07/03/2013

FC Sion: 8 hommes pour Constantin

Christian Constantin a déjà usé quatre entraîneurs cette saison. Mais peu importe, le président du FC Sion semble bien décidé à tout bouleverser encore dans les semaines qui viennent. A dire vrai, il ne pourra de toute manière pas continuer avec Gennaro Gattuso sur le banc. Et pour cause, l’Italien ne possède pas les diplômes requis. Il va donc y avoir à nouveau du changement du côté de Tourbillon. Pour le meilleur? C’est à souhaiter pour les Valaisans, car, durant l’exercice en cours, les choix du «Big Boss» ont surtout été pour le pire.

Avant un nouveau grand remue-ménage – et remue-méninges, pour le coup -, je vous propose un petit tour d’horizon des 8 hommes – par ordre alphabétique - qui pourraient (re)mettre le FC Sion en pleine lumière. A la manière de ce qu’Eurosport.fr a fait pour le Montpellier de Louis Nicollin…alves.jpg

JOAO ALVES

Où en est-il? Viré du Servette FC début septembre, le technicien portugais a pris du recul avec le terrain. Il s’est notamment fait opérer de la hanche voici deux semaines. Mais, entre son pays d’origine et la Suisse, l’homme qui avait permis aux Grenat de retrouver l’élite garde tout de même un œil avisé sur les choses du football.

Taux de crédibilité: 50%. Christian Constantin n’a jamais caché qu’il avait apprécié le travail effectué à Genève par le Lusitanien. Il n’y aurait par conséquent rien de surprenant à ce qu’il l’engage. Ce d’autant plus que l’architecte pourrait continuer à avoir la mainmise sur le vestiaire. Pas sûr cependant qu’Alves puisse gérer ses hommes comme il l’avait fait avec les (jeunes) Servettiens.

Impact: ENORME. Repêcher l’ex-entraîneur de l’ennemi genevois serait assurément un coup énorme de la part de «CC». Médiatiquement, le retour de Joao sur le devant de la scène permettrait de faire causer davantage de terrain que de palabres en coulisses pendant une bonne semaine. Pour le président, ce serait aussi la certitude d’avoir sous ses ordres un technicien qui ne lui cherchera pas des noises.

REGIS BROUARD

Où en est-il? Révélé comme entraîneur à Quevilly, club qu’il a emmené en finale de la Coupe de France la saison dernière, le quadra aux tempes grisonnantes est actuellement en poste à Clermont, où il retrouve le professionnalisme. Son expérience, mitigée au niveau des résultats, l’a endurci. D’ailleurs, s’il n’avait pas un président comme Claude Michy, qui pense d’abord aux relations humaines qu’au football – sport dont il reconnaît ne rien savoir -, Brouard aurait déjà pris la porte.

Taux de crédibilité: 5%. Comment Brouard, qui restera à Clermont si le club se maintient en Ligue 2, pourrait oser se frotter à «CC», l’homme qui vire ses coaches plus vite que son ombre et qui, surtout, maîtrise les questions de ballon rond?

Impact: MITIGE. Oui, l’engagement de l’entraîneur français serait une énorme surprise, mais son impact demeurerait limité. Cela ne vaudrait qu’un petit entrefilet dans la presse française, voire un papier d’une page dans France Football après trois mois en poste (s’il résiste). En Suisse, on pourrait «tartiner» sur l’exploit de Quevilly 2012, mais un Régis Brouard, aussi intéressant soit-il, n’a pas l’aura des autres techniciens dont nous parlons ici.

RAYMOND DOMENECH

 

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Où en est-il? Dégagé de l’équipe de France après le cataclysmique Mondial 2010, «Raymond-la-Science» en a profité pour faire du vélib à Paris et écrire un bouquin. Depuis cinq mois maintenant, il envisage sérieusement de renouer avec sa carrière d’entraîneur. Des rumeurs l’envoient déjà du côté de Guingamp, de Montpellier, voire encore de Rennes

Taux de crédibilité: 10%. Constantin serait capable d’aller repêcher le si détesté ex-sélectionneur français. En revanche, il paraît moins certain que Domenech soit désireux de s’installer en Valais. Lui qui n’aime pas la Suisse (la Nati lui a tant pourri l’existence lorsqu’il était le patron des Bleus!) penche plutôt pour un engagement dans une sélection (africaine?) ou un club de son pays.

