03/08/2012

Federer marque aussi l'histoire des Jeux

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L'autre jour, une collègue est venue me demander quelles étaient, selon moi, les images fortes de la longue histoire des JO d'été. Il est évidemment difficile d'en citer plusieurs en une fraction de secondes, mais force est de reconnaître que les poings levés de Mexico 1968, le triplé de Zatopek en 1952 ou la démonstration de Bolt en 2008 viennent immédiatement à l'esprit.

Sportivement, il est désormais clair que le match qui vient de s'achever entre Roger Federer et Juan-Martin Del Potro ne sera pas balayé de si vite de notre mémoire non plus. Aussi haut en couleurs qu'interminable, ce choc entre deux hommes qui nous avaient déjà offert de grands moments par le passé (Roland-Garros 2009, US Open 2009...) a illuminé le tournoi olympique de tennis. L'ambiance traditionnelle de Wimbledon s'est d'ailleurs dissipée dans un brouhaha un peu fou qui a donné une autre teinte à une rencontre électrique, très disputée.

Non content d'être l'un des plus grands athlètes de l'histoire, le Bâlois a donc ajouté une ligne qui manquait encore à son palmarès: médaillé olympique en simple. Même si on ignore encore de quel métal sera faite sa breloque (or ou argent), la performance réalisée est extraordinaire. L'intéressé a en effet mis ses tripes sur le gazon (enfin, ce qu'il en reste) pour venir à bout de l'Argentin.

Admirable, «JMDP» a de son côté prouvé, si besoin était, que les Sud-Américains savent se transcender pour les compétitions olympiques. Dans un récent passé, Fernando Gonzalez et Nicolas Massu nous l'avaient démontré. Seulement, Del Potro est pour sa part tombé sur un «ancien» qui ne voulait surtout pas laisser passer sa (dernière?) chance de disputer une finale aux Jeux. «RF» a été grand, géant, monstrueux. Même face à coup droit de son adversaire.

Grâce au numéro 1 mondial, c'est désormais la Suisse entière qui, ce soir, pourra boire un verre pour célébrer la première médaille de la cuvée 2012. Décidément, heureusement que le tennis existe pour la délégation helvétique. Rappelons en effet que Marc Rosset, il y a 20 ans, avait ramené la seule breloque à laquelle le pays avait eu droit. Celle-ci était d'or. Ne reste plus qu'une marche à Federer pour imiter son glorieux aîné.