25/02/2013

ETG à Genève? Non merci!!!

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Bonne nouvelle, Michel Platini a continué de résister, ce lundi après-midi. Comme il y a deux ans, le président de l’UEFA a refusé de céder devant une infime pression. Il a campé sur ses positions en claquant les portes au nez de l’Evian-Thonon-Gaillard FC. Non, les joueurs savoyards ne pourront pas évoluer au Stade de Genève à l’avenir. Et c’est tant mieux!

Oui, il fallait que l’ancien capitaine de l’équipe de France continue à battre en brèche les sollicitations d’inconscients qui espéraient que le club rose prenne ses aises dans le quartier de La Praille. Cette demande était déjà inconsciente lorsqu’elle fut lancée sur le tapis une première fois il y a une poignée de mois. Elle était encore pire en ce début de semaine.

Tout simplement car il n’y a ni le moindre sens ni la moindre raison à ce que le club français puisse fouler la pelouse genevoise pour ses matches de Ligue 1. Il faut être clair à ce sujet et la justification du «Grand Genève» fait davantage rire (sourire) que convaincre. Ce fameux «Grand Genève», rappelons-le, n’est en effet qu’une illusion, qu’un tout petit nom – un leurre – pour qualifier une chose qui n’existe pas.

Et puis, footballistiquement parlant, un tel exil d’un pays à un autre est tout simplement irréalisable. Sinon quoi, ce serait la «porte ouverte à toutes les fenêtres» (comprenne qui pourra), qui permettrait alors au Barça d’aller évoluer un jour à Pékin pour affronter le Real, au PSG d’aller batailler contre Marseille à Alger ou à Manchester United et Arsenal de faire les coqs à Singapour en matches officiels. La mondialisation du football nous a déjà gonflés. Une telle «surouverture» serait un crime. Dieu merci, Platini – auquel on peut reprocher des tas de choses mais surtout pas ça - l’a compris!

Pour finir, il serait peut-être bon de souligner que la demande du club gaulois risque de toute manière d’être inutile. D’ici trois mois, Dupraz et ses hommes pourraient en effet bien se retrouver en Ligue 2. Et, on ne va pas se mentir, un ETG-Niort ou un ETG-Istres sera toujours moins bandant qu’un match de Servette. Y compris contre un éventuel adversaire de… Challenge League!

17/02/2013

Servette: samedi ou jamais

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Il reste 16 matches, soit 48 points en jeu. Mais, derrière ses beaux discours, Servette ne peut que se raccrocher à une implacable réalité, qui confirme qu’il ne grappillera hélas pas autant d’unités dans les semaines qui viennent. La moitié constituerait déjà un exploit, cependant pas forcément suffisant pour attraper la bouée de sauvetage.

Le match nul d’aujourd’hui à Thoune pourrait convoquer la théorie du verre à moitié vide que d’autres voient à moitié plein, mais, n’en déplaise aux joueurs genevois; pour le coup, le digestif ne passe pas. Et pour cause, c’est le grand vide, comme si le 1-1 signé dans l’Oberland n’avait servi à rien.

Ce point, en effet, ne les rapproche pas plus d’un maintien qu’il les éloigne de la Challenge League. Bien au contraire. Les tours passent et les sept unités de retard que compte le SFC sur le premier relégable restent. On peut retourner la question dans tous les sens, l’heure est grave, très grave pour un club qui, rappelons-le au passage, n’a jamais connu la moindre relégation sportive de toute son histoire.

A Thoune pourtant, il y a eu de bonnes choses – l’abattage de Kouassi, la débauche d’énergie de Vitkieviez, la sûreté de Barocca, par exemple – mais Servette a beau bosser comme un fou la semaine à l’entraînement (c’est en tout cas ce qu’on nous rapporte), il semble parfois errer comme une âme en peine sur le terrain. Sa tactique à un seul attaquant n’est pas faite pour l’aider à marquer, encore moins pour enthousiasmer les spectateurs. Mais, très franchement, doit-on en vouloir à Sébastien Fournier de ne pas aligner deux hommes devant? On n’en est pas si sûr… Pour la simple et bonne raison qu’un Karanovic, par exemple, manque tellement de confiance depuis son transfert avorté en Bundesliga qu’on ne sait pas, qu’on ne sait plus que de quoi il est (serait) capable…

Pourtant, perdu pour perdu (ben oui, au vu de la situation, autant tenter le tout pour le tout), pourquoi le SFC n’attaquerait-il pas Lausanne à deux cents à l’heure samedi soir prochain pour ce qui ressemble déjà au match de la dernière chance? Pourquoi le coach valaisan des Grenat ne nous proposerait-il pas une équipe dynamique, tournée vers l’avant avec deux attaquants (genre un duo Eudis-Karanovic), qui ne se verrait ainsi pas contrainte de reculer comme elle l’a fait tout à l’heure sur la pelouse synthétique de l’Oberland.