Impact: MONSTRUEUX. Eh bien oui, qu’il soit haï ou protégé, Raymond Domenech continuera toujours de faire parler de lui. Une arrivée en Valais convoquerait la presse francophone en grand nombre du côté de la Porte d’Octodure. Les supporters seraient alors divisés en deux camps bien nets, un peu comme l’est l’Hexagone à propos du compagnon d’Estelle Denis. L’impact d’une arrivée du Français serait juste monstrueux. De toute manière, qu’il soit valaisan ou autre, le prochain employeur de l’intéressé sera hanté par les caméras et les stylos durant les trois semaines qui suivront la nomination.

JOCELYN GOURVENNEC

Où en est-il? Ancien joueur de Nantes, Montpellier et Marseille notamment, le jeune entraîneur (41 ans cette année) fait du chemin comme technicien. A la tête de Guingamp, il rêve de faire remonter le club en Ligue 1. Mais un échec dans la course à la promotion pourrait le pousser à aller voir ailleurs.

Taux de crédibilité: 5%. L’histoire de Gourvennec – qui fut un temps annoncé en Suisse durant sa carrière de joueur – se rapproche de celle de Régis Brouard. On voit mal l’entraîneur français, actuellement en plein apprentissage, prendre le risque de venir dans notre pays et de disparaître de la scène médiatique en cas d’échec.

Impact: MINIME. Comme Brouard là aussi, une arrivée du Breton ne ferait pas trop de bruit hors des frontières. A moins d’un exploit rapide…

CHRISTIAN GROSS

Où en est-il? Son ultime contrat a viré à l’échec total. Arrivé aux Young Boys en juin 2011, le technicien zurichois en a été viré moins d’une année plus tard. Malgré de gros moyens, il n’avait pas su répondre aux attentes du public et des dirigeants bernois. Avec Gross à leur tête, les «jeunes garçons» ont signé l’un de leurs pires exercices de ces dernières années.

Taux de crédibilité: 25%. On sait que Constantin apprécie le sosie de Kojak, qui a pour lui quelques échecs mais également de très belles réussites avec Grasshopper et surtout à la tête du FC Bâle. Déjà cité un temps dans les couloirs de Tourbillon, «CG» ne serait sûrement pas contre l’idée de faire «ami-ami» avec «CC». Le président est conscient qu’un entraîneur connaisseur de la Super League ne ferait pas de mal à ses ouailles.

Impact: TRES BON. En dépit de ses ratés à Tottenham, Stuttgart et aux Young Boys, Christian Gross reste un «nom» dans le foot suisse. Son association avec Constantin attirerait forcément tous les regards. Ce d’autant plus qu’un nouvel échec signifierait sans doute pour lui la fin de sa carrière de coach. Tout le contraire de celle de président de l’architecte valaisan.

MARCELLO LIPPI

 

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Où en est-il? Champion du monde avec l’Italie en 2006, calamiteux au Mondial 2010 avec cette même équipe, l’entraîneur transalpin a rebondi en Chine, au Guangzhou Evergrande. Il a d’ailleurs annoncé qu’il n’entraînerait plus jamais dans son pays. A bientôt 65 ans, il en a profité pour s’asseoir sur un contrat en or en Asie. Malgré tout, l’Europe doit lui manquer. Et, même si le salaire valaisan ne sera pas celui qu’il perçoit aujourd’hui, il pourrait être tenté par un challenge à Sion. Où il retrouverait d’ailleurs Gennaro Gattuso, l’un de ses piliers de 2006.

Taux de crédibilité: 10%. Constantin adore et admire Lippi. Ce dernier connaît aussi le patron sédunois. Reste que les questions de salaire semblent constituer de vraies pierres d’achoppement.

