19/07/2012

Tour de France ou Tour de dupes?

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On avait balayé, hier, l'expression «Tour du renouveau». On pourra, ce soir, ressortir l'expression «Tour de dupes». Décidément, le Tour de France 2012 est celui de toutes les désillusions, qui réunit sur le même tapis tout ou partie de ce qui fait désormais le cyclisme moderne. Fini le temps des prises de risques. Fini le temps des chevauchées fantastiques. Bref, fini le temps du spectacle.

Bloquée et verrouillée à double... tour par le Team Sky, la course fait l'effet d'une piqûre de mouche tsé-tsé. Plus soporifique, tu meurs. Les deux grandes étapes de montagne des Pyrénées ont accouché d'une souris, n'ont quasiment rien changé au classement général, si ce n'est que celui-ci a vu Cadel Evans chuter plus bas que terre - mais cela était attendu.

La domination exercée par la formation britannique nous fait regretter les glorieuses années du dopage à outrance - si tant est que celui-ci ait quelque peu disparu aujourd'hui - et des attaques répétées des Festina. Chaque étape qui passe, la mainmise de Bradley Wiggins et des Sky renvoie les images de Lance Armstrong et de son train de l'US Postal qui refusaient de laisser le spectacle poser sa patte sur les cols.

La seule exception, finalement, réside dans le fait que celui qui porte le Maillot Jaune n'est cette fois-ci pas le plus fort de la Caravane. Wiggins, le favori aux favoris, ne doit sa future victoire qu'à la tactique de son manager Dave Brailsford et à la mansuétude de son coéquipier Chris Froome. Ce dernier, ne nous y trompons pas, est bien le meilleur coureur du peloton au cœur de ce mois de juillet.

Cet après-midi, dans la dernière montée vers Peyragudes, il aurait pu ne faire qu'une bouchée de son leader et attiser les braises de la polémique comme l'avait fait en son temps Stephen Roche sur le Tour d'Italie. Froome, «le Kenyan blanc», s'y est refusé. C'est tout à son honneur. N'empêche que, à 27 ans, il laisse échapper une sacrée occasion de remporter la plus grande course de la planète. Un Tour qui, s'il avait osé attaquer «Wiggo», n'aurait plus rien eu d'un «Tour de dupes»...

Commentaires

D'accord avec vous.

Si cela continue on regardera plus la caravane publicitaire que les coureurs.

Et puis quel curieux découpage, ce fil géographique décousu avec tous ces transbordements. C'est comme déconnecté. Je pense que cela dessert les coureurs psychologiquement.

Écrit par : hommelibre | 19/07/2012

A chaque tour de France une histoire de dopage éclate... Du coup, lorsque je regarde, c'est plus pour voir le paysage!

Écrit par : Audrey Nail art | 19/07/2012

Vous êtes vraiment à vomir, jeune homme.
Depuis que je fréquente différents blogs dédiés au sport, je constate que vous tirez dans tous les sens, donnant votre avis d'ignare sur tout ce qui bouge.
Je pense que vous vous sentez très important. Obligé de commenter, sinon personne ne bénéficiera de votre science infuse.

Comme pour pas mal d'autres choses, vous ne semblez rien connaître au cyclisme.
Si ça vous énerve de constater que ce sport fonctionne avec des consignes d'équipe, ne regardez pas. Ca ne date ni de Wiggins, ni d'Armstrong. Dans une équipe il y a un leader sur lequel on mise pour gagner. Cette année, Sky est à bout touchant. Froome semble meilleur? Où est le problème? S'il a les épaules pour ça, il aura sa chance la prochaine fois.

Et si on suit votre logique est que Froome est plus fort, comment ferait alors Wiggins pour l'emmener dans la montagne, un jour où Froome aura un coup de moins bien?

Écrit par : Mitch Beuchat | 19/07/2012

@ Mitch:

D'accord et pas d'accord avec vous.

Oui les consignes d'équipe existent depuis longtemps. Du temps de Merckx et avant. Un leader ne peut pas se battre à fond sur chaque étape, il ne tiendrait pas la durée du tour. Mais les leaders qui font le spectacle sont appréciés. La tendance à tout calculer enlève le panache qui enthousiasme les spectateurs.

Car il s'agit bien d'un spectacle. Sans les spectateurs sur le bord des routes une partie de l'impact publicitaire disparaîtrait. On le voit d'ailleurs bien dans le Tour de France où les vues d'hélico ou de moto passent régulièrement sur les masses de gens. Cet effet public sert donc à populariser une course, donc à donner de l'impact à la publicité - laquelle paie les équipes.

Donc: stratégie oui, mais pas au point de tuer le spectacle. Je suis étonné par exemple de constater combien Virenque reste populaire, alors qu'il n'a jamais gagné le Tour et qu'il a été reconnu coupable de dopage et a menti publiquement. Pantani aussi avait gardé sa popularité. Ces coureurs ont par dans des moments inoubliables tout donné d'eux-même et sont restés au coeur des gens. Là ils sont de beaux exemples de dépassement de soi.

D'autres, plus stratèges, comme Hinault, savaient néanmoins se donner à fond et se montrer vraiment le patron quand il le fallait. Merckx, qui écrasait les courses de son talent mais aussi de la puissance de son équipe, allait au charbon quand il le fallait, et acceptait d'être mis en danger.

On peut aussi penser au duel Fignon-LeMond, qui avait passionné à l'époque.

