18/07/2012

Schleck en blanc?

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Chaque année, le Tour de France nous sert sa soupe. Celle-ci est désormais refroidie. Le fameux «Tour du renouveau», expression balancée à tire-larigot depuis 1999, a connu une nouvelle sortie de piste hier avec le départ de Fränk Schleck, contrôle positif à un diurétique. C'est, pour ainsi dire, la caque pour la Grande Boucle, déjà marquée une semaine plus tôt par l'arrestation de Rémy Di Gregorio, le Marseillais qui se rêvait en «nouveau Virenque».

Aujourd'hui, soit au lendemain de l'abandon forcé du Luxembourgeois se pose tout de même la question de sa véritable culpabilité dans l'affaire. Il se trouve en effet que le produit incriminé n'est pas un dopant à proprement parler. Et que, pour une fois, on serait presque tenté de croire le coureur qui prétend forcément être tout blanc dans l'affaire. L'aîné d'Andy a dit oui à l'idée d'analyser son échantillon B. On saura dans quelques heures s'il est effectivement à clouer au pilori. Comme tous les autres, ou presque.

Schleck tout blanc, c'est l'idée que certains s'étaient faite d'un nouveau cyclisme. Celui-ci n'existe peut-être pas. Ou alors il reste à deux vitesses. La force collective démontrée par le Team Sky, qui n'est pas sans rappeler la triste domination passée de l'US Postal emmenée par un certain Lance Armstrong, a assez agité le landerneau depuis le 30 juin pour que la suspicion ne revienne en masse sur les traces de la caravane. Bradley Wiggins amène certes quelque chose de nouveau sur ce Tour (du... renouveau?), mais ses favoris ne font pas que des heureux.

Dimanche à Paris, c'est toutefois lui qui paradera en jaune et contre tous. Aux Champs-Elysées, il n'y aura pas de Schleck pour l'applaudir. Même si Fränk venait à être blanchi, son nom est à jamais terni. Contrairement à celui d'Armstrong, plus grand truqueur de l'histoire du sport, passé aux travers des mailles du filet dix ans durant...

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