Impact: MONSTRUEUX. Lippi, l’un des plus grands techniciens des deux dernières décennies à Sion? Imaginez un seul instant la cohue que cela provoquerait! Il n’y a pas que les organes de presse italiens et suisses qui se rueraient en Valais, mais bien l’Europe entière. Médiatiquement, le coup serait juste monstrueux. Après, c’est sportivement que l’on peut se poser la question. Même s’il a été très fort, le Transalpin a-t-il encore la flamme pour se renouveler?

DIEGO ARMANDO MARADONA

 

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Où en est-il? Viré d’Al-Wasl l’an dernier, l’ancien mythique numéro 10 argentin cherche un club. Il rêve de Barcelone mais cela n’est qu’une illusion et il le sait. Voilà pourquoi il se dit ouvert à d’autres propositions. Montpellier, par la voix de son truculent président Louis Nicollin, lui a fait des appels du pied. Mais à part l’emballement médiatique il n’y a pour l’heure pas grand-chose de plus à se mettre sous la dent.

Taux de crédibilité: 10%. En entendant Nicollin, Christian Constantin a été titillé. Sans doute va-t-il, rien que pour la gloriole, tenter d’approcher l’Argentin.

Impact: MONSTRUEUX. A-t-on besoin d’expliquer pourquoi son arrivée sur le banc valaisan susciterait un déferlement du côté de Tourbillon? Non. En revanche, sportivement, il n’y aurait absolument aucune garantie. Rappelons que Maradona, plus grand joueur de tous les temps, n’a encore rien prouvé en tant qu’entraîneur. Comme quoi, un immense footballeur ne fait pas forcément un immense technicien. L’inverse est aussi vrai, d’ailleurs.

DIDIER THOLOT

Où en est-il? L’ancien joueur de Bordeaux, Sion, YB et Bâle, est toujours aux commandes de Châteauroux, mais le club berrichon ne connaît pas une folle réussite. Son contrat a été renouvelé il y a peu. Mais, petite question, que valent les contrats aujourd’hui dans le football?

Taux de crédibilité: 5%. Oui, cinq pour cent seulement parce que Tholot est en place en France et que la vitrine médiatique y est forcément plus importante qu’en Suisse. Aussi parce que l’intéressé est déjà passé deux fois sur le banc de Tourbillon et qu’il n’est peut-être pas très «chaud» pour retrouver Constantin. A contrario, on pourrait aussi rappeler que le diton «jamais deux sans trois» n’existe pas pour rien et que, lors de son dernier passage par le Valais, Didier Tholot avait ramené une Coupe de Suisse à son patron. «CC» le voit-il comme un talisman?

Impact: TRES MOYEN. L’ancien coéquipier de Dugarray, Lizarazu et Zidane n’est pas une «gueule» médiatique ni un grand bavard. Son rayonnement est moindre, en France comme en Suisse. Autant dire qu’un éventuel retour en Suisse ne serait que peu attrayant pour les fans et les journaleux.

25/02/2013

ETG à Genève? Non merci!!!

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Bonne nouvelle, Michel Platini a continué de résister, ce lundi après-midi. Comme il y a deux ans, le président de l’UEFA a refusé de céder devant une infime pression. Il a campé sur ses positions en claquant les portes au nez de l’Evian-Thonon-Gaillard FC. Non, les joueurs savoyards ne pourront pas évoluer au Stade de Genève à l’avenir. Et c’est tant mieux!

Oui, il fallait que l’ancien capitaine de l’équipe de France continue à battre en brèche les sollicitations d’inconscients qui espéraient que le club rose prenne ses aises dans le quartier de La Praille. Cette demande était déjà inconsciente lorsqu’elle fut lancée sur le tapis une première fois il y a une poignée de mois. Elle était encore pire en ce début de semaine.

Tout simplement car il n’y a ni le moindre sens ni la moindre raison à ce que le club français puisse fouler la pelouse genevoise pour ses matches de Ligue 1. Il faut être clair à ce sujet et la justification du «Grand Genève» fait davantage rire (sourire) que convaincre. Ce fameux «Grand Genève», rappelons-le, n’est en effet qu’une illusion, qu’un tout petit nom – un leurre – pour qualifier une chose qui n’existe pas.

