30/09/2012

Servette, une question de coeur?

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Il y a des choses qui échappent dans le naufrage actuel du Servette FC: l'attitude de ses joueurs. Quiconque a joué au football, ne serait-ce qu'à un modeste niveau dans sa vie, a appris à haïr la défaite. A tout faire pour redresser la barre dès lors que les revers s'enchaînaient. Or, chez les Grenat, rien de tout cela n'apparaît. En tout cas, au fil des week-ends, on n'aperçoit pas les prémices d'une rébellion dans les rangs genevois. Peut-être faudrait-il songer à placer les matches en semaine pour voir s'esquisser les contours d'une réaction, comme ce fut le cas mercredi contre Lausanne?

Certes, le résultat ne fut pas non plus au rendez-vous face aux Vaudois, mais il y avait eu plus d'envie dans ce SFC enfin entreprenant, qui a disputé alors ce qui reste jusqu'ici son meilleur match de la saison. Quatre jours plus tard, le néant est revenu contre Young Boys. Deux minutes de jeu à peine et déjà 1-0 pour les Bernois. Face à des Grenat qui peinent à marquer, la victoire était déjà dans la poche des joueurs de la capitale. Martin Rueda, qui a vu son siège vaciller, peut sourire. Sébastien Fournier, lui, doit malheureusement continuer à s'arracher les cheveux.

Pauvre Sébastien! Lui qui fut un joueur magnifique d'abnégation, avec cette grinta que l'on n'a que trop rarement vue en Suisse, se retrouve à la tête d'un groupe qui n'a pas d'âme, pas de coeur. Pas de couilles. Ou alors, qui les cache très bien pour le moment. Ca fait mal aux amoureux du Servette et, espérons-le aussi, aux joueurs, qui ont de "bonnes têtes" de relégués en Challenge League, que de constater ça. Ca fait mal, évidemment, de penser ça, d'écrire cela, mais c'est la triste réalité du moment.

En cette fin d'après-midi du 30 septembre, et même si la saison est encore longue, on voit mal comment ce SFC, que l'on avait eu tant de plaisir à voir revenir en Super League le 31 mai 2011, pourrait y rester. Ce d'autant plus, justement, que les Grenat ne semblent même pas s'engueuler sur le terrain. Aucun ne semble vouloir reprocher à son coéquipier sa "putain de passe ratée", son "contrôle à 4 mètres" ou "son placement pourri dans son but". Comme si tout cela était logique.

Seul un miracle peut (re)placer Servette sur les rails du maintien. Celui-ci est toujours probable aujourd'hui, mais on ne peut s'empêcher de penser que, au niveau miracles, les Genevois ont été assez servis ces trois dernières années. Hélas!

 

 

 

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