18/01/2013

Armstrong: rire ou pleurer?

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Mais combien étaient-ils, cette nuit, massés devant leur écran TV ou fixés sur leur ordinateur à chercher un lien leur permettant de voir Lance Armstrong se ridiculiser encore davantage devant Oprah Winfrey? Des millions, sans doute! Cela valait-il le coup de se mobiliser autant pour voir l’ancien cycliste avouer qu’il est un imposteur – pour ne pas dire une m…?

La question est posée, car le mensonge Armstrong, incroyable machination qui a pourri le sport et tué le cyclisme, n’est pas terminé. Les aveux de l’Américain ne sont pas totalement complets. L’homme, en effet, continue de mener son monde en bateau. Comme quand il affirme ne pas s’être dopé à son retour en 2009. Comme quand il dit «aimer le vélo».

Mais qui oserait le croire? Qui oserait le croire celui qui ne fait que protéger encore son sponsor 2010 – RadioShack – encore en activité dans le peloton? Qui oserait faire confiance à celui qui dit aimer encore un sport qu’il a souillé? Vaste blague, la vie du rescapé du cancer est en réalité une imposture sans nom.

Son repentir n’est qu’une fantaisie destinée à lui éviter de passer par la case prison. Au grand jeu du Monopoly, le Texan risque encore d’être le grand vainqueur s’il évite un petit tour derrière les barreaux. En attendant, une décennie complète de l’histoire de la petite reine est entachée à jamais. Alors certes, «L.A.» n’est de loin pas le seul à avoir usé et abusé des seringues, mais il a été la locomotive du peloton, le «Boss» comme l’appelaient ceux qui l’entouraient.

Le voir aujourd’hui s’étonner d’avoir été la cible No 1 ne peut que nous faire rire. A tel point que le deuxième épisode de ses aveux, prévu la nuit prochaine, ne nous excite pas plus que cela. Car la question est de savoir jusqu’où se prolongera son grand mensonge.

 

04:32 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0)

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