la descente. Non, personne ne pourra oublier la trace que le futur retraité a déjà laissée dans l'histoire du ski, dans l'histoire du sport. Celle-ci est éternelle.

On pourrait dire de lui qu'il est énorme, qu'il est un monstre, tout simplement. Mais, en ce 21 janvier, sa démonstration laisse le grand public «baba» et convoque tous les superlatifs. Génial, «Kuke» a résisté à tout. A l'émotion de son annonce de jeudi, à la pression que lui imposaient l'étiquette de favori et la possibilité d'aller chercher un record, ainsi qu'à des conditions qui ne le favorisaient pas vraiment.

A bientôt 38 ans, Cuche a toujours la flamme, mais a peut-être passé l'âge de se prendre des cuites chaque week-end. Reste que, assurément, une telle victoire vaut d'être arrosée ce soir. Et plutôt deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois qu'une! Chapeau, l'artiste!

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