25/09/2012

Servette respire encore, mais...

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Spirale négative. L’expression fait aujourd’hui partie intégrante du monde sportif. Combien de fois, au cours d’une saison, footeux, hockeyeurs, tennismen et autres ne la ressortent-ils pas devant un micro? Au Servette FC, depuis deux mois, le quotidien est emporté dans les tourments de ce cercle vicieux au cœur duquel il est facile d’entrer mais souvent difficile, voire impossible, de s’extirper.

Neuf matches, sept défaites. Le bilan du 1er tour réalisé par les Genevois est, on le sait, consternant. Affligeant. Faut-il rappeler que, depuis sa création, le SFC n’avait jamais connu pareille entame de championnat? A travers le décompte actuel, se pose la question de savoir si les héros de mai 2011 ne filent pas tout droit vers ce qui constituerait la première relégation sportive de l’histoire du club. Au fil de leurs sorties, leurs prestations ne tendent pas forcément vers un «mieux».

Et pourtant, les témoins que nous avons interrogés dans la Tribune de ce jour restent optimistes. A les entendre, Servette a les moyens de sortir de l’ornière, de relever la tête. Leur discours n’est pas un discours de façade. Ben Khalifa, Hochstrasser, Nuzzolo et Vitkieviez y croient vraiment. Ils semblent sincères quand ils affirment que les Genevois ne forment pas la pire équipe de Super League.

On aimerait pouvoir boire leurs paroles. Seulement, une formation qui n’engrange que deux points en neuf matches, tout en n’inscrivant que trois buts et en en encaissant dix-sept, inquiète très franchement. A l’heure actuelle, c’est plus qu’une spirale négative qui est en passe d’emporter le Servette FC vers une Challenge League dont il est devenu, là aussi, difficile de se sortir.  

S’en sortir, c’est justement la mission première des Genevois. A partir de demain contre Lausanne. L’objectif? Prendre un point, déjà. Voire trois, évidemment, pour se sentir mieux. Selon nombre d’observateurs, dès lors que le SFC aura signé sa première victoire de l’exercice, il décollera enfin. Vers une place qui lui irait mieux au centre du tableau de Super League. Un derby lémanique, avec cette saveur qui demeure si particulière malgré les années qui passent, est une formidable occasion de redresser la barre. De retrouver une once de lumière, celle qui avait accompagné les Grenat au cours de la saison passée.

Après tout, une équipe qui est parvenue à survivre au tsunami Pishyar devrait pouvoir subsister face au raz-de-marée vaudois…

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