03/12/2010

FIFA: l'honneur est sauf!

La première fenêtre de l’Avent s’est ouverte sur une tempête de neige dont Genève se souviendra encore longtemps. La deuxième, elle, a débouché sur un pseudo-séisme footballistique. Si l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar n’est pas une véritable surprise, elle met en revanche encore un peu plus en lumière l’incurie des décideurs de la FIFA.

En nommant organisateurs deux des pays les plus corrompus au monde, l’organisation faîtière du football s’est tiré une balle dans le pied. Le Sepp Blatter marqué et fatigué apparu jeudi 2 décembre à Zurich, avait tout d’un vieux crabe en fin de règne. Mais, en donnant un coup de pouce au pays du Golfe, le Haut-Valaisan s’est pourtant assuré de ne pas devoir faire face à la candidature d’un Qatari pour la présidence de la FIFA dans les quatre années à venir. L’honneur, son honneur, est sauf. Celui de sa Fédération, en revanche…

 

17/11/2010

Le gag de la FIFA

Cela fait désormais plus de vingt-quatre heures que la Commission d’éthique de la FIFA est réunie pour dissiper les nuages entourant la puissante organisation. Comme dans un bunker, ses douze membres, son président et son président délégué sont censés rendre, demain matin, leur verdict au sujet des accusations de corruption et les soupçons de collusion entre pays candidats. Cette nouvelle est attendue par le plus grand nombre, mais il faut bien se rendre compte qu’elle pourrait accoucher d’une souris.

Surtout, et sans vouloir sombrer dans des constats hallucinants, il y a tout de même quelque chose qui me dérange dans toute cette affaire. Alors que ses membres nigérian et tahitien sont plus que soupçonnés d’avoir accepté de l’argent pour influencer le vote, la Fédération Internationale s’embourbe en confiant la décision de son futur à des personnages qui n’ont aucune idée du football!

Lorsqu’on voit le panel constituant sa Commission d’éthique, il y a toutes les raisons de s’interroger. Entre Ariel Alvarado (Panama), Roosje Suwae (Papouasie), Dali Tahir (Indonésie) ou encore Robert Torres (Guam), lequel est le moins crédible? Si des noms comme ceux de Rocheteau ou Sulser peuvent sauver la face de cet organe dépendant de la FIFA, il y a fort à parier que cette décision ne changera rien à l’avenir du ballon rond. Tous les efforts, même les plus stricts, peuvent être entrepris, l’argent restant le moteur du monde, la corruption, les pistons et les pots de vin resteront… monnaie courante.