22/01/2012

Drogba: le dimanche à Malabo...

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Le dimanche à Malabo, c'aurait pu être le jour du naufrage. La Côte d'Ivoire, immense favorite de la Coupe d'Afrique, n'est pas passée très loin d'un terrible camouflet pour son entrée en matière de la compétition face au très modeste Soudan.

Une fois de plus, la coutume a été respectée. A savoir que les Eléphants ont dû s'en remettre à leur artificier en chef Didier Drogba pour passer l'épaule. A presque 34 ans, le capitaine, attaquant et leader de la sélection ivorienne a inscrit le seul but d'une rencontre qui n'a pas rassuré le sélectionneur François Zahoui. Pour autant, personne n'osera remettre en question le statut de favoris dont sont affublés les finalistes de la CAN 2006. Mieux, ceux-ci aiment se rappeler que l'Espagne, finalement championne du monde en 2010, était entrée de la pire des manières dans le tournoi avant le dénouement que l'on sait.

Le dimanche à Malabo, ce n'est donc pas le jour du naufrage. Mais on l'a frôlé. Contrairement au Sénégal la veille, enrhumé par le Bernois d'adoption Emmanuel Mayuka, la Côte d'Ivoire a tenu bon la barre et tenu bon le vent. Porteur d'espoirs, celui-ci permet à Drogba et Cie de se rêver encore et toujours en successeurs de la génération Traoré, vainqueurs de la Coupe d'Afrique en 1992.

Mais, pour passer des bras de Morphée à la réalité, il va falloir donner un sacré coup de collier. Il ne suffit en effet pas de s'en remettre constamment aux exploits d'un incroyable buteur ou à un groupe facile pour entretenir la flamme. La génération actuelle du foot ivorien, au cœur de laquelle certains éléments tirent leurs dernières cartouches internationales, n'a pas le droit de s'en aller sans fêter une grande victoire. Yaya Touré le sait. Drogba aussi. Les 21 autres doivent s'imprégner de la même idée.

Pour que le 12 février à Angondjé soit le dimanche des festivités.

 

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