17/11/2010

Le gag de la FIFA

Cela fait désormais plus de vingt-quatre heures que la Commission d’éthique de la FIFA est réunie pour dissiper les nuages entourant la puissante organisation. Comme dans un bunker, ses douze membres, son président et son président délégué sont censés rendre, demain matin, leur verdict au sujet des accusations de corruption et les soupçons de collusion entre pays candidats. Cette nouvelle est attendue par le plus grand nombre, mais il faut bien se rendre compte qu’elle pourrait accoucher d’une souris.

Surtout, et sans vouloir sombrer dans des constats hallucinants, il y a tout de même quelque chose qui me dérange dans toute cette affaire. Alors que ses membres nigérian et tahitien sont plus que soupçonnés d’avoir accepté de l’argent pour influencer le vote, la Fédération Internationale s’embourbe en confiant la décision de son futur à des personnages qui n’ont aucune idée du football!

Lorsqu’on voit le panel constituant sa Commission d’éthique, il y a toutes les raisons de s’interroger. Entre Ariel Alvarado (Panama), Roosje Suwae (Papouasie), Dali Tahir (Indonésie) ou encore Robert Torres (Guam), lequel est le moins crédible? Si des noms comme ceux de Rocheteau ou Sulser peuvent sauver la face de cet organe dépendant de la FIFA, il y a fort à parier que cette décision ne changera rien à l’avenir du ballon rond. Tous les efforts, même les plus stricts, peuvent être entrepris, l’argent restant le moteur du monde, la corruption, les pistons et les pots de vin resteront… monnaie courante.

11/11/2010

Sans Shevchenko, mais avec… Streller

 

 

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Suisse-Ukraine. Je vous l’accorde, l’affiche n’est pas la plus bandante que l’histoire du foot ait connue. Et, une fois de plus, c’est Genève qui l’accueille. Comme si la Suisse romande n’avait plus droit aux grosses rencontres, l’ASF n’a pas hésité une seule seconde à l’heure de choisir le lieu où recevoir le pays coorganisateur de l’Euro 2012.

Ce sera pour mercredi prochain, sur la pelouse du Servette FC. Sans Andreï Shevchenko, mais… avec le duo Frei-Streller. Maigre consolation. Il n’y aura donc pas de Ballon d’or (en 2004) crampons au pied, mais deux besogneux en quête de réussite(s) internationale(s). Si la star ukrainienne sera bel et bien présente à Genève le 17 novembre, c’est uniquement en tant qu’ambassadeur du prochain Championnat d’Europe.

Les Helvètes eux, chercheront à prendre une petite et inutile revanche sur leur fiasco de 2006. A Cologne, alors entraînés par Köbi Kuhn, ils avaient, rappelons-le, manqué la plus belle opportunité de leur vie d’atteindre les quarts de finale du Mondial. La faute à leurs pieds carrés à l’heure d’aborder la séance de tirs au but. Streller, Cabanas et Barnetta avaient successivement envoyé la Suisse en enfer.

Quatre ans et demi plus tard, on se rend compte que cette partie a sonné la fin des espoirs rouge à croix blanche. Depuis lors, «nos» internationaux n’ont jamais retrouvé le sens du jeu. N’ont plus fait rêver. On ne s’attend pas à ce qu’ils nous en mettent plein les pupilles la semaine prochaine, mais simplement qu’ils gagnent un match. Histoire de conclure positivement une véritable année noire.

08/11/2010

Raide Bull?

071811_XRM112_6200db82.jpgLe paddock est en ébullition. Dimanche prochain aux Emirats arabes unis, nous connaîtrons enfin le nom du champion du monde de Formule 1. Après dix-neuf Grands Prix d’une lutte acharnée, Jenson Button saura enfin qui lui succède au palmarès.

Dans le coup durant une bonne partie de la saison, le golden-boy londonien a fini par craquer dans la dernière ligne droite. Mathématiquement, ils sont encore quatre à pouvoir lui succéder. Mais, très franchement, seuls trois hommes peuvent valablement prétendre décrocher le graal: Fernando Alonso, Mark Webber et Sebastian Vettel. Rejeté à vingt-quatre points de l’Espagnol, Lewis Hamilton devrait bénéficier d’un incroyable concours de circonstance pour empocher son deuxième titre après celui conquis en 2008. «Ce serait un miracle», concédait-il hier.

Pour Alonso, en revanche, tous les voyants sont au vert. Le pilote Ferrari devrait passer à trois sacres mondiaux sur le bitume d’Abu Dhabi. La troisième place conquise dimanche à Interlagos le laisse en tête du Mondial. Et ses poursuivants, Mark Webber et Sebastian Vettel, se retrouvent dans une position de chasseurs qu’ils n’apprécient guère. L’échec connu par l’écurie Red Bull en Corée du Sud pourrait coûter très cher au décompte final.

Celui pour qui la pilule risque d’être la plus amère se nomme Webber. A trente-quatre ans, le courageux australien n’est pas épargné par la tactique de son équipe, qui privilégie le talent de son coéquipier Vettel. Fâché, l’Aussie a d’ailleurs lâché que «l’écurie dégageait beaucoup d’énergie à le soutenir». Cette déclaration n’a pas du tout été appréciée en hauts lieux. La guéguerre interne pourrait donner un coup de pouce à Alonso. Réponse dimanche prochain aux Emirats arabes unis. Où l’issue de la course pourrait donner un sacré coup de pouce aux journalistes. Devra-t-on parler de… Raide Bull?

