15/07/2010

Après la main d'Henry, voici ses ailes!

021351_NY168_6d0632f6.jpgIl y avait déjà eu l'affaire de la "main d'Henry". Voici maintenant ses ailes. Le contrat que le footballeur français a paraphé avant-hier avec les New York Red Bull lui en donne. Plus sérieusement, "Titi" qui traverse l'Atlantique, ce n'est pas vraiment une nouvelle, tant l'histoire semblait entendue depuis plusieurs semaines déjà. L'Equipe en fait sa "une" et même ses deux premières pages intérieures, ce matin.

A trente-trois ans, l'âge du Christ, il faut toutefois se rendre compte qu'Henry part en pré-retraite, que ce nouveau contrat lui rapportera plus d'argent - en a-t-il encore besoin? - que de réussite sportive. Sa fin de carrière, de vraie carrière tout du moins sur le plan international, s'est achevée en queue de poisson. Rejeté sur le banc du Barça, rejeté sur celui de l'équipe de France, il a surtout été au coeur de la grève des Bleus. Qu'il ait été ou non un meneur, peu importe. Au final, il a agi comme les autres face aux problèmes du foot tricolore.

Alors, à la question de savoir s'il a raison de s'engager dans la Major League Soccer, la réponse est oui. Car, depuis huit mois, Henry n'a plus la même cote. Le désamour entre lui et une partie de la France se fait de plus en plus grand. Ce matin encore, un sondage de L'Equipe.fr révèle que plus de 75 % de nos voisins encouragent le champion du monde 1998 à s'exiler. Comme s'ils en avaient eu assez de le voir. "C'est un chapitre captivant de ma carrière qui s'ouvre", a indiqué Henry.

Lequel n'a pourtant plus grand-chose à ajouter à sa carte de visite, déjà flamboyante. Notamment champion du monde, champion d'Europe et vainqueur de la Ligue des champions, "Titi" est devenu un gros minet du foot mondial. Mais son image s'est écornée un soir de novembre 2009. A jamais. Et ce n'est pas le taureau rouge qui y changera quelque chose.

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13/07/2010

Hitzfeld sur le départ?

Depuis la fin de la Coupe du monde, les rumeurs vont bon train. L'échec des Suisses aurait laissé des traces dans la tête d'Ottmar Hitzfeld. Car la déroute des siens en Afrique du Sud est aussi - surtout? - la sienne. Alors, même si le boss de l'ASF Peter Gilliéron a assuré que l'Allemands resterait à son poste de sélectionneur, le principal intéressé ne l'a jamais affirmé à 200 %.

De fait, certains clubs ne se gênent pas pour lui faire des avances. Deux semaines après avoir dû laisser filer son manager Roy Hodgson - lui aussi ancien sélectionneur suisse! -, le FC Fulham fait des pieds et des mains pour s'attacher les services d'Hitzfeld. Une discussion entre les deux parties aurait même eu lieu, si l'on en croit (une certaine) presse britannique! Tout cela n'est toutefois que supposition, d'autant plus que le grand favori pour le poste de manager du côté de Craven Cottage se nomme... Sven-Göran Eriksson!

Et pendant ce temps-là, le Tour de France...

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Alors que le monde entier s'attarde encore sur le ballon rond, le Tour de France en est déjà à une semaine de course. Et voilà que la Grande Boucle vit la tête à l'envers, la "faute" à Cadel Evans, l'Australien qui porte le Maillot Jaune avec un sourire permanent. A trente-trois ans, transformé par son titre de champion du monde, le leader de la formation BMC est en plein rêve. Encore deux semaines à tenir et il gagnera enfin la course dont il rêve depuis une décennie, voire plus.

Mais la cause est loin d'être entendue, car Cadel n'est pas à proprement parler l'un des deux favoris de ce Tour 2010. Alberto Contador et Andy Schleck - qui paraît fort solide! - se disputent les faveurs des pronostics. En embuscade, tel l'outsider qu'il a souvent été, Evans guette la faille. Le profil montagneux de ce TdF l'incite à y croire plus que jamais. "Mais il reste encore beaucoup de temps jusqu'à Paris et les Pyrénées s'annoncent très dures", tempère l'Australien.

Aujourd'hui déjà, et encore dans les Alpes, l'étape qui emmène les couleurs vers Saint-Jean-de-Maurienne pourrait s'avérer décisive et révélatrice des nouvelles tendances du cyclisme. Si le trio Contador-Evans-Schleck était attendu à pareille fête, il s'opère cependant une redistribution des cartes un cran plus bas. Jürgen van den Broeck (actuellement 4e du classement général), Ryder Hesjedal (6e), Roman Kreuziger (7e) ou encore Samuel Sanchez (9e) n'ont pas dit leur dernier mot. Certes, ils n'ont pas l'étoffe d'un futur vainqueur, mais qui aurait un jour prédit qu'Evans menacerait sérieusement la hiérarchie il y a encore quelques années?

Alors, même s'il dessine pour l'instant les contours d'une lutte à trois pour voir la vie en jaune, le Tour de France 2010 n'a pas encore livré son verdict. Et, fait original cette année, on risque fort de devoir patienter jusqu'au dernier samedi pour être assuré du nom du vainqueur. Comme en 2003, année de la... canicule. Doit-on y voir un lien de cause à effet? Du tout. Sauf que, cette fois, le "mythe" Armstrong est définitivement enterré. Malgré l'avantage actuel d'Evans, on miserait plutôt une pièce sur... Andy Schleck cet été.