Servette, entend-on souvent en coulisses, n’a pas le potentiel pour rester en Super League. Mais, malgré tout le respect qu’on leur doit, est-ce que des Lüthi, Schirinzi ou Wittwer, voire des Facchinetti, Favre ou Katz l’ont davantage? On se permet d’en douter. Servette a une ultime chance de redresser la tête et d’espérer des lendemains qui chantent. Il se doit de la saisir, samedi soir ou jamais.

 

18/01/2013

Armstrong: rire ou pleurer?

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Mais combien étaient-ils, cette nuit, massés devant leur écran TV ou fixés sur leur ordinateur à chercher un lien leur permettant de voir Lance Armstrong se ridiculiser encore davantage devant Oprah Winfrey? Des millions, sans doute! Cela valait-il le coup de se mobiliser autant pour voir l’ancien cycliste avouer qu’il est un imposteur – pour ne pas dire une m…?

La question est posée, car le mensonge Armstrong, incroyable machination qui a pourri le sport et tué le cyclisme, n’est pas terminé. Les aveux de l’Américain ne sont pas totalement complets. L’homme, en effet, continue de mener son monde en bateau. Comme quand il affirme ne pas s’être dopé à son retour en 2009. Comme quand il dit «aimer le vélo».

Mais qui oserait le croire? Qui oserait le croire celui qui ne fait que protéger encore son sponsor 2010 – RadioShack – encore en activité dans le peloton? Qui oserait faire confiance à celui qui dit aimer encore un sport qu’il a souillé? Vaste blague, la vie du rescapé du cancer est en réalité une imposture sans nom.

Son repentir n’est qu’une fantaisie destinée à lui éviter de passer par la case prison. Au grand jeu du Monopoly, le Texan risque encore d’être le grand vainqueur s’il évite un petit tour derrière les barreaux. En attendant, une décennie complète de l’histoire de la petite reine est entachée à jamais. Alors certes, «L.A.» n’est de loin pas le seul à avoir usé et abusé des seringues, mais il a été la locomotive du peloton, le «Boss» comme l’appelaient ceux qui l’entouraient.

Le voir aujourd’hui s’étonner d’avoir été la cible No 1 ne peut que nous faire rire. A tel point que le deuxième épisode de ses aveux, prévu la nuit prochaine, ne nous excite pas plus que cela. Car la question est de savoir jusqu’où se prolongera son grand mensonge.

 

04:32 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0)

21/11/2012

Challandes sans rebond?

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Ce matin, le site Internet Bloody Monday en parle aussi. Il est vrai que, hier, en apprenant que Bernard Challandes avait été limogé de son poste d’entraîneur du FC Thoune, l’idée nous a effleuré l’esprit. Et si le sympathique Neuchâtelois venait de se faire licencier pour la dernière fois? Et si son temps dans la peau d’un coach de haut niveau était révolu?

A 61 ans, le brillant «Nanard», passionné ô combien passionnant, amoureux du football et des gens comme peu de monde dans cet univers, pourrait ne plus retrouver les commandes d’un club de Super League à l’avenir. On utilise le conditionnel, forcément, car on ne veut pas vraiment y croire. Car l’homme en question ne mérite pas ça.

Contesté par une frange de la Suisse Romande, qui n’aime pas les têtes qui dépassent, mal-aimé par les arbitres, Challandes est pourtant un sacré bon type, qui a fait du bien un peu partout où il est passé.

Les M21, qu’il a emmenés en demi-finale de l’Euro 2002, Sion, avec lequel il tutoyait le FC Bâle, Neuchâtel Xamax, qu’il a sauvé d’une relégation que tout le monde lui promettait, Zurich, auquel il a offert un titre de plus, voire Thoune, qu’il a maintenu une saison supplémentaire dans l’élite, ne pourront pas dire le contraire.

