11/11/2013

Federer-Wawrinka: saison 2014 et Coupe Davis...

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Ils ont été parmi les grands bonshommes de la semaine écoulée. Roger Federer et, plus encore, Stanislas Wawrinka ont produit du très grand tennis pour se hisser en demi-finales du Masters de Londres. Un classique - ou presque - pour le Bâlois, mais un formidable exploit pour le Vaudois, qui, rappelons-le, prenait part à cet événement géant pour la première fois de sa carrière. «J’étais comme ma fille dans un magasin de jouets», s’est-il plu à répéter à de nombreuses reprises pour illustrer à quel point il s’émerveillait de pouvoir savourer une telle opportunité. Si les deux Helvètes ont fini par tomber à quelques encablures de la finale, leur parcours tient toutefois de l’exceptionnel. Même s’il est un habitué du rendez-vous, «RF» n’était en effet en rien garanti d’y participer après une saison pourrie, qui l’a vu se poser des milliers de questions. Wawrinka, quant à lui, n’était «que» 17e ATP en début d’année. Quelle évolution!

Avec son beau chemin, le duo suisse, champion olympique de double en 2008 à Pékin, réveille la fibre patriotique, les rêves de Saladier d’argent. Roger Federer, qui s’est si souvent défilé au moment de venir défendre les couleurs nationales en Coupe Davis, acceptera-t-il enfin de donner un peu de son temps et de son énergie pour tenter de hisser le drapeau rouge à croix blanche au sommet l’an prochain? Poser cette question suffit à se remémorer la phrase de son si épatant cadet, prononcée au mois de septembre durant les barrages contre l’Equateur. «Mon rêve serait que Roger m’envoie un SMS en me disant «Gagne cette rencontre et on joue la Davis ensemble l’an prochain»», soufflait le récent demi-finaliste de l’US Open.

Qu’en sera-t-il fin janvier lorsqu’il s’agira d’aller batailler en… Serbie, sur les terres mêmes de Novak Djokovic (toutefois annoncé forfait)? Là encore, l’interrogation est posée et seul l’ancien No 1 mondial en détient la réponse. Mais la Suisse a le droit de rêver d’une nouvelle association entre des joueurs qui ont peut-être retrouvé une partie de leur amitié au fil d’une année qui a vu Stan renverser des montagnes et Roger traverser les premières véritables tempêtes de sa carrière.

Reste toutefois à savoir comment les deux hommes vont gérer leur calendrier 2014. Sachant que, au vu du tennis qu’ils produisent désormais, ils peuvent rêver de s’illustrer partout, même dans les plus grands tournois. Durant l’été, cette perspective, nouvelle pour Wawrinka, s’était considérablement éloignée pour Federer, qui cherchait son tennis, testait une nouvelle raquette et souffrait comme jamais dans son corps, en raison de problèmes de dos récurrents, quittant notamment Gstaad en larmes. Heureusement, la fin d’exercice a redonné confiance au Bâlois, lui a certainement ouvert un nouvel horizon. «C’est vrai, j’ai connu beaucoup de problèmes en 2013, reconnaissait-il à Londres. J’espère maintenant que 2014 sera plus fructueuse. J’aimerais remporter environ cinq titres...»

Renaissant à l’ambition, l’homme aux 17 titres du Grand Chelem fixe la barre très haut. Son compatriote ne s’épanche pas pareillement. Sans doute car il raisonne comme il l’a toujours fait dans sa carrière, en aspirant à franchir les paliers les uns après les autres, sans brûler les étapes. A bientôt 29 ans, Stanislas Wawrinka se sait néanmoins dans la force de l’âge, mû par une confiance qui semble inébranlable, renforcé qu’il est également par l’apport de son coach Magnus Norman, avec lequel il a choisi de prolonger sa (belle) collaboration. Oui, il peut gagner de gros tournois.

Même sans sacre au bout de la semaine, le Masters de Londres 2013 a été une formidable cuvée pour le tennis suisse. Puisse-t-il appeler un exercice prochain du même acabit. Avec deux joueurs de cette trempe, on peut en rêver!

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