25/08/2011

Ca pue sur Lausanne!

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Un petit coup d'œil dans l'agenda et le palpitant des Vaudois s'emballe. Samedi à 17 h 45, Lausanne s'en va en effet effectuer un court mais périlleux voyage à Neuchâtel. Pour, ce qu'il est convenu d'appeler, un match de la peur. Un vrai de vrai. Non pas avec du sang, de la colère et des larmes, le LS ayant assez donné dans ce domaine le week-end dernier, mais avec de la tension et un enjeu déjà majeur: la neuvième place de Super League.

Peu attrayant, certes, ce rang permet tout de même d'éviter l'étiquette poisseuse de lanterne rouge. Les Vaudois en ont hérité la semaine dernière après que Xamax ait eu le cran de s'en aller prendre trois points à Zurich. Avec Thoune en tête et Bâle 8e, l'élite suisse marche la tête à l'envers. La seule logique de ce tableau est, peut-être, de voir le LS pointer en dernière position.

Là n'est pas une critique, mais un simple constat. A la mesure du budget d'un Lausanne qui, pour l'instant, ne peut pas tirer la sonnette d'alarme, mais bel et bien commencer à se faire du souci. A quoi bon devenir champion de Challenge League si c'est pour tomber l'année suivante? «Oui, il nous manque de l'argent, mais aussi de la qualité sur le terrain», souffle l'entraîneur Martin Rueda, «légèrement» dépité par la situation actuelle de son club (1 victoire, 5 défaites).

Loin, finalement, des espoirs d'avant-saison, lorsque tout le monde s'était laissé enchanter par un recrutement qui semblait prometteur. Or, à l'exception de Lang, les nouveaux venus n'ont pour l'instant rien apporté au groupe de la Pontaise. Le gardien Coltorti? Un flop! Le jeune Kamber? Une catastrophe! Lyng, Marin, Muslin, Negrao ou Page ne sont pas mieux lotis. Le dernier cité devait stabiliser la défense? Elle est la deuxième plus mauvaise de Super League! On y ajoutera encore que, physiquement, les Vaudois souffrent comme jamais. Leur dernière demi-heure contre les Grenat fut un long calvaire...

Alors oui, actuellement, ça «pue» sur Lausanne. Et on n'en est pas fiers pour eux. Pas du tout. Surtout à la veille de ce fameux déplacement à Neuchâtel. Avec sa victoire à Zurich et les mises au point de Joaquin Caparros, le club «rouge et noir» a peut-être trouvé le second souffle auquel Bulat Chagaev se raccrochait tant depuis des semaines. Mettant l'adversaire au supplice de leur jeu physique, auquel Servette avait failli ne pas résister, les Neuchâtelois sont prêts à signer une deuxième victoire. Et à couler un LS qui ne mérite pas ça?