Alors, sans nier l'intense travail effectué par les coureurs pendant trois semaines dans toutes les conditions de route et de météo, et en reconnaissant que la stratégie est très importante, je trouve aussi qu'il manque l'étincelle, ou le panache.

Écrit par : hommelibre | 20/07/2012

Cher Mitch,

Vos écrits n'engagent que vous et la violence de ceux-ci ne me fera pas changer d'avis. Je ne me considère pas comme un donneur de leçons, mais ne me traitez pas d'ignare derrière un pseudo.

EN ce qui concerne la réponse, celle du dénommé hommelibre correspond à ce que j'aurais écrit.

Salutations sportives.

Écrit par : Arnaud Cerutti | 20/07/2012

Cher Mitch,

Vos écrits n'engagent que vous et la violence de ceux-ci ne me fera pas changer d'avis. Je ne me considère pas comme un donneur de leçons, mais ne me traitez pas d'ignare derrière un pseudo.

EN ce qui concerne la réponse, celle du dénommé hommelibre correspond à ce que j'aurais écrit.

Salutations sportives.

Écrit par : Arnaud Cerutti | 20/07/2012

Froome appartient malheureusement à cette catégorie de perdants qui n’ose pas affronter la réalité.

En effet, hier s’il avait laissé passer l’orage avec les attaques des coureurs italiens et que dans les derniers kilomètres il avait une attaque fulgurante Wiggins ce suceur de roues aurait remis à sa juste place et Froome serait le vainqueur du tour.

Wiggins habitué du porte-bagages devrait se remémorer cet adage : à vaincre sans péril on triomphe sans gloire.
Wiggins un petit très petit môssieur !

Écrit par : Hypolithe | 20/07/2012

Cher Arnaud,

Tout d'abord, si je voulais me cacher derrière un pseudo, je choisirais quelque chose comme "rastapopoulos18" ou "mdrlol2012", plutôt que de m'inventer un alter égo. Et je ne suis pas plus un anonyme que vous, finalement.

Un point qui nous sépare, toutefois, est cette croyance que notre avis est tellement important que nous devons en faire un blog. Alors qu'en règle générale, tout ce que vous faites est de hurler avec la meute: les cyclistes sont tous des dopés, les footeux français et Hitzfeld sont tous des cons, Messi ou le Barça sont géniaux (et bien sûr pas dopés du tout) jusqu'à ce qu'ils perdent et que vous nous expliquiez que "je vous l'avais bien dit que ça finirait comme ça" et Federer et intouchable (et bien sûr pas dopé non plus).

Sans compter que dans le cas présent, je suis prêt à parier que vous n'avez jamais suivi le cyclisme autrement que derrière votre petit écran et que vous n'avez probablement jamais posé vos "questions critiques" à un personnage du milieu. Mais ça ne vous empêche pas de flinguer allègrement, comme le fait M. Tout-le-monde à chaque fois que sort un thème qui s'y prête. Vous seriez même disposé à rédiger un blog au ton pédant sur le broomball, en expliquant à vos lecteurs le pourquoi du comment.

Voilà mon avis, qui n'engage que moi, comme vous dites. Mais si vous y détectez de la violence, c'est sûrement votre vanité qui vous pique au derrière.

Pour en revenir au sujet qui nous intéresse, je veux bien que vous n'aimiez pas la façon dont une course se déroule de nos jours. Mais, comme le prouve "hommelibre", à chaque fois qu'on veut nous dire à quel point le cyclisme offensif est génial, on est obligé de remonter à des exemples aussi lointains que Merckx, Hinault ou Fignon (qui n'étaient pas dopés du tout, bien sûr). Depuis lors, plus rien de tel. Et on ne le reverra plus jamais.

Si vous croyez qu'un gars comme Froome, s'il était honnête avec lui-même, pourrait se permettre d'attaquer sans cesse et garder son maillot jaune (et surtout son contrat avec son équipe) durant trois semaines, vous n'avez effectivement rien compris au cyclisme moderne. Ni Wiggins, ni Evans, ni Schleck, ni aucun autre ne le pourrait. Un Tour de France aujourd'hui, ça se contrôle ou ça se perd. Un point c'est tout.

Écrit par : Mitch Beuchat | 20/07/2012

J'avais déjà lu des commentaires pathétiques mais là on touche le fond. Ce d'autant plus que personne ne vous oblige à lire ce qui est écrit ici.

C'est fou cette croyance que votre avis est si important que vous en arrivez à commenter et recommenter encore...

Écrit par : Arnaud Cerutti | 20/07/2012

C'est grâce entre autres à la lutte, à la bataille, que le sport prend une belle dimension. On a vu parfois une rivalité au sein de la même équipe. C'est bien sûr un risque pour le leader mais l'équipe gagne en visibilité et en crédit. La bataille est donc aussi un argument commercial - ou devrait l'être.

Je constate aussi que le Tour, comme toutes les grandes épreuves cyclistes, se contrôle. On peut le regretter, ou du moins estimer que trop de contrôle fait décrocher le spectateur. N'y a-t-il pas des sports où l'on sanctionne l'anti-jeu? Pas dans le cyclisme.

Après, chaque équipe fait ce qu'elle veut et doit trouver de quoi boucler ses budgets, et grâce à l'argent qu'elle gagne faire rouler des passionnés. Mais je reste sensible aux exploits individuels, à l'émergence de personnalités qui tirent en avant une équipe autant qu'elles sont portées par cette équipe, à la satisfaction d'être allé au bout de soi.

Écrit par : hommelibre | 20/07/2012

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