17/02/2013

Servette: samedi ou jamais

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Il reste 16 matches, soit 48 points en jeu. Mais, derrière ses beaux discours, Servette ne peut que se raccrocher à une implacable réalité, qui confirme qu’il ne grappillera hélas pas autant d’unités dans les semaines qui viennent. La moitié constituerait déjà un exploit, cependant pas forcément suffisant pour attraper la bouée de sauvetage.

Le match nul d’aujourd’hui à Thoune pourrait convoquer la théorie du verre à moitié vide que d’autres voient à moitié plein, mais, n’en déplaise aux joueurs genevois; pour le coup, le digestif ne passe pas. Et pour cause, c’est le grand vide, comme si le 1-1 signé dans l’Oberland n’avait servi à rien.

Ce point, en effet, ne les rapproche pas plus d’un maintien qu’il les éloigne de la Challenge League. Bien au contraire. Les tours passent et les sept unités de retard que compte le SFC sur le premier relégable restent. On peut retourner la question dans tous les sens, l’heure est grave, très grave pour un club qui, rappelons-le au passage, n’a jamais connu la moindre relégation sportive de toute son histoire.

A Thoune pourtant, il y a eu de bonnes choses – l’abattage de Kouassi, la débauche d’énergie de Vitkieviez, la sûreté de Barocca, par exemple – mais Servette a beau bosser comme un fou la semaine à l’entraînement (c’est en tout cas ce qu’on nous rapporte), il semble parfois errer comme une âme en peine sur le terrain. Sa tactique à un seul attaquant n’est pas faite pour l’aider à marquer, encore moins pour enthousiasmer les spectateurs. Mais, très franchement, doit-on en vouloir à Sébastien Fournier de ne pas aligner deux hommes devant? On n’en est pas si sûr… Pour la simple et bonne raison qu’un Karanovic, par exemple, manque tellement de confiance depuis son transfert avorté en Bundesliga qu’on ne sait pas, qu’on ne sait plus que de quoi il est (serait) capable…

Pourtant, perdu pour perdu (ben oui, au vu de la situation, autant tenter le tout pour le tout), pourquoi le SFC n’attaquerait-il pas Lausanne à deux cents à l’heure samedi soir prochain pour ce qui ressemble déjà au match de la dernière chance? Pourquoi le coach valaisan des Grenat ne nous proposerait-il pas une équipe dynamique, tournée vers l’avant avec deux attaquants (genre un duo Eudis-Karanovic), qui ne se verrait ainsi pas contrainte de reculer comme elle l’a fait tout à l’heure sur la pelouse synthétique de l’Oberland.

Servette, entend-on souvent en coulisses, n’a pas le potentiel pour rester en Super League. Mais, malgré tout le respect qu’on leur doit, est-ce que des Lüthi, Schirinzi ou Wittwer, voire des Facchinetti, Favre ou Katz l’ont davantage? On se permet d’en douter. Servette a une ultime chance de redresser la tête et d’espérer des lendemains qui chantent. Il se doit de la saisir, samedi soir ou jamais.

 

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