13/02/2011

C'est ça le sport?

 

Il fut un temps où la réussite, dans le sport, se mesurait à l’aune des efforts fournis à l’entraînement et des litres de sueur lâchés en compétition. Aujourd’hui, on se demande parfois si tout cela n’appartient pas au passé.

 

Quand on voit ce qu’on voit et que l’on sait ce qu’on sait, eh bien on a raison de penser que le sport court à sa propre perte. Ce ne sont pas les multiples affaires qui écornent l’image du cyclisme qui nous feront dire le contraire. Après Alberto Contador, c’est le grimpeur italien Riccardo Ricco qui a replongé. Une autotransfusion a failli le laisser pour mort dans sa maison d’Emilie-Romagne. Lui qui rêvait de briller à nouveau sur le Tour d’Italie avait minutieusement axé sa préparation en planifiant de se réinjecter son propre sang. Le rythme des transfusions l’intéressait vraisemblablement plus que les séances d’entraînement. Son crime est d’être malade du dopage. Et rien ni personne ne pourra pardonner à l’Italien d’être un multirécidiviste.

 

Après les autotransfusions, c’est le fameux terme «mystérieux virus» qui a animé la quinzaine sportive. Depuis deux ans maintenant, Carlo Janka, l’un des plus grands skieurs de la planète, souffrirait d’un mal non identifié. On veut bien le croire, mais, après que Swiss-Ski nous eut caché que le Grison était d’atteint d’arythmie cardiaque, on est aussi en droit de se demander si tout le monde n’est pas au courant de l’origine de son mal. Ses détracteurs parlent de produits interdits. Mais rien ne le confirme. Surtout pas ses performances aux Mondiaux de Garmisch, dont il a dû précipitamment partir après un gros coup de fatigue.

 

Une chose est sûre en tout cas: même s’il est certainement lui aussi gangréné par le dopage, le football possède ses propres «anges blancs», à savoir les footballeurs de l’équipe de Suisse. Eux, au moins, on est persuadés qu’ils sont «propres comme des sous neufs». Sinon comment expliquer leur nouvelle pathétique performance? Après le Luxembourg, c’est la terrible sélection maltaise qui est venue leur mettre des bâtons dans les roues. Frei et les siens étaient tellement mauvais à La Valette que même une autotransfusion n’y aurait rien changé.

 

13/07/2010

Hitzfeld sur le départ?

Depuis la fin de la Coupe du monde, les rumeurs vont bon train. L'échec des Suisses aurait laissé des traces dans la tête d'Ottmar Hitzfeld. Car la déroute des siens en Afrique du Sud est aussi - surtout? - la sienne. Alors, même si le boss de l'ASF Peter Gilliéron a assuré que l'Allemands resterait à son poste de sélectionneur, le principal intéressé ne l'a jamais affirmé à 200 %.

De fait, certains clubs ne se gênent pas pour lui faire des avances. Deux semaines après avoir dû laisser filer son manager Roy Hodgson - lui aussi ancien sélectionneur suisse! -, le FC Fulham fait des pieds et des mains pour s'attacher les services d'Hitzfeld. Une discussion entre les deux parties aurait même eu lieu, si l'on en croit (une certaine) presse britannique! Tout cela n'est toutefois que supposition, d'autant plus que le grand favori pour le poste de manager du côté de Craven Cottage se nomme... Sven-Göran Eriksson!

31/05/2010

La Nati a rendez-vous

L'heure, c'est l'heure. Après l'heure, c'est plus l'heure. Le refrain est connu et le réveil a sonné pour l'équipe de Suisse de football. Dès demain soir à 20 h 15, elle sera complètement plongée en mode "Mondial 2010". En tout cas, elle DEVRA l'être. Après une grosse semaine de préparation sur les hauteurs de Crans-Montana et après avoir joué avec l'altitude, la troupe d'Ottmar Hitzfeld s'attaque à son premier match de préparation. Son adversaire, le Costa Rica, rappelle un peu le Honduras, troisième (et dernier?) pays que la "Nati" affrontera en Afrique du Sud.

Le faux pas est déjà interdit. Les matches de préparation ne peuvent plus être pris à la légère lorsqu'on s'apprête à disputer un tel événement. "Même s'il ne s'agit que d'un match amical, l'exigence du résultat sera bien présente, a souligné ce matin le capitaine Alexander Frei. Je veux que, le 16 juin, mes coéquipiers soient convaincus au coup d'envoi contre l'Espagne d'avoir tout entrepris pour mener une préparation réussie."

Face aux "Ticos", le sélectionneur alignera son équipe-type (Benaglio - Lichtsteiner, Senderos, Grichting, Ziegler - Behrami, Inler, Huggel, Barnetta - Frei, Nkufo). Celle qui, sauf catastrophe, devrait être appelée à batailler dans dix-sept jours avec les champions d'Europe. Les automatismes doivent continuer à se régler. Devant les yeux du public valaisan, la Suisse se doit de sortir le grand jeu, d'épater la galerie. Restés sur leur faim avec les deux dernières sorties de Barnetta et compagnie (défaites contre la Norvège et l'Uruguay), les spectateurs veulent maintenant des buts, du show et une victoire. Bref, une performance à même de gonfler le capital-confiance.

Avant d'affronter l'Italie samedi à Genève, puis les trois hispanophones (Espagne le 16, Chili le 21 et Honduras le 25), l'heure est venue de jouer au foot. Enfin!