10:52 Publié dans Sports | Tags : cyclisme, tour de france | Lien permanent | Commentaires (0)

06/06/2010

Les notes de Suisse-Italie

BENAGLIO (3): pas beaucoup de travail, mais une semi-responsabilité engagée sur le but italien. Il semble en effet que la trajectoire du coup de tête de Quagliarella n'était pas illisible.

LICHTSTEINER (4): affichant une grosse volonté face à des joueurs qu'il affronte régulièrement dans le Calcio, le Zurichois a réalisé une belle première mi-temps avant de baisser au fil du match.

SENDEROS (2): responsable sur le 1-1, il ne brilla jamais. Certes, il sauva à la 26e, mais sa ruade dans le dos de Pazzini aurait mérité un... penalty pour les champions du monde.

GRICHTING (4): un sans-faute, ou presque. Deux petits cafouillages, dont un sur une mésentente avec Wölfli (47e), mais sans conséquence.

ZIEGLER (5): auteur d'une très bonne performance, le joueur de la Sampdoria a plus que jamais marqué des points dans le couloir gauche... et auprès des dirigeants de la Juventus, qui le suivent?

BEHRAMI (4): bon par intermittence, il a malheureusement dû quitter le match avant l'heure de jeu sur une blessure qui ne devrait pas être bénigne. Hélas.

INLER (3): son but réhausse sa note, mais il n'a pas été flamboyant.

HUGGEL (2): il a beaucoup couru, mais n'a pas utilisé un seul bon ballon.

GELSON (4): la surprise du onze de départ a fait mieux que de se défendre. Son duel avec Gattuso a valu par quelques bousculades intéressantes. Le Valaisan tient une meilleure forme que Barnetta.

FREI (1): rien à dire.

NKUFO (1): sorti usé, il paie ses trente-cinq ans face aux champions du monde.

LES REMPLACANTS...

WÖLFLI (4): rien à faire, ou presque, à part une bonne sortie sur un centre ras-terre dangereux.

BARNETTA (2): une nouvelle performance en dessous des attentes. Il a perdu des points ce soir.

DERDIYOK (3): on ne l'a pas vu, si ce n'est sur un modeste coup de tête à la 79e.

YAKIN (4): une bonne entrée. Sa vision du jeu et ses coups de patte n'ont pas d'égaux en équipe nationale.

Egalement entrés en jeu, Magnin et Shaqiri n'ont pas assez joué pour être notés.

De retour du Stade de Genève, Arnaud Cerutti

La Suisse laisse des questions ouvertes

Plein comme un oeuf, le Stade de Genève voulait des réponses aux interrogations soulevées par l'équipe de Suisse depuis qu'elle a entamé sa préparation en vue du Mondial 2010. Prêts à s'enflammer, les 30'000 spectateurs qui avaient rejoint l'antre du Servette FC pour voir l'Italie voulait également savoir si la troupe d'Ottmar Hitzfeld avait vraiment un visage aussi morne que celui aperçu mardi soir contre le Costa Rica.

Une première réponse est tombée, rassurante: la Nati sait aussi mieux jouer qu'elle ne l'avait fait à Sion. Reste que plusieurs questions restent ouvertes, notamment celles concernant les "cas" Frei et Senderos. Ni l'un, ni l'autre, n'ont été en mesure de faire mieux que face aux joueurs d'Amérique centrale. Le premier a joué moins bas, certes, mais les ballons touchés n'ont rien amené, ce qui provoqua une bronca au moment de sa sortie du terrain. Le second, lui, a encore été à l'origine du... but adverse.

C'est sur le score de 1-1, donc, comme en 1982 et 2006, que Suisses et Italiens se sont quittés. "Bons amis", dit-on dans le jargon. La rencontre fut plaisante l'espace d'une demi-heure, avant de baisser de ton. Une première incursion de Lichtsteiner (2e) lança parfaitement le match. Huit minutes plus tard, repiquant sur son pied gauche, Inler, dont ce fut la seule action tranchante du match, trompa la vigilance de Marchetti. Comme il y a quatre ans, les Helvètes ouvraient la marque.

Au lieu de préserver cet acquis, ils se firent malheureusement prendre sur un coup de tête signé Quagliarella, lequel profita d'un double raté de Philippe Senderos. A 1-1, la Suisse ne baissa pas la garde. Behrami (17e) vit son essai être dévié, Frei (29e) cafouilla dans le dernier geste, puis Nkufo (39e) ne put cadrer son coup de tête.

A la pause, la parité était logique, mais ces Helvètes entreprenants avaient séduit et auraient peut-être mérité mieux. Après la pause, le spectateur n'eut plus grand-chose à se mettre sous la dent. La Suisse ne créait plus rien. Huggel courait beaucoup... pour pas grand-chose. Quagliarella (50e) manqua le 1-2, puis une catastrophe survint à la 56e, lorsque Behrami se blessa. Le claquage risque fort de le priver de Mondial.

En fin de rencontre, l'entrée en jeu d'Hakan Yakin modifia le visage helvétique, mais ses deux coups francs bien botté ne donnèrent que des sueurs froides à la Squadra azzurra. Sans plus, hélas pour le joueur du FC Lucerne.

Arnaud Cerutti, de retour du Stade de Genève