04/11/2010

Leçon de réalisme

L'exploit était à portée de mains. Mais il est resté à portée seulement. Hier soir contre l'AS Roma, le FC Bâle n'a pas su convertir une occasion en or d'effectuer un grand pas vers un historique huitième de finale de Ligue des champions. La faute à pas de chance? Que nenni! Au vrai, les Rhénans ont surtout manqué d'intelligence et livré sur le gazon toute leur naïveté. Sinon comment expliquer qu'ils couraient déjà doublement après le score après moins d'une demi-heure de jeu?

Malgré l'énergie déployée par Shaqiri et les bonnes idées d'Inkoom, les champions de Suisse sont restés à quai. Ils n'avaient simplement pas l'expérience et le froid réalisme italiens. La "Louve", cette équipe mal en point(s) en Serie A, n'est pas tombée dans le piège d'un FCB offensif. Au contraire, elle l'a cueilli en contres. Par Ménez, puis par cette peste de Totti, à l'aise sur penalty.

C'est une leçon qu'ont reçue les hommes de Thorsten Fink. Et pourtant, il semble bien qu'ils ne méritaient pas ça, mais leur réaction fut trop tardive pour espérer recoller au score. D'aucuns prétendent que, si le match avait été plus long, les Bâlois auraient égalisé. Hélas pour eux, la FIFA n'a pas encore décidé de changer la durée des rencontres.

Mais Bâle doit surtout regretter ses trous de concentration. De la 15e à la 27e minute, après une entame de partie pourtant quasi parfaite, ils ont fini par perdre la tête. Ils se sont jetés dans la gueule de la "Louve" avec une naïveté confondante. La pilule est dure à avaler, d'autant plus quand on sait de quelle manière, sous l'impulsion de Shaqiri et de leur public, les Rhénans ont su réagir et se procurer des occasions de folie... Vingt-quatre après cette défaite, les regrets sont toujours aussi perceptibles. Le ticket pour les huitièmes ne tient plus qu'à un fil. Il faudrait un cataclysme pour que le FCB passe devant la Roma. Mais cette dernière est si truqueuse et si incapable de faire le jeu que... tout reste possible.

01/11/2010

L’argent ne fait pas le bonheur… il change les soucis.

 

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Manchester City n’a pas tendu l’oreille. Ses fans avaient beau crier au loup, le deuxième club mancunien s’est fait gifler samedi après-midi par les Wolverhampton Wolves. Cette claque est d’autant plus étonnante que leurs tombeurs n’avaient jusqu’ici remporté qu’une seule victoire cette saison. Et que, dans leurs rangs, hormis Doyle et Milijas, ne figurent que des éléments de seconde zone.

ManCity a donc été rappelé à l’ordre. Il lâche du lest dans la course au titre, pointe à trois unités de son voisin United et d’Arsenal et déjà à huit de l’ogre Chelsea. Pas si fort, le «Big Four»! Maintenant, c’est la presse qui réclame la tête de Roberto Mancini, l’entraîneur des «Citizens». Sa potion magique ne prend pas, mais l’Italien cherche à rester insensible aux critiques.

La situation, finalement, rappelle que l’argent ne fait pas le bonheur. Il change simplement les soucis. Ceux de City sont des pépins de riche. Ceux de Lyon, en France, le sont aussi. Finalement, dans plusieurs championnats, les petits ont décidé d’arrêter de se faire marcher sur les pieds.

En France, le spectaculaire Stade Brestois, conduit par «Panoramix» Dupont, déjoue tous les pronostics. Prenez un Elana, un Poyet, et puis un Roux et l’affaire est dans le sac. 21 points en 11 matches et tête de la Ligue 1 assurée. Devant Rennes, qui a dit «sus» aux rois lyonnais et marseillais. En embuscade, Saint-Etienne cherche à défendre son bifteck, mais pour les Verts, restés sur quatre rencontres de championnat sans victoire, les feux sont au rouge. Et pendant ce temps-là, tout le monde danse sur le dos d’Avignon, lanterne rouge. Sauf Lens et Monaco, pour qui la saison tourne à l’aigre.

En Italie, «Totti» finit pour la Roma. Malgré sa victoire, la «Louve» a vu son meneur de jeu péter les plombs. Pendant ce temps-là, la Lazio, l’ennemi de Rome, continue sa route – c’est de saison – vers les sommets. Quand on sait que son latéral droit est Lichtsteiner, franchement, on se pince!

Pour conclure, si on jette un œil de l’autre côté du Rhin – enfin un pays qui joue au foot, lui! -, le Borussia Dortmund, Mayence et Hoffenheim sont sur le podium. Schalke 04 et Stuttgart titubent. Le Bayern peine à décoller. Une preuve supplémentaire, si besoin était, que d’avoir vidé le cochon pour enrôler de grands joueurs n’est pas un gage de sûreté. Ce n’est pas «Schweini» qui dira le contraire!

16:51 Publié dans Sports | Tags : football | Lien permanent | Commentaires (1)