15/02/2011

La Ligue des quoi???

Tiens, au lendemain de la Saint-Valentin, l’Uefa nous a sorti de sa manche un cadeau pas romantique pour un euro, le genre de casse-couple idéal: les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Etalées sur un mois, ces huit doubles confrontations sont censées enchanter le grand public, rendre les hommes encore plus amoureux de football et faire sauter les audiences TV.

Seulement, c’est chaque année la même rengaine sur les pelouses du Vieux-continent, à savoir un spectacle qui n’en est pas un. L’hymne de la C1 a beau retentir dans le ciel européen, les étoiles restent aux vestiaires. Les matches sont ternes, mous, fidèles à un football qui, d’année en année, meurt à petit feu.

Pis, en plus d’être calculatrices, les équipes se rendent à présent coup pour coup. Mais pas dans le bon sens du terme. Entre l’AC Milan et Tottenham, on a vu des gestes déplorables.

Et tiens, un petit coup d’coude dans la face!

Viens-là, que j’te tire le maillot!

Attends que j’arrive dans la surface de réparation pour que je te montre la simulation du siècle…

J’en passe et des meilleures. Les scènes ne vont pas nous pousser à nous extasier. Heureusement, il existe un OVNI dans ce monde-là: le FC Barcelone. L’affiche que les Catalans disputeront ce mercredi soir contre Arsenal promet monts et merveilles. Comme à chaque fois en C1. D’où une question: est-ce que, transposés dans le monde friqué de l’Uefa, qui plus est dans les derniers tournants de cette Ligue des champions qui aborde sa dernière ligne droite, les hommes de Guardiola vont devoir aussi jouer tels des footeux vicieux? Ce n’est évidemment pas à souhaiter, mais on le craint…

26/06/2017

Coup de canon sur le Barça!

On allait dire qu’Arsène Wenger allait passer une belle nuit, après le huitième de finale de Ligue des champions entre Arsenal et Barcelone. L’Alsacien n’avait en effet pas besoin de compter les moutons pour s’endormir. Il lui suffisait d’observer le nombre de passes enchaînées par ses adversaires catalans pour rejoindre allégrement les bras de Morphée. Entre vingt et trente, suivant les séquences. Le FCB étendait une fois de plus ses tentacules pour courir droit vers les quarts de finale. Sauf que…

Sauf que les champions d’Espagne ont fini par se faire prendre à leur propre jeu. Tel l’arroseur arrosé. A force de jouer sur leur facilité technique et tactique, les hommes de Pep Guardiola - qui avaient fait le plus dur en ouvrant la marque sur la pelouse de l’Emirates Stadium - ont oublié d’aller inscrire le deuxième but de la sécurité. Et, à la 79e minute, sur une grossière erreur de placement de leur maillon faible – le portier Victor Valdes -, ils se sont fait rejoindre au score.

Avant de perdre les pédales et de voir le lutin russe Arshavin venir doubler la mise. Beaucoup trop suffisants, les Catalans ont donc laissé passer une chance unique d’aborder le match retour en toute sérénité. Si cela s’est produit, c’est avant tout à cause de – ou grâce à, c’est selon - l’abnégation magnifique des «Gunners». Qui, bien que souvent malmenés, n’ont jamais baissé les bras. Ils auraient pu être étouffés par la mécanique catalane. Ils auraient pu chercher à préserver le 0-1, tout en escomptant sur un exploit au Camp Nou. Mais non, ils ont sans cesse cherché à aller de l’avant. Ils ont toujours essayé d’aller inquiéter Valdes. C’est arrivé à dix minutes de la fin. Pour un déclic joyeux. Là est leur plus grand mérite.

Au jeu d’échec, Wenger a laissé durant 80 minutes la mainmise à Pep Guardiola avant de venir le moucher. Au finish. Le coaching gagnant du manager français, marqué par l’entrée en jeu d’Arshavin, est venu semer le doute dans l’esprit du Barça. Lequel devra justifier son étiquette de «meilleur club du monde» au match retour. De quoi nous réconcilier avec la Ligue du pognon. Euh, pardon, la Ligue des champions.