02/09/2011

Le "hic" de Djokovic

La révélation par le Wall Street Journal, relayée aujourd'hui dans les colonnes du Matin, du fait que Novak Djokovic doive une partie de ses performances à l'utilisation d'un caisson hyperbare peut choquer les novices. Oui, cela peut s'assimiler à du dopage. Mais d'aucuns, à tort ou à raison, viendront affirmer que, pour bien jouer au tennis, il faut d'abord disposer d'une technique au-dessus de la moyenne. Comme en football, évidemment. On ne peut dire le contraire, mais tout de même: sur un nuage depuis neuf mois, le Serbe a franchi la limite, les limites.

Il a beau relativiser les effets de son fameux caisson, cette affaire met quelques teintes grisâtres à ses dernières performances. Oui, «Djoko» est solide comme tout sur un court grâce à un bras phénoménal. Mais aurait-il pu battre autant de records et aligner une telle série sans l'appui d'une «machine» susceptible de donner un sacré coup de boost à toutes les performances? On peut aujourd'hui légitimement en douter. La nuit dernière, Berlocq a été mangé en deux coups de cuillère à pot. Cette défaite n'est due, effectivement, qu'au talent de son adversaire. Mais c'est ensuite, à partir des huitièmes de finale sans doute, que Djokovic - qui pourra alors s'appuyer sur la «caisse» hyperbare de son ami et logeur Gordon Uehlin - devrait faire la différence physiquement.

Le monde du tennis, jamais aussi fort que pour cacher les «petites affaires» ne s'offusque pas des révélations touchant son numéro 1 mondial. Et dire que, pour autant, Lance Armstrong avait reçu une flopée de critiques voici dix ans...