19/04/2012

Chelsea, c'est la Squadra azzurra!

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Ainsi donc, Chelsea a terrassé le grand Barcelone. 1-0 hier soir, but de Drogba. Au-delà de l'incertitude qu'elle laisse planer avant le match retour de mardi, cette victoire a (re)mis en lumière la mue dont se sont fait auteurs les «Blues» depuis le limogeage d'Andre Villas-Boas.

A la fin du mois de février, l'entraîneur portugais, ancien disciple de José Mourinho, a laissé sa place à Roberto Di Matteo et, depuis, le jeu des Londoniens n'est plus tout à fait le même. Désormais, Chelsea, c'est la Squadra azzurra d'antan! Et pour cause, son manager est Italien... Procédant par contres meurtries, usant et abusant des simulations, Didier Drogba et sa clique ne présentent pas le football le plus chatoyant du XXIe siècle. Mais ils ont levé les bras, hier soir.

Ce n'est pas le succès le plus excitant de l'histoire du jeu, mais il a le mérite d'entrouvrir aux «Blues» la porte d'une finale, quatre ans après l'échec de Moscou face à Manchester United. Reste que le plus dur aura lieu au match retour, au Camp Nou. Là où le Barça, utilisant de son côté les grands espaces que lui offre sa pelouse, devra forcer son talent et arrêter les grigris. Histoire d'aller droit au but. Mais pas comme l'OM qui péclote en Ligue 1.

On se demandait dans le billet posté mardi sur ce blog si Barcelone avait vraiment perdu son âme, son jeu, comme aiment à le dire ses détracteurs. La réponse est non. Durant la première mi-temps, les Catalans avaient en effet évolué en mode PlayStation. N'a finalement manqué que le petit but à même de faire son bonheur. Avant le thé, Sanchez a touché du bois et Fabregas a manqué l'Everest. Après la pause, la frappe d'Adriano a heurté le montant et ce même Fabregas a raté le K2.

Le manque de réalisme aperçu hier soir aura-t-il de lourdes conséquences pour les champions d'Europe? On ne le saura que dans une semaine. D'ici-là, les hommes de Guardiola, qui disputent le Clasico samedi soir, pourraient tout perdre. Ou tout gagner. Ainsi va une saison «moyenne» au royaume du Barça.

 

22/01/2012

Drogba: le dimanche à Malabo...

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Le dimanche à Malabo, c'aurait pu être le jour du naufrage. La Côte d'Ivoire, immense favorite de la Coupe d'Afrique, n'est pas passée très loin d'un terrible camouflet pour son entrée en matière de la compétition face au très modeste Soudan.

Une fois de plus, la coutume a été respectée. A savoir que les Eléphants ont dû s'en remettre à leur artificier en chef Didier Drogba pour passer l'épaule. A presque 34 ans, le capitaine, attaquant et leader de la sélection ivorienne a inscrit le seul but d'une rencontre qui n'a pas rassuré le sélectionneur François Zahoui. Pour autant, personne n'osera remettre en question le statut de favoris dont sont affublés les finalistes de la CAN 2006. Mieux, ceux-ci aiment se rappeler que l'Espagne, finalement championne du monde en 2010, était entrée de la pire des manières dans le tournoi avant le dénouement que l'on sait.

Le dimanche à Malabo, ce n'est donc pas le jour du naufrage. Mais on l'a frôlé. Contrairement au Sénégal la veille, enrhumé par le Bernois d'adoption Emmanuel Mayuka, la Côte d'Ivoire a tenu bon la barre et tenu bon le vent. Porteur d'espoirs, celui-ci permet à Drogba et Cie de se rêver encore et toujours en successeurs de la génération Traoré, vainqueurs de la Coupe d'Afrique en 1992.

Mais, pour passer des bras de Morphée à la réalité, il va falloir donner un sacré coup de collier. Il ne suffit en effet pas de s'en remettre constamment aux exploits d'un incroyable buteur ou à un groupe facile pour entretenir la flamme. La génération actuelle du foot ivorien, au cœur de laquelle certains éléments tirent leurs dernières cartouches internationales, n'a pas le droit de s'en aller sans fêter une grande victoire. Yaya Touré le sait. Drogba aussi. Les 21 autres doivent s'imprégner de la même idée.

Pour que le 12 février à Angondjé soit le dimanche des festivités.