19/09/2011

Tennis suisse: la victoire du coeur

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Celle-ci, personne ne pourra dire qu'elle n'est pas belle. Gagner leur place dans le Groupe Mondial de Coupe Davis en Australie, qui plus est sur gazon, après avoir été menés 2-1 au lendemain du double, c'est un exploit de haute valeur que les compères champions olympiques ont signé. Un succès qui montre à quel point l'équipe de Suisse a des ressources.

Certes, derrière Roger Federer et Stanislas Wawrinka, c'est un peu le grand désert, mais les deux hommes, s'ils s'unissent à l'avenir comme ils l'ont fait le week-end dernier à Sydney, peuvent vivre une jolie aventure l'année prochaine. Dans la course au Saladier d'argent, il sera bien évidemment difficile de rivaliser avec l'Espagne ou la Serbie, mais rien n'exclut de pouvoir s'offrir un joli parcours.

En Australie, et ce malgré les longues heures d'avion qu'ils avaient dans les jambes, «Rodg» et «Stan» ont écrit une jolie part d'histoire. Une année après une relégation concédée sans éclat et sans Federer au Kazakhstan, c'est leur cœur qui a fait la différence. Il fallait cela, aussi, pour freiner un Lleyton Hewitt jamais aussi impressionnant de caractère que lorsqu'il défend les couleurs de la mère-patrie. Plus que la satisfaction de ramener la Suisse dans le Top-16, les Helvètes sont également habités par un certain soulagement.

Tous deux avaient quitté New York le cœur lourd, la tête pleine de doutes. On n'ira pas jusqu'à prétendre que la victoire en Australie a soigné tous leurs maux, mais, sur le plan du moral pur, elle agit comme une merveilleuse bouffée d'air. Avant d'emprunter le chemin des tournois indoor, durant lesquels Federer aura une somme considérable de points à défendre, c'est une bénédiction.

Mercredi, le Bâlois et le Vaudois seront également attentifs à ce qui se passera à Bangkok. Dans la cité thaïlandaise, ils connaîtront le nom de leur adversaire du mois de mars 2012. S'ils peuvent s'épargner un long voyage (Argentine, par exemple), ce sera déjà ça de gagné. Ensuite, il sera venu le moment de rêver les yeux grands ouverts.

 

 

06/12/2010

La Suisse peut avoir des regrets

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Un premier sentiment s’est emparé de nous au terme de la finale de Coupe Davis Serbie-France. A voir la joie des magnifiques Serbes au centre de la Beogradska Arena, on ne pouvait s’empêcher de penser que des Suisses auraient pu être à leur place pour décrocher la première Coupe Davis de leur histoire.

Car, ne nous trompons pas, si Troicki a été superbe hier contre Llodra, Stanislas Wawrinka n’a rien à lui envier sur une saison régulière. Comme Roger Federer n’a strictement rien à envier à Novak Djokovic. Avec le Bâlois et le Vaudois ensemble pour défendre la bannière helvétique, il y aurait véritablement de quoi brasser la salade de fruits dans de l’argent. L’ancien numéro 1 mondial, même s’il a conclu sa saison de fort belle manière, peut se ronger les doigts de ne pas être allé épauler ses camarades au Kazakhstan afin de sauver la tête du tennis rouge à croix blanche.

Relégué dans la Zone Europe/Afrique, le groupe suisse devra maintenant attendre deux ans, au moins, avant de chercher à rejoindre la Serbie dans l’histoire. Que de regrets nous habitent ce matin…

02/12/2010

La France en fait tout un saladier...

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Alors qu'on en fait des tonnes sur la neige, sur l'incurie des TPG et la fermeture de l'aéroport, l'actualité sportive nous pousse à fouetter d'autres chats. On parle FIFA et Coupe du monde, on parle Course de l'Escalade, on parle ski alpin et... on parle encore tennis. Pour la dernière fois de l'année. Après le récital de Roger Federer au Masters, les fines gâchettes de la raquette se retrouvent ce week-end à Belgrade. En jeu: l'édition 2010 de la Coupe Davis. La Serbie accueille la France pour trois jours qui sentent le soufre.

Et les Bleus font tout un Saladier (d'argent) de cette nouvelle finale. Huit ans après leur échec contre les Russes, dont ne s'est jamais remis Paul-Henri Mathieu, battu dans le match décisif, les hommes de Guy Forget n'ont pas envie de rendre les armes. Ils se sont préparés à tout, après que les spectateurs locaux leur aient promis "l'enfer". Face à l'ambiance surréaliste qui les attend, Monfils et compagnie sont armés. Deux semaines de stage leur ont permis de peaufiner les derniers réglages.

Pour la presse française, Gaël Monfils est l'arme numéro 1 de Guy Forget. L'Equipe évoque ce matin "la métamorphose" du Parisien. Au point d'oublier que, celui-ci, reste inconstant. Combien de fois n'a-t-il pas calé au moment où toute la Gaule attendait un exploit de ses mains? Dans la capitale serbe, le protégé de Roger Rasheed est plus que jamais attendu. Mais, durant toute la semaine, le débat a davantage tourné autour du numéro 2 français. La rumeur évoquait la possibilité d'aligner Michaël Llodra, le roi du double, en simple, mais le capitaine a finalement décidé de s'en remettre à Gilles Simon. Pour le meilleur ou pour le pire? "J'ai 50 % de chances d'avoir vu juste", ironise un Forget qui respire la confiance.

Si les Bleus n'ont peur de rien, il en va de même de la Serbie, conduite par Novak Djokovic. Après sa défaite en demi-finales de la Masters Cup, le numéro 3 mondial a rapidement gagné Belgrade pour récupérer. Et, selon toute vraisemblance, il sera épargné le samedi, le double étant l'affaire de Troicki et Zimonjic. Cela lui sied. Pour lui, ce week-end n'est pas qu'un week-end de tennis. "La Coupe Davis est une occasion de montrer au monde que nous sommes des gens fréquentables", s'écrie-t-il. Avec le coeur, la foi et les tripes, on serait presque prêts à mettre une pièce sur les Serbes.

11:36 Publié dans Sports | Tags : tennis, coupe davis | Lien permanent | Commentaires (0)