Et puis, footballistiquement parlant, un tel exil d’un pays à un autre est tout simplement irréalisable. Sinon quoi, ce serait la «porte ouverte à toutes les fenêtres» (comprenne qui pourra), qui permettrait alors au Barça d’aller évoluer un jour à Pékin pour affronter le Real, au PSG d’aller batailler contre Marseille à Alger ou à Manchester United et Arsenal de faire les coqs à Singapour en matches officiels. La mondialisation du football nous a déjà gonflés. Une telle «surouverture» serait un crime. Dieu merci, Platini – auquel on peut reprocher des tas de choses mais surtout pas ça - l’a compris!

Pour finir, il serait peut-être bon de souligner que la demande du club gaulois risque de toute manière d’être inutile. D’ici trois mois, Dupraz et ses hommes pourraient en effet bien se retrouver en Ligue 2. Et, on ne va pas se mentir, un ETG-Niort ou un ETG-Istres sera toujours moins bandant qu’un match de Servette. Y compris contre un éventuel adversaire de… Challenge League!

17/02/2013

Servette: samedi ou jamais

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Il reste 16 matches, soit 48 points en jeu. Mais, derrière ses beaux discours, Servette ne peut que se raccrocher à une implacable réalité, qui confirme qu’il ne grappillera hélas pas autant d’unités dans les semaines qui viennent. La moitié constituerait déjà un exploit, cependant pas forcément suffisant pour attraper la bouée de sauvetage.

Le match nul d’aujourd’hui à Thoune pourrait convoquer la théorie du verre à moitié vide que d’autres voient à moitié plein, mais, n’en déplaise aux joueurs genevois; pour le coup, le digestif ne passe pas. Et pour cause, c’est le grand vide, comme si le 1-1 signé dans l’Oberland n’avait servi à rien.

Ce point, en effet, ne les rapproche pas plus d’un maintien qu’il les éloigne de la Challenge League. Bien au contraire. Les tours passent et les sept unités de retard que compte le SFC sur le premier relégable restent. On peut retourner la question dans tous les sens, l’heure est grave, très grave pour un club qui, rappelons-le au passage, n’a jamais connu la moindre relégation sportive de toute son histoire.

A Thoune pourtant, il y a eu de bonnes choses – l’abattage de Kouassi, la débauche d’énergie de Vitkieviez, la sûreté de Barocca, par exemple – mais Servette a beau bosser comme un fou la semaine à l’entraînement (c’est en tout cas ce qu’on nous rapporte), il semble parfois errer comme une âme en peine sur le terrain. Sa tactique à un seul attaquant n’est pas faite pour l’aider à marquer, encore moins pour enthousiasmer les spectateurs. Mais, très franchement, doit-on en vouloir à Sébastien Fournier de ne pas aligner deux hommes devant? On n’en est pas si sûr… Pour la simple et bonne raison qu’un Karanovic, par exemple, manque tellement de confiance depuis son transfert avorté en Bundesliga qu’on ne sait pas, qu’on ne sait plus que de quoi il est (serait) capable…

Pourtant, perdu pour perdu (ben oui, au vu de la situation, autant tenter le tout pour le tout), pourquoi le SFC n’attaquerait-il pas Lausanne à deux cents à l’heure samedi soir prochain pour ce qui ressemble déjà au match de la dernière chance? Pourquoi le coach valaisan des Grenat ne nous proposerait-il pas une équipe dynamique, tournée vers l’avant avec deux attaquants (genre un duo Eudis-Karanovic), qui ne se verrait ainsi pas contrainte de reculer comme elle l’a fait tout à l’heure sur la pelouse synthétique de l’Oberland.

