04/06/2010

La der de la Suisse

Trois défaites. Trois contreperformances. Tel est le bilan de l'équipe de Suisse depuis qu'elle s'est qualifiée pour le Mondial 2010. 0-1 contre la Norvège, 1-3 contre le Paraguay et à nouveau 0-1, mais contre le Costa Rica cette fois-ci. Evidemment, le soufflé est retombé. Il devient difficile de vouloir donner des coups de "vuvuzelas" pour célébrer le départ de la Nati en Afrique du Sud. Mais tout de même, celle-ci mérite du soutien samedi soir au Stade de Genève.

A 20 h 45, elle accueille l'Italie, qui tire peut-être ses dernières cartouches en tant que championne du monde. Le match de demain soir sonne aussi comme la der de la Suisse avant l'envol vers le continent noir, prévu le 9 juin. Pour renouer avec un public qui a le moral en berne, Alexander Frei et compagnie se doivent de sortir le grand jeu. Ou, tout simplement, de présenter du jeu, afin d'effacer la piètre prestation de mardi soir.

012036_FVL013_913c4bef.jpgDépassés, les Helvètes n'ont pas brillé contre des Costariciens qui n'étaient pourtant pas des foudres de guerre. Les conclusions que les fans et la presse ont tirées se rejoignent. Celles du sélectionneur Ottmar Hitzfeld ne sont pas pareilles. L'Allemand continue d'avancer avec prudence, fidèle à un discours qui se veut rassurant.

Au sujet de la rencontre en elle-même: "Contre le Costa Rica, c'était un match de préparation. Nous n'étions pas au Mondial. Faisons preuve de patience."

Au sujet de Barnetta, méconnaissable depuis... 2006: "Il travaille pour être à son meileur niveau. Il faut être indulgent avec lui."

Au sujet du jeu trop bas de Frei: "Il était prévu, dans ce système en 4-4-1-1 que Frei joue en retrait de Nkufo. C'est son rôle."

Au sujet de Senderos, pas convaincant mardi: "Il est très en forme. D'accord, il commet une faute sur le but, mais cela peut arriver."

Langue de bois ou pas, Méthode Coué ou non, force est de reconnaître qu'Hitzfeld semble avancer en vouant une grande confiance aux siens. Demain soir, on aurait toutefois aimé qu'il essaye quelque chose. Lui qui affirme souhaiter "plus de fraîcheur, de l'amélioration dans le jeu, du mouvement, des idées", restera-t-il fidèle à son entrejeu (Huggel-Inler) plutôt lent et sans idées?

Allez, puisque la Suisse compte 7 millions de sélectionneurs, jouons aussi à l'équipe-type que nous aurions aimé voir sur la pelouse du Stade de Genève:
Benaglio - Lichtsteiner, von Bergen, Grichting, Ziegler - Padalino, Behrami, Schwegler, Barnetta - Derdiyok, Nkufo.
Hélas, ce ne sera, et de loin, pas celle-là.

Il se murmure en effet que l'équipe qui débutera face aux champions du monde sera:
Benaglio - Lichtsteiner, Senderos, Grichting, Ziegler - Behrami, Inler, Huggel, Barnetta - Frei, Nkufo.

 

03/06/2010

Nadal sur la voie royale

Trois nouveaux petits sets ont suffi à assommer Nicolas Almagro. "C'est du béton", titre d'ailleurs L'Equipe ce matin. Rafael Nadal a retrouvé toutes ses sensations sur la terre battue parisienne. La défaite concédée l'année dernière en huitièmes de finale contre Robin Söderling est oubliée. L'Espagnol distille un tennis parfaitement huilé et apparaît injouable, comme il l'a été durant l'entier de la saison sur brique pilée. Imbattable, aussi? La réponse à cette question tombera dimanche après-midi au plus tard, mais force est de reconnaître que Nadal est sur la voie royale pour conquérir un cinquième titre à Paris.

Et, même s'il évolue actuellement sur un nuage, ce n'est certainement pas l'Autrichien Jürgen Melzer, surprise du tournoi, qui s'en ira chatouiller les biscoteaux du futur ex-numéro 2 mondial. Après quatre heures de bataille pour venir à bout de Novak Djokovic, le compatriote de Thomas Muster, âgé de 29 ans, n'aura pas les ressources physiques pour contrecarrer les desseins de "Rafa". Déjà qu'il n'a sans doute pas le potentiel pour créer une autre sensation... "Je viens de jouer le plus beau match de ma vie", concédait-il au terme de son quart de finale. Dur de l'imaginer faire mieux demain.

Et dimanche, même si Berdych, ou plus certainement Söderling, se pointe au rendez-vous de Nadal, la succession de Federer devrait tomber dans les bras de l'Ibère. On ne pense sincèrement pas que le Suédois, bien que parfaitement au point contre Roger mardi soir, puisse rééditer son exploit de 2009.

10:34 Publié dans Sports | Tags : tennis, nadal, roland-garros | Lien permanent | Commentaires (0)

02/06/2010

Hitzfeld doit agir en patron

Ainsi donc, l'équipe de Suisse a perdu hier soir contre le Costa Rica. 1-0, certes, mais c'est un 1-0 de trop. Sous le regard de Michel Platini, le spectacle qu'elle a présenté s'est révélé triste et sans vie. Quinze jours avant leur entrée en matière contre l'Espagne, force est de reconnaître que les joueurs d'Ottmar Hitzfeld ne sont pas prêts à s'en aller défier les Champions d'Europe. Et ni le Chili, ni le Honduras, par ailleurs.

