14/04/2015

La plus belle pub pour le Servette FC, c'est son équipe!

 

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Stade pas fini, public versatile, ville qui ne se passionne que pour les très grands événements, pouvoirs publics qui n’ont que peu de considération pour le ballon rond… C’est peu dire que, si l’on se contente de n’observer que la surface, les raisons d’investir dans le Servette FC sont faibles. Or, il suffit de gratter légèrement pour se rendre compte que derrière une devanture pas très reluisante se cache un trésor: l’équipe-première.

Hier soir contre Wohlen, et comme elle l’a déjà prouvé à maintes reprises cette saison, celle-ci a affiché un cœur énorme, une envie «grosse comme ça» de renverser des montagnes en dépit d’un contexte qui ne prête pas à la gaudriole. Ce Servette 2014/2015 a une âme et c’est bien là la meilleure des nouvelles. La plus belle publicité que les joueurs peuvent faire pour leur club et, partant, pour une partie de leur avenir, est de continuer d’afficher cette volonté de fer, cette remarquable cohésion.

Bien sûr, ce n’est pas le FC Bâle et ses exploits européens, mais, à son échelle, le groupe grenat fait très bien les choses. Ses joueurs phares affichent un réel amour du maillot, denrée devenue rare dans un football de plus en plus aseptisé.

A un Jérémy Frick qui s’arrache pour prouver qu’il a du talent plein les mains s’ajoutent un Johan Vonlanthen qui, malgré sa carrière déjà faite, ne ménage pas ses efforts, ou un Benjamin Besnard remarquable par son abnégation, son insouciance et sa faculté à se trouver là où il faut et quand il le faut.

Mieux encore, en plus d'être porté par des "anciens" (Mfuyi, Pasche, Pont, Sauthier...), ce SFC peut s’appuyer sur des jeunes formés en son sein – ou dans la région – qui viennent encore renforcer ce qui est en réalité une vraie vitrine. Les investisseurs potentiels devraient songer à y jeter un coup d’œil, afin que la Genève du football puisse entretenir ses rêves d’avenir. Et, surtout, pour que les fruits sucrés du secteur de formation, déjà disséminés dans les sélections nationales de jeunes, puissent continuer à mûrir pour finir par éclore un jour sous ce maillot grenat. En Super League, si «l’effet Cooper» se poursuit...

Mais ça, c’est en grande partie aux politiques et à d’éventuels financiers de le décider. Et si un mécène affichait à son tour un cœur «grosse comme ça»?