Servette, entend-on souvent en coulisses, n’a pas le potentiel pour rester en Super League. Mais, malgré tout le respect qu’on leur doit, est-ce que des Lüthi, Schirinzi ou Wittwer, voire des Facchinetti, Favre ou Katz l’ont davantage? On se permet d’en douter. Servette a une ultime chance de redresser la tête et d’espérer des lendemains qui chantent. Il se doit de la saisir, samedi soir ou jamais.

 

18/01/2013

Armstrong: rire ou pleurer?

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Mais combien étaient-ils, cette nuit, massés devant leur écran TV ou fixés sur leur ordinateur à chercher un lien leur permettant de voir Lance Armstrong se ridiculiser encore davantage devant Oprah Winfrey? Des millions, sans doute! Cela valait-il le coup de se mobiliser autant pour voir l’ancien cycliste avouer qu’il est un imposteur – pour ne pas dire une m…?

La question est posée, car le mensonge Armstrong, incroyable machination qui a pourri le sport et tué le cyclisme, n’est pas terminé. Les aveux de l’Américain ne sont pas totalement complets. L’homme, en effet, continue de mener son monde en bateau. Comme quand il affirme ne pas s’être dopé à son retour en 2009. Comme quand il dit «aimer le vélo».

Mais qui oserait le croire? Qui oserait le croire celui qui ne fait que protéger encore son sponsor 2010 – RadioShack – encore en activité dans le peloton? Qui oserait faire confiance à celui qui dit aimer encore un sport qu’il a souillé? Vaste blague, la vie du rescapé du cancer est en réalité une imposture sans nom.

Son repentir n’est qu’une fantaisie destinée à lui éviter de passer par la case prison. Au grand jeu du Monopoly, le Texan risque encore d’être le grand vainqueur s’il évite un petit tour derrière les barreaux. En attendant, une décennie complète de l’histoire de la petite reine est entachée à jamais. Alors certes, «L.A.» n’est de loin pas le seul à avoir usé et abusé des seringues, mais il a été la locomotive du peloton, le «Boss» comme l’appelaient ceux qui l’entouraient.

Le voir aujourd’hui s’étonner d’avoir été la cible No 1 ne peut que nous faire rire. A tel point que le deuxième épisode de ses aveux, prévu la nuit prochaine, ne nous excite pas plus que cela. Car la question est de savoir jusqu’où se prolongera son grand mensonge.

 

21/11/2012

Challandes sans rebond?

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Ce matin, le site Internet Bloody Monday en parle aussi. Il est vrai que, hier, en apprenant que Bernard Challandes avait été limogé de son poste d’entraîneur du FC Thoune, l’idée nous a effleuré l’esprit. Et si le sympathique Neuchâtelois venait de se faire licencier pour la dernière fois? Et si son temps dans la peau d’un coach de haut niveau était révolu?

A 61 ans, le brillant «Nanard», passionné ô combien passionnant, amoureux du football et des gens comme peu de monde dans cet univers, pourrait ne plus retrouver les commandes d’un club de Super League à l’avenir. On utilise le conditionnel, forcément, car on ne veut pas vraiment y croire. Car l’homme en question ne mérite pas ça.

Contesté par une frange de la Suisse Romande, qui n’aime pas les têtes qui dépassent, mal-aimé par les arbitres, Challandes est pourtant un sacré bon type, qui a fait du bien un peu partout où il est passé.

Les M21, qu’il a emmenés en demi-finale de l’Euro 2002, Sion, avec lequel il tutoyait le FC Bâle, Neuchâtel Xamax, qu’il a sauvé d’une relégation que tout le monde lui promettait, Zurich, auquel il a offert un titre de plus, voire Thoune, qu’il a maintenu une saison supplémentaire dans l’élite, ne pourront pas dire le contraire.

Son tort, peut-être, c’est d’être (trop?) passionné, (trop?) brut de décoffrage dans un monde qui ne tolère plus le moindre écart. Sa tête bien faite, ses coups de gueule et son caractère – qui a dit qu’avoir du caractère était un défaut? – nous manquent déjà.

Pourvu qu’il puisse rebondir. Car la Super League sans Challandes, c’est un peu comme un Noël sans sapin (Dieu qu’elle est mauvaise, celle-là!)