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Malgré tout, le sélectionneur garde la tête haute: "Notre première demi-heure fut d'excellente facture. Nous avons ensuite baissé pied. En seconde période, nous étions bien repartis avant d'être cueillis en contre", a-t-il lâché. On aurait aimé qu'il délivre un autre message au sortir de la piètre prestation de ses ouailles. Qu'il ose enfin sévir et lâcher des mots qui font mal et résonnent comme ceux d'un patron. Sa carte de visite, immense, lui permet de remonter les bretelles de joueurs comme Frei ou autre Senderos. Son discours doit être plus fort.

La magie helvétique n'opère pas, n'opère plus. Il y a tout lieu de s'inquiéter quant aux trois matches qui attendent la Nati en Afrique du Sud. A l'heure actuelle, difficile d'imaginer qu'il y en aura un quatrième à la Coupe du monde. A moins que la pâle performance d'hier soir ne soit la conséquence d'une préparation physique ultra soutenue? C'est la dernière lueur d'espoir qui nous habite. Il va falloir réagir samedi à Genève contre l'Italie.

Cette Suisse-là, décevante, manque d'un autre défenseur central qui puisse être à la hauteur de Stéphane Grichting. Elle manque également d'un patron dans l'entrejeu, capable de mettre le pied sur le ballon et/ou de donner du rythme au match. Enfin, l'attaque péclote. Depuis les trois buts inscrits au Luxembourg en octobre dernier, l'équipe nationale ne marque plus. Ca fait peur. Et pendant ce temps-là, Ben Khalifa est en vacances...

31/05/2010

Cyclisme: la fin d'un mythe?

Bien sûr, il va falloir prendre l’information avec des pincettes (http://www.tdg.ch/cancellara-accuse-dopage-mecanique-2010-05-31), mais le reportage de la télévision italienne dévoile des images éloquentes. Et si Fabian Cancellara était véritablement aidé par la mécanique? Et si son si fulgurant départ sur les routes pavées de Paris-Roubaix en avril dernier avait enfin trouvé une explication? Le spectateur, qui plus est lorsqu’il présente un passeport suisse, ne veut pas (encore?) croire aux accusations dont est victime depuis quelques heures le Bernois. Reste que le doute plane. Certes, celui-ci, dit-on, profite à l’accusé, mais sommes-nous en passe d’assister à la fin d’un mythe? Sans doute…

Forcément, les sites helvétiques ayant tous dévoilé l’info, celle-ci va faire écho dans la presse internationale. Les rédcations s'agitent déjà dans tous les sens. L’Equipe devrait au plus vite s’emparer du sujet et «Spartacus» être soumis à toutes les interrogations. Lui qui s'est toujours défendu de se doper a peut-être été "piqué" dans un autre piège. Tout autant scabreux. En attendant de plus amples informations, et quelques heures après que Alejandro Valverde eut enfin été suspendu, c’est une nouvelle tache qui se pose sur l’univers cycliste. Mais quand donc auront-ils fini de jouer avec la petite reine?

La Nati a rendez-vous

L'heure, c'est l'heure. Après l'heure, c'est plus l'heure. Le refrain est connu et le réveil a sonné pour l'équipe de Suisse de football. Dès demain soir à 20 h 15, elle sera complètement plongée en mode "Mondial 2010". En tout cas, elle DEVRA l'être. Après une grosse semaine de préparation sur les hauteurs de Crans-Montana et après avoir joué avec l'altitude, la troupe d'Ottmar Hitzfeld s'attaque à son premier match de préparation. Son adversaire, le Costa Rica, rappelle un peu le Honduras, troisième (et dernier?) pays que la "Nati" affrontera en Afrique du Sud.

Le faux pas est déjà interdit. Les matches de préparation ne peuvent plus être pris à la légère lorsqu'on s'apprête à disputer un tel événement. "Même s'il ne s'agit que d'un match amical, l'exigence du résultat sera bien présente, a souligné ce matin le capitaine Alexander Frei. Je veux que, le 16 juin, mes coéquipiers soient convaincus au coup d'envoi contre l'Espagne d'avoir tout entrepris pour mener une préparation réussie."

Face aux "Ticos", le sélectionneur alignera son équipe-type (Benaglio - Lichtsteiner, Senderos, Grichting, Ziegler - Behrami, Inler, Huggel, Barnetta - Frei, Nkufo). Celle qui, sauf catastrophe, devrait être appelée à batailler dans dix-sept jours avec les champions d'Europe. Les automatismes doivent continuer à se régler. Devant les yeux du public valaisan, la Suisse se doit de sortir le grand jeu, d'épater la galerie. Restés sur leur faim avec les deux dernières sorties de Barnetta et compagnie (défaites contre la Norvège et l'Uruguay), les spectateurs veulent maintenant des buts, du show et une victoire. Bref, une performance à même de gonfler le capital-confiance.

Avant d'affronter l'Italie samedi à Genève, puis les trois hispanophones (Espagne le 16, Chili le 21 et Honduras le 25), l'heure est venue de jouer au foot. Enfin!