Son tort, peut-être, c’est d’être (trop?) passionné, (trop?) brut de décoffrage dans un monde qui ne tolère plus le moindre écart. Sa tête bien faite, ses coups de gueule et son caractère – qui a dit qu’avoir du caractère était un défaut? – nous manquent déjà.

Pourvu qu’il puisse rebondir. Car la Super League sans Challandes, c’est un peu comme un Noël sans sapin (Dieu qu’elle est mauvaise, celle-là!)

 

15/11/2012

Bye-bye, Alexander Frei!

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On a pu lui reprocher ses caprices, ses attitudes de diva et, parfois même, ses ratés devant le but. Mais force est de reconnaître que, avec la retraite d’Alexander Frei, se tourne une page dorée de l’histoire du football suisse. A bientôt 34 ans, le renard des surfaces s’apprête à dire stop, car ses priorités – avec la naissance de sa fille notamment – ont changé et que son sens du but n’est plus si aiguisé qu’il y a encore quelques mois.

Voilà donc un grand joueur au passeport rouge à croix blanche qui va raccrocher. Un de plus. Frei, c’est davantage que le bonhomme qui, la saison passée, avait explosé tous les filets du pays et même brillé en Ligue des champions. Frei, c’est quinze ans de carrière, quinze belles années qui ont épousé la même trajectoire que celle empruntée par l’équipe nationale.

Durant la période 2001-2010, le maillot suisse et le menton en galoche du Bâlois étaient indissociables. Ensemble, ils ont traversé toutes les épreuves, de la naissance d’une sélection estampillée Köbi Kuhn à l’effondrement d’un groupe noyé dans l’enfer de Podgorica. En passant, évidemment, par deux Euros et autant de Coupes du monde, dont des matches références sur les pelouses allemandes.

Alexander Frei, c’est à la fois l’homme au sang-froid incroyable qui tira ce penalty mythique dans l’enfer d’Istanbul en octobre 2005 - il y a déjà sept ans! – et celui qui, en match d’ouverture du Championnat d’Europe 2008, vit ses ligaments le lâcher sur un brusque changement d’appui. Alexander Frei, c’est l’homme qui arracha les cris de joie du peuple suisse en marquant contre la Corée du Sud en juin 2006, propulsant ainsi les siens en huitièmes de finale du Mondial. Mais c’est aussi celui qui fit pleurer les foyers en quittant la pelouse de Saint-Jacques le genou en vrac au début d’un Euro 2008 qui aurait pu être celui de toutes les satisfactions.

La star qu’il a été – et qu’il est toujours – se reflète dans ce savant mélange d’adoration et de détestation, d’ivresse et de tristesse. Parfois humble, parfois insupportable, mais toujours dans les cœurs. Et au centre des discussions, forcément.

Comme lorsqu’il irrita son monde en jouant de son aura en sélection pour garder une place de titulaire alors que son rendement était devenu proche du zéro pointé dans la deuxième partir de l’ère Hitzfeld. Ou lorsqu’il fit des pieds et des mains pour faire le voyage en Afrique du Sud alors que sa blessure l’empêchait d’être au même niveau que ses partenaires. Voilà quelques-unes des taches qui souillent la carte de visite de l’ancien Servettien. Idem pour son fameux crachat dans la nuque de Steven Gerrard en juin 2004.

Mais «Alex», l’ami de la nation, c’est aussi et surtout des buts en série avec l’équipe nationale, une carrière fabuleuse entre Bâle, Thoune, Lucerne, Servette, Rennes et Dortmund. Avec notamment le titre honorifique de meilleur joueur de Bundesliga et de meilleur buteur de Ligue 1. Devant un certain Pauleta, excusez du peu! Frei, c’est le buteur caractériel qui avait ridiculisé Fabien Barthez alors portier de Marseille en championnat de France. Voilà tout ce que l’on retiendra de lui.

A travers ses réussites à la pelle, ses coups de gueule et ses bouderies, le «Serial Buteur» était devenu bien plus qu’une tronche de lard; un joueur reconnu et respecté. Qui, lucide, a admis cet après-midi avoir fait plus que ce que son talent aurait pu le laisser espérer. C’est vrai, cent pour cent vrai. Mais, s’il a pu aller au-delà de son potentiel, c’est sans aucun doute parce que, derrière le menton en galoche, se cachait une sacrée caboche.

Allez, tu es bientôt libre, Alex. Bonne route!