04/01/2012

SVP, arrêtez Xamax!

Il est temps d'arrêter la mascarade. Messieurs de la Swiss Football League, si prompts que vous êtes à titiller Christian Constantin, mettez, s'il vous plaît, un terme à l'aventure Neuchâtel Xamax, plutôt que de vouloir tuer le FC Sion! La gabegie a assez duré, la situation ne fait plus rire personne et le football suisse devient la risée du monde.

Depuis le mois de mai dernier, on sait le club rouge et noir entre de mauvaises mains, mais, ce matin, on a dépassé tout ce que l'on aurait pu imaginer aux abords de la Maladière.

Bulat - boulette ou boulet? - Chagaev a viré sans ménagement quatre joueurs, Javier Arizmendi, Stéphane Besle, Vincent Bikana et Haris Seferovic. «C'est un choix sportif et réfléchi», affirme Raoul Savoy, le délégué de la première équipe, sur le site du Matin.

Mais comment peut-on prononcer une pareille ineptie? Comment peut-on déclarer que se séparer d'Arizmendi, Besle ou Seferovic est un choix intelligent? Si Bikana était effectivement limité footballistiquement parlant, les trois autres, en revanche, étaient des pions essentiels dans la bonne marche sportive de Xamax. Car, faut-il le rappeler, derrière les pathétiques histoires des coulisses, le club romand avait fait très bonne figure sur le terrain de jeu durant le premier tour.

Hélas, tous ses bons résultats sont dilapidés par le désastre interne, par le non-paiement des salaires, les faux grotesques et tout ce qui s'ensuit...

Après le scandale Marc Roger - qui n'était sans aucun doute pas le seul coupable de la faillite du Servette -, voire les sulfureux Gilbert Kadji et Waldemar Kita, voici Chagaev, le pire feuilleton de l'histoire du ballon rond suisse. A force de ne penser qu'au fric, le football helvétique a délibérément choisi de vendre son âme au diable. On voit où cela le mène...