30/01/2012

Servette FC: quand Pishyar fait peur

Après plusieurs jours de silence, Majid Pishyar est sorti de son terrier. Tout à l'heure sur le site Internet du Servette FC, le président a lancé un message, histoire de réclamer le soutien des Genevois. Face aux réalités économiques du football suisse, le successeur de Francisco Vinas tient à pouvoir s'appuyer sur les entreprises locales pour continuer son travail à la tête du SFC. Il oublie sans doute que ses prédécesseurs, avec des résultats parfois meilleurs, n'avaient jamais pu démarcher les têtes pensantes - et influentes - du tissu économique local.

Mais, derrière le discours direct de «MP», il s'agit peut-être de lire autre chose entre les lignes. A savoir l'aveu de la situation délicate dans laquelle sont plongés les Grenat. Faut-il rappeler que certains salaires demeureraient impayés? Faut-il rappeler l'absence totale de recrutement et la perte d'un leader tel Matias Vitkieviez?

Ainsi, lorsque Pishyar écrit: «Comme vous le savez, depuis 4 ans, je soutiens seul ce club, une situation de moins en moins tenable», il laisse clairement apparaître ses failles actuelles. Et s'il n'avait pas (plus) les reins assez solides financièrement pour poursuivre sur la voie qui est la sienne depuis 2008? La question méritait d'être posée; elle l'est depuis ce soir-

Pis, Majid Pishyar effraie le lecteur en écrivant: «Considérant ce qui précède, j'entrevois le futur de manière moins optimiste que je l'espérais». Est-il sur le point d'abandonner le club en raison d'un ras-le-bol? Ou annonce-t-il l'arrivée imminente d'une tornade après que la Swiss Football League a demandé des comptes quant à la situation financière du Servette? Là encore, les interrogations planent. Et ce n'est pas le propos suivant qui rassurera l'opinion publique: «Si cette situation devait persister, je serais alors très pessimiste quant à l'obtention de la licence pour la saison prochaine».

Alors que celle-ci se construit maintenant déjà, on a de quoi être très inquiet quant au futur d'un club qui vient pourtant à peine de connaître l'une des plus belles pages de sa récente histoire...


Commentaires

Jacques Barillon doit affuter ses protège- tibias...

Écrit par : briand | 30/01/2012

....et dire qu'il vient d'obtenir la gestion de l'exploitation du stade pour une redevance annuelle + que raisonnable par rapport à sa puissance financière.
Faut-il déjà songer à un repreneur ? Souci...souci....
p.l.

Écrit par : pierre losio | 30/01/2012

SFC = Xamax ? Ca sent le roussi...

Écrit par : bidouille | 31/01/2012

c'est pas plutôt un appel sos à tous les dirigeants investisseurs quand il disait: «Comme vous le savez, depuis 4 ans, je soutiens seul ce club, une situation de moins en moins tenable». Bah une histoire à suivre...

Écrit par : faire part | 07/02/2012

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