05/11/2012

Suisse: des choix à faire pour la Tunisie

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Sur le front du foot suisse, on parle beaucoup, en ce moment, des caprices de Constantin et du petit redressement du Servette FC. Ce serait presque oublier que, mercredi 14, l’équipe nationale dispute son dernier match de l’année, en Tunisie. Bien sûr, celui-ci compte pour beurre, sans mauvais jeu de mots, mais, dans l’esprit d’Ottmar Hitzfeld, il servira à préparer l’échéance du mois de mars à Chypre, dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2014.

Surtout, avant d’embrayer sur une autre rencontre amicale en février en Grèce, l’Allemand, bien qu’il ne soit pas un fan absolu des bouleversements, pourrait profiter du séjour à Sousse pour procéder à quelques tests. Car, si le réservoir de la Nati n’est de loin pas inépuisable, quelques joueurs ne feraient pas forcément taches dans le cadre national. En tout cas au détour d’un match de préparation. Tour d’horizon.

DANS LES BUTS…

Diego Benaglio étant appelé à suivre la prochaine rencontre des éliminatoires de la Coupe du monde depuis son canapé en raison d’une suspension, Hitzfeld doit trouver le portier le plus solide possible pour remplacer l’Argovien, décisif à plus d’une reprise ces dernières semaines. La mission qui incombe à l’Allemand n’est pas des plus aisées. Après avoir longtemps considéré Marco Wölfli comme le No 2, le sélectionneur ne peut pas continuer à se voiler la face: le portier d’YB est le roi des boulettes. Il incarne l’inconstance dans sa plus simple expression, il ne mérite pas de garder la cage rouge à croix blanche dans cinq mois à Nicosie. Il y a encore quelques semaines, la titularisation de Yann Sommer se serait imposée d’elle-même. Or, depuis les barrages de Ligue des champions contre Cluj, le dernier rempart du FC Bâle fait montre d’une fébrilité qu’on ne lui connaissait pas. De fait, on peut se demander si Hitzfeld ne va pas être tenté d’appeler Roman Bürki, excellent avec Grasshopper cette saison, pour le tester en Tunisie. Dans une moindre mesure, Daniel Lopar, solide avec Saint-Gall mais auteur d’une faute de placement ce week-end, pourrait, lui aussi, entrer en ligne de compte.

EN DEFENSE…

Alors que Johan Djourou ne joue plus du tout avec Arsenal en championnat, que François Affolter est réserviste au Werder Brême et que Philippe Senderos n’est qu’une doublure à Fulham, l’axe défensif suisse suscite forcément des interrogations. Le temps de jeu, Hitzfeld l’avait affirmé à plusieurs reprises par le passé, étant censé être une garantie pour pouvoir prétendre à une sélection. Dans ce cas, Steve von Bergen n’a aucun souci à se faire. Hélas pour le sélectionneur, un joueur comme Timm Klose, régulièrement utilisé en club, n’est absolument pas une assurance tous risques sous le tricot national. C’est même tout le contraire. Dans ce cas, l’ancien mentor du Bayern Munich pourrait se laisser tenter par Mario Eggimann, qui réalise de belles choses à Hanovre et n’a jamais déçu avec la Suisse. A 32 ans, l’ex-joueur d’Aarau, présent au Mondial 2010, n’a pas tiré un trait sur sa carrière internationale. Jonathan Rossini, régulièrement aligné avec la Sampdoria, devrait encore avoir sa chance. Sur les flancs, Gaetano Berardi (Sampdoria lui aussi), voire Michel Morganella – en dépit de son fameux tweet du mois de juillet – ont le mérite d’avoir plusieurs parties de Serie A dans les jambes.

A MI-TERRAIN…

Il y a un homme que «Gottmar» doit convoquer de toute urgence, c’est Izet Hajrovic! Le joueur de Grasshopper, si brillant techniquement, en impose cette saison. Il a franchi le palier nécessaire à son éclosion. Et, même si le déplacement en Tunisie n’est qu’amical, il s’agit désormais de lui envoyer un signe positif pour ne pas qu’il choisisse de porter les couleurs de la Bosnie, le pays de ses parents. Âgé de 21 ans, le frère de Sead – qui joue à Arsenal et fut champion du monde des M17 en 2009 – mérite d’être sélectionné. Amir Abrashi et Veroljub Salatic, ses partenaires chez les «Sauterelles», auraient le profil pour être les énormes surprises de la sélection pour le voyage à Sousse. Dans un registre de demi défensif, il faut garder un œil sur Pirmin Schwegler (Eintracht Francfort), lequel a désormais tout pour supplanter Gelson Fernandes dans le cadre national. Et puis, si un Marco Mathys a été appelé il y a un mois, un type comme Raphaël Nuzzolo pourrait tout aussi bien découvrir le survêtement estampillé ASF. Davide Chiumiento, qui l’a porté en mars 2010, en rêve toujours. Steven Zuber, lui, le portera très vite. Si ce n’est pas en ce mois de novembre, ce sera assurément en 2013.

EN ATTAQUE…

L’attaque tique en équipe de Suisse et les solutions se font rares. Néanmoins, il ne faut pas oublier que Gonzalo Zarate, l’Argentin de Young Boys, aspire à prendre son passeport rouge à croix blanche. Il s’agirait d’une piste très intéressante.

11:35 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0)

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